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60. Voir J. W. Draper, William Mason, New-York U. P., 1924. Aux pages 3-15 de ce livre, on trouvera un résumé des jugements critiques portés sur Mason. Pour Mason éditeur de Gray, cf. CH 12-21.
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et son avarice. Son activité, sa curiosité d'esprit, un amour vrai de l’art parmi le fatras pédantesque de ses productions, engagent à l’indulgence. Sous une sensiblerie factice, on devine un cœur doux. Il en arriva à se croire l’égal de son maître, mais lui resta entièrement dévoué. Lorsqu'il perdit sa jeune femme, ses angoisses, ses soins impuissants, sa détresse nous touchent : « Hélas ! elle n’a pas résisté aux intempéries; elle est tombée comme une fleur dejà demi-fanée. Peu d'hommes au monde peuvent imaginer ce que j'ai éprouvé et ce que j’éprouve encore » ®?. Pour cette sincérité, les fautes d’orgueil de Mason et ses mauvais vers ont droit au pardon.
Plus effacé, le Révérend James Brown, membre du collège de Pembroke, fut un ami plus simplement fidèle. Brown franchit avec patience la hiérarchie des fonctions collégiales jusqu’au degré supérieur, mais n’a laissé de sa longue carrière que l’écho de dissensions épiques avec Roger Long et le souvenir de sa myopie, de sa courte taille, de son érudition, de son franc naturel %. Gray nous apprend encore son soin extrême 54, sa conscience professionnelle 55, ses goûts pour la nature et l'archéologie %6, Il aimaït les livres; même les modernes, car il fermait parfois son Tite-Live et son Quintilien pour ouvrir l'album d'Albert Séba 57. Universitaire probe et placide, cloîtré par devoir plus que par misanthropie, Brown conservait, à une époque de relâchement, le scrupule du métier et la coquetterie de la culture.
Thomas Wharton, le troisième de ces hommes, est plus modeste encore. Etudiant de Pembroke, /ellow du collège, il perdit ce dernier titre en se mariant, à trente-deux ans %8. Tourné vers la médecine par tradition familiale, il chercha quatorze ans sa clientèle et s'installa enfin dans la demeure ancestrale de Old Park, près de Durham. Là, avec un grain de regret et beaucoup de sagesse, il vécut indépendant et laissa pousser ses cheveux f?. De sa campagne, il suivait la politique et la production littéraire; écoutait les nouvelles du vieux collège que Gray lui prodiguaïit 7%. Il passa des classiques, ardemment cultivés dans sa jeunesse, aux anecdotes, aux voyages et aux sciences naturelles’1. Il apprit à reconnaître les insectes et les plantes 72, et décrivait un paysage en