Beaufort, Z)tiierto<ion, etc.,p
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LA CRITIQUE CHEZ LES MODERNES. 99 II. La critique corrige l’excès de la critique^ et les modernes, plus sceptiques que Tite Live, mais plus érudits que lui, réfutent les exagérations de Beaufort en adoptant ses découvertes*. Certainement on pourrait lui dire : « Prouvons que les Annales ont pu être composées, qu’elles ont dû l’ôtre, qu’elles l’ont été. Vous supposez sans raison que les Romains ne savaient point écrire. L’usage de ficher un clou dans un temple est une cérémonie religieuse, non un moyen do fixer les dates; on s’en servait pour conjurer la peste, et non pour marquer les années. Polybe a vu dans le Capitole des traités conclus avec les Carthaginois dès les premiers temps de la république, et Horace, comme Denys, en a lu d’autres, faits avec les Gabions et les Sabins sous les rois. Ne sait-on
pas d’ailleurs que, dès la fondation, les Etrusques étaient civilisés et savants, que Rome reçut d’eux plusieurs institutions, que deux fois même, comme vous l’avez indi(jué, elle leur fut soumise? Donc on pouvait à Rome écrire l’iiistoire. — Et les patriciens ont dû l’écrire. Touté classe noble tire sa force du passé, et conserve les souvenirs qui la fondent. — Ils l’ont écrite, et par la main d’un magistrat; ni texte, ni conjecture ne prévaut contre Servius et Cicéron, selon qui les