‹ Essai sur Tite Live (volume 2)Chapitre 47 sur 112 · Niebuhr, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Niebuhr, 1. 1, p

LA CRITIQUE CHEZ LES MODERNES. 111 le basalte. — « A partir dé l’insurrection de la Commune, l’histoire est réelle, quoique devenue fabuleuse en beaucoup départies*. » — Au temps ^ de Denys, la chanson de Coriolan subsistait encore. Selon l’usage des héros poétiques il prend en un an toutes les cités dépendantes de Rome, et campe devant la ville. — La prise de Véies est épique comme celle de Troie. Un aruspice prédit sa ruine ; les Romains, en détournant l’inondation du lac d’Albe, décident contre elle la volonté des dieux. Ils arrivent par la mine jusque dans la citadelle, arrachent des mains du prêtre la victime et la consacrent aux dieux. JunôTh, qu’ils interrogent, leur fait signe qu’elle consent à revenir à Rome. — Dans les guerres gauloises et samnites, les fables de V. Corvus et de Curtius prouvent qu’on est bien près encore du pays des Contes. A mesure qu’on s’approche des guerres puniques, les faits précis se dessinent dans une lumière croissante, et les grandioses apparitions s’évanouissent dans les lointains obscurs où elles sont nées.

Niebuhr, ayant refait les fables, essaye de refaire la vérité. Selon lui, Rome fut d’abord subjuguée ])ar les Sabins, et les deux ou trois cités qui la composaient se sentirent longtemps de la sépara-

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