‹ Essai sur Tite Live (volume 2)Chapitre 80 sur 112 · Horace, Épüret lir< I, épitres I · texte numérisé non relu

Horace, Épüret lir< I, épitres I

CH.JlPITRE II.

vîtes lorsqu’il plaide sur des vignes, au lieu d’«rbores que veut la loi, il perdra son procès. A Athènes, les jeunes gens discutent sur le souverain bien et s’enchantent des poétiques discours de Platon. A Rome, ils disputent pour savoir si le fruit d’une bête louée appartient au proprié- 4aire ou au locataire*; ils recueillent les sentences qui tombent de la bouche des jurisconsultes, ou, comme Caton, après avoir labouré, ils vont plaider pour leur client dans les petites villes voisines. Le premier Romain qui écrivit. Fabius Pictor, composa seize livres sur le droit pontifical.

On voit ’c qui manque à Tite Live par ce que les autres lui ajoutent. 11 devrait choisir des détails plus particuliers et plus sensibles ; ses personnages ne sont ni assez vrais, ni assez visibles; ils restent dans un demi-nuage, à demi reformés et ressuscités. Certainement, quand on a lu son histoire, on cherche à donner à ses figures plus de relief et d’expression ; on va voir les statues et les médailles antiques pour approfondir son impression et animer sa connaissance; on reste frappé à la vue de ces traits roides, de ce front anguleux et bas, de cette physionomie dure et rélléchie; et l’on revoit la foule

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