Corneille, les Horaces
Quand il faut que l'un meure et par la main de l'aulie. C'est uu raisonnement bien mauvais que le vôtre.
A une poignée de soldais entourés par une iiuillilude d'ennemis dans une vallée qu'enferment une forêt et des montagnes, que laisse-t-elle, sinon la mort? Ce qui importe, c'est de décider si, olTrant leurs corps comme des troupeaux, ils se laisseront égorger sans vengeance, ou si, au lieu de souffrir et d'attendre l'événemont, tournant toute leur àme à l'attaque, combattant cl osant tout, couverts du sang des ennemis, ils tomberont parmi les armes et les corps amoncelés de leurs ennemis expirants'.» C'est Tite Live (jui en ce moment exhorte ses braves; il en était digne, et il fallait son grand cœur pour trouver ces généreux accents ; mais Gracchus n'avait pas le loisir d'être aussi éloquent que lui-.
Après le danger d'être trop orateur, le plus grand irlconvénient pour l'orateur est de n'avoir pas d'auditoire. Celui de Tite Live est fictif comme ses discours. Assis dans sa bibliothèque, il oublie quil doit être à la tribune, dans un camp, ou sur un champ de bataille. 11 n'entend