‹ Essai sur Tite Live (volume 4)Chapitre 36 sur 103 · SP · texte numérisé non relu

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Instruit par ses vertus, ce peuple de brigands devient subitement si pieux et si juste que ses voisins se font un scrupule de l’attaquer. Puis aussitôt on entend le terrible chant de Tullus Hostilius. Tout s’improvise; les esprits' changent, les institutions naissent comme par magie. Dans ce roman peu vraisemblable, on a oublié deux

choses, la nature de l’homme et le temps. Que

dire de la délicatesse du bon Porsenna, qui cesse d’insister en faveur de Tarquin de peur d’être indiscret? de la ponctuelle obéissance des Volsques, qui ne gardent pas une seule des villes conquises pour eux par Goriolan?Tite Live s’arrête devant les fables trop évidentes ; il doute dü gouffre de Gurtius, du corbeau de Valérius.

Mais que d’obscurités et d’erreurs dans ses récits de victoires supposées et de séditions confuses! Il n’est ni homme d’État ni homme de guerre; il ne songe ni à contrôler le récit d’une campagne

par Pétude des lieux et la comparaison des mar-

ches, ni à expliquer les dissensions civiles en

cherchant l’origine, la composition et la situation

des partis. Dira-t-on qu’il s ? est figuré clairement 1 • , * 1 .

les mœurs et les sentiments propres, aux temps

anciens, et que, pour peindre les temps barbares,,

il a pris les couleurs et les traits de la barbarie?

. Mais, sauf quelques formules frappantes jetées çà et là par hasard, il représente l’antique Rome,

comme Racine se représentait l’antique Grèce, avec des disparates choquantes, tout s’y heurtant, les mœurs et le style, les institutions et les sentiments. Entre le fratricide d’Horace et le supplice de Mettius se développent d’harmonieux et abondants discours d’un art consommé et d’une élocution choisie, dignes de Messala ou de Pollion. Voyez comme Tullus Hostilius a profité entre les mains de Tite Live? comme le féroce barbare est devenu habile harangueur! Un orateur eût-il mieux préparé les esprits et ménagé les passions? « Romains, dit-il, si jamais dans une guerre vous avez dû rendre grâce d’abord aux dieux immortels, ensuite à votre courage, c’est dans le combat d’hier; car vous avez combattu non-seulement contre les ennemis, mais contre un ennemi plus grand et plus dangereux, contre la perfidie et la trahison de vos alliés. Ne vous y trompez pas ; c’est sans mon commandement que les Albains ont gagné les montagnes. Ce n'était point un ordre, mais un stratagème et un semblant d’ordre, afin de vous retenir au combat en vous laissant ignorer cette désertion, et de jeter l’épouvante et la fuite parmi les ennemis, en leur faisant croire qu’ils allaient être entourés par derrière. Au reste, tous les Albains n’ont point part à la faute que je dénonce; ils ont suivi leur chef comme vous m’auriez suivis

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vous-mêmes, si j’avais voulu vous mener hors

"» de votre poste, C’est Mettius que voici qui les a conduits là; c’est Mettius qui est le machinateur / \ de cette guerre; c’est Mettius qui est le violateur

■ des traités conclus entre Albe et Rome. Mais je veux qu’un autre ose à l’avenir une action pareille, si je ne donne aujourd’hui en sa personne une leçon éclatante aux mortels, Mettius Fuffér tius, si tu pouvais apprendre à respecter la foi et * les traités, vivant tu aurais reçu de moi cet en-

* . seignement. Mais, puisque ton naturel est incu-

* rable, enseigne du moins au genre humain, par : ton supplice, à croire à la sainteté de ce que tu • as violé. Ainsi, de même que tout à l’heure ton âme a été partagée entre Fidènes et Rome; de . , . même tu vas livrer ton corps qui sera déchiré

en morceaux 1 . » Trop heureuse et trop ingénieuse

antithèse! J’ai honte de comparer Tite Live à Mézerai; mais c’est justice, et Tullus parle aussi • bien que les nobles de Childéric*. Songeons que \ Tullus, Scipion, Caton, plébéiens, patriciens,

■ Orées, Romains, barbares, hommes de tous temps . * , et de^tous pays, ont chez Tite Live le même la<n-

gage exquis, le même bon goût oratoire et la même science du raisonnement, disciples de la „

. . ‘ # mêmé école, formés sous un maître qui, bon gré

f \ , 1. Tite Live, 1, 28. , — 2. Histoire de France^X^ 21, 22.

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• LA CRITIQUE PANS TlTE LIVE. 85.

mal gré, les rend tous^éloquents. Cela nous cho-

. que moins, au temps des guerres grecques et puniques, plus voisines des âges lettrés ; à tort pourtant : car cet art heureux ne s’accorde guère avec les rudes fragments d’Ennius et de Calon. Ce genre d’ignorance n’a qu’une excuse : c’est qu’alors il était universel. Et pourtant comment,

dans un récit de sept cents années, ne pas s’a-

percevoir que les esprits et le langage changent ?

Il suffit d’avoir vécu dix ans pour découvrir une

révolution dans le style et dans les sentiments.

. Tito Live a-t-il donc cru que l’histoîrè est une

énumération de batailles et de décrets, et qu’il s’agit non de peindre les hommes, mais d’exposer les faits? Dans cette ignorance, que devient le

sens critique? Comment décider si un événement est vraisemblable, quand on ne se représente

pas les mœurs et les idées qui l’ont causé? Com-

filent comprendre les passions, quand l’imagination se figure toujours les mômes physionomies, et qu’elle avance parmi cent copies du môme portrait? J’ose dire que l’histoire reste immobile. Du premier au trente-deuxième livre, mêmes vertus, môme sagesse, môme frugalité, môme constance j on a vu les conquêtes s’étendre et l’égalité s’établir; tout a changé, sauf l’homme,

et dans le vrai rien ne change que par les chan-

gements de l’homme. Cette erreur permanente

brise la pointe de la critique. JL’irist'runtent émoussé ne fait plus que tàtonûer grossièrement parmi les traits délicats de la vérité.

VI. Je crois que, s’il est trop peu clairvoyant, c’est qu’il est trop peu érudit. Pour atteindre une parcelle de la vérité, il faut l’embrasser toute; chaque fait s’éclaire de la lumière des autres, et .

le grand jour les met dans leur vrai jour. C’était', '•

peu de connaître les batailles, les traités, les séditions, et ce que rapportaient les annalistes. Il fallait, par les rituels et les traditions rustiques, retrouver l’ancienne religion sous la mythologie nouvelle qiii l’avait ornée et déformée; et séparer les dieux italiens, pures abstractions, immobiles; mystérieux, adorés par intérêt et par crainte; des brillantes divinités de la Grèce; images embellies de l’homme, vivantes comme lui. Il eût dû observer, dans les Douze Tables et dans le droit Papirien, l’institution de la famille antique transformée depuis par la morale stoïque et par les interprétations des préteurs; On voudrait qu’il eût connu la vie des laboureurs romains, ce combat contre le sol, contre le Tibre, contre la famine; cette épargne et cette avarice. Mais ces faits le touchent si peu qu’il cite la loi des Douze Tables sans paraître la comprendre ou en remarquer l’importance. 11 n’est frappé

LA CRITIQUE DANS T1TE LIVE. ' 8f

que des événements rapportés par les annalistes; il s’intéresse bien plus à Phistbire de Virginie qu’à la législation nouvelle. Autant il recherche ardemment les morceaux d’éloquence, autant il luit soigneusement les dissertations d’érudit; la passion s’émeut d’abord en lui, jamais la curiosité. 11 ne s’inquiète ni de la constitution, ni de la'religion, ni des usages domestiques, ni de tout ce qui fonde le caractère et règle la vie d’un peuple. Les événements, l’action , surtout l’action dramatique, voilà ce qui lui plait et ce qu’il développe; et si, après le vingtième livre, nous comprenons par son récit les institutions de Rome et de ntalie, son intention n’y est pour rien; les laits parlent à sa place; il dit tout, parce qu’il transcrit tout. Il eût fallu savoir davantage pour bien voir. • # ?

Reconnaissons dans la critique de Tite Live les défauts, comme tout à l’heure les mérites : nul emploi des documents originaux ; dans les premiers siècles les récits contemporains négligés ; une partialité involontaire pour Rome et les patriciens; sur les annalistes consultés, presque

aucune recherche ; les événements saillants

mieux compris que les changements lents et vastes; nulle idée de la barbarie antique, nulle étude, sinon par accident, de ce qui n’est pas une bataille, un décret du sénat, une querelle

dij Forum. L’orateur lettré et citoyen évite les recherches érudites,, n’ètudie que ce qui peut

être une matière d’éloquence, orne tout de son beau style, et devant la postérité loue sa patrie

et sa classe. Les mérites de Tite Live ont les

mômes causes que ses défauts.

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'WW*' 1 !. —

1 , * § I. Beaufort.

• - .. Un érudit français du dix-huitième siècle. — Son discours contre les documents de l’histoire romaine. — Contre les événements de l’histoire romaine. — II. Critique de la cri-*' tique. — Autorité des grandes Annales. — Documents officiels. — ^ Autorité des premiers historiens. — En histoire le . . • probable est le vrai. -

‘ ; ’ I. Pendant que Tito Live s'avance en triomphateur à: travers le» mythes et les victoires romaines, deux greffiers te suivent, chagrins et * douteurs, comptent les morts, contrôlent . ses rapports, lui demandent ses preuves^ A partir du vingtième livre, ils l’approuvent; mais quant . ' aux premiers, Fün déclare qu’il n’en faut rien croire, l’autre refait le récit. Certes, le scandale

fut aussi grand que le jour où, pour la première . fois 1 , ua tribun, Génucius ou Considius, mit la main sur le consul qui descendait de son char,

et le cita devant le peuple pour justifier sa cam- . pagne. Cependant ni l’un ni l’autre n’avaient

U TiteLive, 11,52. ' ' ' .

tort; et si, dans son orgueil patricien, le général avait exposé ses soldats, l’historien, « dans ses courses oratoires, » n’avait pas toujours ménagé la vérité. Mais le critique comme le tribun ne devait pas s’acharner à une poursuite excessive, et il .était aussi injuste de chasser Tite Live de l’histoire que le consul de la cité.

La dissertation de Beaufort (1738) n’était pas la première attaque. Un ami d’Érasme, Glaréanus, . un Hollandais, Périzonius, avaient déjà douté; et tout récemment, à l’Académie, une discussion de Pouilly et de Sallier venait d’ébranler la foi * publique. Mais le livre de Beaufort fut, le premier, méthodique et agréable. C’était un Français de Hollande, membre de la Société Üe Londres, libre penseur comme 6n l’était alors éh pays protestant, d’un esprit net et vif, fort érudit, mais sans lourdeur, point pédant, et qui laissait à la science l’air sérieux, sans lui donner l’air maussade; de bon goût d’ailleurs, assez poli envers ses devanciers pour les battre sans mauvaise grâce, deux fois savant puisqu’il fut

méthodique, lticide comme un Français; rapide

et corrëct, puisqu’il fut du dix -huitième siècle, souvent même spirituel, liioqueur, par exemple lorsqu’un « certain Allemand », Christophorus Saxius, essayé de l’accablér sotis ùn ih - qliartb de citations. Outre sa critique, il fit une histoire

romaine, composée de dissertations solides* précises, le plus souvent très-justes, sur la religion, les institutions, les différentes classes, telles que les aimaient les politiques et les raisonneurs du temps. On se laisse volontiers conduire par cet

aimable esprit, toujours clair, jamais solennel,

qui fait une révolution sans sc croire une mission, dit simplement des choses importantes, el,

chargé de tant d’in-folio poudreux, à travers les

commentaires, les chronologies, les vérifications > garde la démarche aisée et l’air naturel

d’un honnête homme et d’un bon écrivain.

Tout son effort tend à détruire. Evénements, documents, Thistoire romaine, quand on l’a lu, no semble plus qu’une ruine. Mais ce critique excessif combat par la vraie méthode. Pour nous qui représentons Tite Live, considérons la guerre qu’on lui fait après dix-sept siècles. Voyons ce qui doit subsister de cet édifice élevé par ses mains pieuses, et tâchons de n’ètre ni un Barbare ni un Romain.

Voici en abrégé le discours que lui tient Beaufort 1 : « Sur quels témoignages appuyez-vous votre histoire des cinq premiers siècles? Le pre-

mier historien romain est du sixième. Comment \ os ancêtres, si peu lettrés, ont-ils gardé la mé-

1 . Dissertation sur L’incertitude des cinq premiers siècles de Home , p. 3, etc. » « •

moire des cinq cents ans qui précèdent? Vous '

vl * » 0 * * 4

avouez qu’on faisait alors peu d’usage de l’écri- -

ture; què, pour marquer les années i enfichait

un clou dans les temples; que cètte.' pratique *

elle-même fut longtemps interrompue. Singu- Itère chronologie et bien digne de foi! En croi- ■ rons-nous plutôt les Annales de vos grands poil- , tifes? Clodius, cité par Plutarque,, dit que toutfut brûlé par les Gaulois, et que ce qui tient lieu des documents perdus fut supposé. Denys, sj crédule, se plaint de ]l’ obscurité des premiers temps

de Rome. Cicéron traite de fable l’histoire de ses

fondateurs. Vous-même, vous regrettez dix fois

la confusion des noms,. des faits, des dates, et 4

vous confessez que la plupart. des monuments périrent dans l’incendie! Dans ce débris, qu’est-ce qu’on recueillit et restaura?. Selon vos propres paroles, les lois, les traités de paix, quelques

livres des pontifes et des devins. Or, ces rituels servaient autant à l’histoire que nos missels et nos bréviaires. Ils sont suspects , d’ailleurs, puisque, après la restauration des Annales, on les tint secrets ; ils furent altérés, puisque plus •tard on les jugea contraires aux livres de Numa,

• qu’on venait de découvrir. Quant aux Annales, si elles avaient subsisté, vous ne trouveriez pas dan£ vos auteurs tant de difficultés et de contradictions. Mettons qu’on en ait retrouvé quçl-

* quçs pages. Les fables qu’en tire’ Aulu- Gelle

, montrent -le crédit qu’elles doivent avoir 1 . Les ,

• Annales abandonnées, quel monument garantit

l’ancien récit? Le£ statues, les trophées, les édi- ' fices billis en souvenir des grands événements?

./Ils périrent dans l’incendie, et ceux qui échappèrent ou qu’on rétablit étaient si incertains*, qu’on ne savait si la statue de délie n’était pas

•celle de Valérie, fille de Publicola ; que Scipion

' Métellus prenait une statue de Scipion Emilien * ' 4 • pour celle de Scipion Sérapion ; qne l'inscription

qu’Auguste prit sur le bouclier de Cossus pour

Vous la donner était contredite par tous les auteurs. Les inscriptions? Il n'y en avait pas d’an-

fc • - térieures il celle de Duilius. Des journaux ou

acta? Ceux que cite Dodwell sont supposés; en tout cas, il n’y en eut pas avant le sixième siècle 3 . Les livres de lin? Ils étaient bien peu volumineux, puisqu’ils ne vous donnent des documents que pendant dix ans; bien incertains, puisque Cincius et Tubéron , en s’appuyant sur eux, se contredisent; bien peu accrédités, puisque . Tubéron, qui les cite, doute de leur autorité.

‘ Restent donc, pour toute ressource, les mémoires des censeurs, d’où l’on a tiré quelques chiffres, * •

, et les archives 'des familles. Or, vous avouez

1. Aulu-Gelle, Nuits Attiques, IV, 5* — 2. Beaufort, Disser -

' tutiofij 6tc • , p. — 3.i i&4 j p< 87..% * j,

qu’elles sont mensongères et altérées. Quelle foi peut-on leur accorder, quand on voit les généa- . logies ridicules qu’elles établissaient de votre temps : celle de Brutus, qu’on faisait descendra du premier consul; celle de la famille. Pomponia, qui se donnait pour auteur Numa Pompilius; celle des Hoslilii, plébéiens qui voulaient remonter jusqu’au roi Hostilius ; celle d’Acilius Gla-

brion, qui, au sixième siècle, n’avait pas obtenu la censure parce qu’il était homme nouveau, et qui, un peu plus tard, descendait d’Anchise et

‘ de Vénus? Ces mémoires, rédigés, corrigés à loi-’ sir et à volonté, pendant cinq siècles, par la vanité des familles, selon l'intérêt du moment, dans: des temps de superstition et d'ignorance, gardés* secrets, restaurés ou peut-être inventés de toutes pièces après l’incendie r ont été l’uniqpe source dont Fabius, votre premier historien, et ceux qui l’ont suivi, aient fait usage*, Ajoutez, si vous voulez, quelques cjiants informes et des oraisons • funèbres, toujours fausses par nature. Quelle confiance pouvez-vous mettre en des historiens qui n'ont que de pareils documents? Comment surtout les croire, quand on sait de quelle manière ils ont écrit? Selon Denys*, qui le£ a tous comparés, JGincius, Caton, Pison et les plus;

7 l f Beaufort, Dissertation, etc.,p. 173.

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graves ne font que suivre Fabius Pictor ; iis Je

suivent si bien, qu’ils copient sur lui (les absurdités énormes, donnant, par exemple, à conclure que Tanaquil eut des enfants à plus de soixantequinze ans. Quant à Gcllius et à Licinius, on a la mesure de leur exactitude quand on remarque

que, par un anachronisme de quatre vingt-cinq ans,< ils mettent Denys, tyran de Syracuse, à la place de Gélon, Pan 262 de Rome. Reste donc le seul Fabius. Mais, selon Denys lui-même, « s’il « $ parlé avec exactitude de ce qu’il a vu, il n’a « que légèrement parcouru ce qui était arrivé ®ç depuis la fondation de Rome jusqu’à son « .temps.; » Il a pris tous ses récits dans la tradition; il est négligent dans la chronologie : Po- •lybe le trouve absurde sur un fait dont il fut contemporain ; il est crédule au point de prendre dans ua étranger, dans un inconnu, Dioclès de Pépai-èthe, le récit de la fondation de Rome. Voilà les auteurs que vous avez suivis. Or, tant valent ;ïès sources, tant vaut l’histoire. Qu’est-ce donc qu’on peut affirmer dans tout ce que vpus ayez ? raconté? ; :

; « Si les documents n’ont pas d’autorité, les événements n’ont pas de vraisemblance 1 . Croyezvous bien fermement vous-même à ce que vous rapportez de la fondation de Rome? Denys, qui,

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