I.K STYLE DE TITE LIVE
C'est coiilrc Garlliage qu'Annibal pousse ses inanlelcts et ses tours; ce sont les murs de Carlluige qu'il ébranle avec le bélier', j) Celte sorte irimaginalion abolit l'espace et violente la nature ; clic produit en cent endroits dans Titc Livc SCS belles faussetés si naturelles et toutes-puissantes. Dans Polybe, Scipion disait simplement ([ue les Carthaginois, « épuisés de fatigue par le passage des Alpes, étaient incapables d'agir; » dans Titc Live, «■ ce sont des fantômes, des ombres d'hommes, exténués, tués par la faim, le froid, la saleté, brisés et mutilés parmi les roches, les articulations gelées, les nerfs roidis par la neige, les membres brûlés par le froid, les armes faussées et rompues, des chevaux débiles et boiteux. » Le meilleur instrument de l'exagération oratoire est la métaphore, parce qu'en fondant doux idées en une seule, elle enfle la plus faible jus(iu'au niveau de la plus forte. Tile Live mon- Ire le peuple « noyé dans les dettes», l'iisure « comme une lèpre consumant les biens, puis s'élendant jusqu'au corps », « ses défenseurs qu'il engraisse pour qu'on les égorge^ ». Il y a dans la passion une telle surabondance de vie qu'elle en verse dans les objets inanimés ; une abstraction devient une personne. « L'issue do
l. Tile Li\c, XXI, 10. — 2. /j., li, -20; VI, 17.
la guerre, dit Hannon, comme un juge équitable, déclara de quel côté était le droit*. ^^ Par cet excès de force, elle rompt les alliances ordinaires des mots, en crée d'inconnues, risque les figures les plus hardies, représente Céson « debout au milieu de tous les patriciens, soutenant seul les attaques tribunitiennes et les tempêtes populaires, comme s'il eût porté dans sa voix et dans la force de son corps toutes les dictatures et tous les consulats^ ». Elle demande « si, en abrogeant la loi Oppia, «n abrogera avec elle la pudeur et la chasteté des femmes ». Elle s'élève enfin à l'accent poétique :
Tison de la discorde et fatale furie
Racine, en faisant ce vers, se souvenait peut-être de ce mol qu'il avait appris dans ses classes : « Annibul, furia faxque hujus belli . »
Un autre talent propre à tous les bons écrivains, mais nécessaire à l'orateur, est la coutume de fuir les mots abstraits, parce qu'ils ne conviennent qu'à la science et ne sont pas clairs. Lorsqu'ils apparaissent dans une narration ou dans un discoursj par exemple chez Polybe, le lecteur, tout d'un coup s'arrête comme en présence d'un autre esprit; l'auteur a cessé d'imaginer et de
I Tito Livc, XXI, 10. -2. Ih., III, 11.— 3. Ih., XXI, 10
LE STYL1-: Di: TITE LIVI^. 323
seiitir; on voit qu'il s'occupe ù ranger telle action dans (elle partie d'un ouvrage de lacliciue ou de politique ; on allait prendre part à l'action ou aux sentiments des personnages ; la passion en nous s'éveillait; clic tombe, et, de sang-froid,' nous nous mettons comme l*ol\l)e à dissirter ou à raisonner. Tite Live se garde bien d'être ]>hilosophe, publiciste, savant à contre-temps. Il prenti toujours des expressions simples ; il sait, ou plutôt il sent que les idées et les mots forment une échelle, qu'au bas sont les termes faciles à entendre, nés les premiers, qui réveillent des images sensibles, tout vivants encore; que plus haut sont des expressions tirées avec travail des précédentes, accessibles à la réflexion, non à l'imagination, qui, comme des chiffres, ne réveillent que des idées pures. Il choisit les premières, parce qu'elles conviennent seules à l'éloquence, étant seules propres à exciter des images et à remuer des sentiments. Toutes ses expressions sont belles, parce qu'elles sont toutes naturelles. C'est le charme du bon style, et nous en jouissons aujourd'hui par contraste, élevés parmi les abstractions pédantes qui défigurent nos écrits et })rennent la pensée vivante pour la jeler morte dans des formules banales et sèches. Telle est la tyrannie de l'habitude; le langage usuel est un serviteur nécessaire; simauvais qu'il soii,
324 CHAPlTill:: IV.
nous sommes forcés de l'employer. Tite Live, né dans des temps meilleurs, n élé plus heureux que nous.
! L'oraleur, pour élre d'.ibord coiU]»ris, se serl des expressions courantes, comme il s'est servi des expressions simples; il évite les mots lechniques etsurann's, autant (lue les mots abstraits II n'eml)loie (juc les lermcs que tout le monde emploie el ([ui sont de son temps. Ce mérite am-Jne un défaut. A la vérité, le slyle en devient plus limpide ; le lecteur suit volonfiers le discours d'un homme du monde, dont la parole ne se sent d'aucun métier, qui traite un sujet spécial dans un langage universel, qui ne se montre ni légiste, ni anfuiuaire, ni économiste, ni iréogr.iphe, mais seulcmcnl homme, qui nous évite jusqu'au choc lé^'crd'un mot inaccoutumé. C'est le style de Hume, de Uoberlson, du Siècle de I.oiils A7F, de Vllistoire de Charles XI I. Mainhv liant avouons que seuls les mots propres peignent avec vérité et frappent l'imagination; (pic, pour marquer les faits dune empreinte pré(i>(' et nette, il ne faut pas craindre les termes de jurisprudence, de religion, des antiques formules légales, le texte des traités, les paroles grossières et authentiques des âges barbares. Un mot transcrit de Grégoire de Tours vaut vingt phrases de Mably el de Tabbé Dubos. Ce défaut
LE STYLE DE TIÏE LIVE. 325
est sensible clans Tile Live, parce que trois ou quatre fois une formule religieuse se détache sur son récit soutenue, comme une pierre brute, reste des premiers âges, se dresse entre les monuments réguliers d'un art moderne. On voudrait qu'il eût osé plus souvent copier quelques phrases des rituels, des grandes Annales, des lois anciennes, des éloges funèbres ; et, si l'on entendait les propres paroles des Appius parmi les mots du siècle d'Auguste, on ne s'en choquerait pas.
La phrase oratoire est la période, c'est-à-dire l'expression d'une idée complète qui marche avec un large cortège de propositions secondaires, toutes entourées de plusieurs idées particulières, comme une armée disciplinée qui, d'un mouvement unique, s'avance vers un but marqué. La harangue, naturellement grave, a besoin de celte forme si ample; aussi bien l'éloquence, pour produire la persuasion, doit réunir sous l'idée dominante toutes les idées secondaires qui la prouvent, et appuyer celles-ci sur toutes les idées plus particulières qui peuvent les soutenir. — Ce n'est pas (jue les phrases courtes manquent dans Tite Live; la narration oratoire elle-même les emploie; mais il revient avec complaisance à la période, alin d'attacher à sa phrase les preuves, les explications, les restrictions, les commentaires qui peu-
vent la compléicr, la corriger, lui donner plus de jour et son vrai jour. Celle phrase, si vaste et si bien lice, cxprimc-t-elle parfailonient les faits qui, par nature, sont successifs et détachés! Quand Tite Live amène un événement sur la scène, ne lui fournit-il pas une suite trop nombreuse et trop bien ordonnée? Peut-être voudraiton couper en deux ou trois celte période que je prends au hasard dans la première page : « Soutenu par le zèle et la fidélité de ces deux peuples qui, de jour en jour, s'unissaient davantage, quoique rÉtrurie fût si puissante qu'elle remplissait du bruit de son nom, non-seulement la terre, mais la mer, dans toute la longueur de l'Italie, depuis la mer jusqu'au détroit de Sicile, Énéo, qui pouvait repousser la guerre à l'abri de ses murailles, fit sortir ses troupes pour combattre ^ » Mais cette abondance n'est jamais excessive ou vide. On st laisse aller à ce grand courant sans ennui ni fatigue, tant le mouvement est aisé et puissant, tant on sent bien qu'on ne pourrait le précii)i(er ni le ralentir, sans lui ôter de sa force ou de sa douceur ou de sa majesté.
Cette gravité et cet agrément de style convicu-
1. Tile Live, I, 2. Il y a des phrases semblables dans les Protiiiciales de Pascal, dans la prose de Corneille, dans le Discourf de la Méthode. Tile Li-e, raisonneur et, classique comme eux. écrit comme eux.
LE STYLE DE TITE LIVE. 327
ncnt à l'orateur, qui doit plaire pour être ôcoulé et imposer pour être cru. En cela, Tite Live l'emporte sur les autres historiens. La phrase de Salkiste est saccadée, brusque et pourtant mo notone. L'auteur se hâte, mais toujours du même pas. A chaque instant, il fait défiler sous les yeux du lecteur toutes les parties d'une idée les unes après les autres, le plus vile qu'il peut. Cette aiïectalion fatigue; l'esprit n'aime pas à courir toujours, et du même train. Tite Live est plus varié et plus aisé ; avec lui, on marche rapidement, mais sans perdre haleine. Après une suite de petites phrases courtes, se déroulent de larges périodes, riches de pensées, qui communiquent à l'esprit leur mouvement régulier et calme. On aime un écrivain qui ne prétend pas penser plus vite que les autres, qui ne se contraint pas pour poursuivre un genre de talent, et qui reste mesuré, parce qu'il reste naturel.
Non-seulement Tacite ramasse les idées particulières en phrases brèves et concises comme Salluste; mais encore il les relie sous une idée dominante en une période unique, souvent aussi large que celle de Tite Live : de sorte que le lecteur, contraint de s'arrêter à chaque mot pour sonder la profondeur de tant de pensées accumulées dans un si petit espace, est encore obligé, nar l'enchaînement des membres de la phrase,
d'assembler celle muUiliide en un raisonnement conlinu. Au bout de quclcjucs paires, la fatigue est extrême. Car mettre une idée dans la période à un rang secondaire, c'est supposer qu'elle est assez familière à l'esprit pour être reconnue en passant d'un coup d'œil, et pour éclairer d'abord la conclusion. Au contraire, dans Tacite les plirases subordonnées, exigeant chacune une réflexion attentive, nous font perdre de vue l'idée principale que nous devons saisir, de môme que des collines trop hautes cachent au voyageur le but qu'il veut toucher. Tite Live n'est pas prodigue des mots, mais il n'en est pas avare ; il lais»se à la pensée sa liberté et son ampleur native. On ne se repose pas de l'avoir lu. Chez lui, les idées accessoires, comprises à l'instant, mènent sans effort à l'idée dominante. On l'entend, on ne le devine pas ; il ne prétend pas penser plus profondément que les autres; il n'a aucun défaut brillant. Et qu'est-ce que la perfection du style, sinon le talent d'éviter les belles exagérations, Tart de tenir en équilibre les qualités opposées de son esprit, et la faculté de rester dans le juste mili ii où habitent la raison et la vérité?
Des phrases claires, naturelles, variées, agréables, parfois un peu trop amples ; des mots simples et vivants, ni abstraits, ni techniques, ni antiques, tous de la langue usuelle et mod<n"ne,
LE STYLK DE TITE LIVE. 329
que chacun entend, mais qui cMent un peu de relief au récit; des expressions magnifiques, éclatantes, audacieuses, d'une entraînante éloquence, I' 1 est le style de Tite Live et do roraleur. (),i rclrouve dans son diclionnaire el dans .sa iiranimairo les marques distinctives du talent qu'on a observé dans sa vie, dans sa philosophie, dan> sa critique, dans sa conception des caraclrrr.-, dans ses narrations et dans ses discours.
t). 1, Construction du génie de Tite Live. — Comment le talem oraioire transforme et produit le talent de l'historien.
11 est fâcheux, puisque le génie d'un homme est une chose indivisible, d'en séparer les parties; dés qu'il n'csl plus un, il n'est plus vivant, et l'on ne connaîtra bien Tite Live qu'en rassemblant ses traits dispersés. Ils forment un système. Ils sont les effets d'une qualité unique. Ils montrent, par un illustre exemple, que le monde moral comme le monde physique est soumis à des lois fixes, qu'une àme a son mécanisme comme une plante, qu'elle est une matière de science, et que, dès qu'on connaît la force qui la fonde, on pourrait, sans décomposer ses œuvres, la reconstruire par un pur raisonnement.
Son génie oratoire, conforme à son caractère, qui est celui d'un citoyen et d'un honnête homme, romain comme son caractère, explique le reste. Voyons-le transformer tour à tour toutes les partics de l'histoire.
D'abord la critique. Par conscience, Tile Live aj)puie chaque fait siir des preuves, s'autorise
des documonls les plus accrédités, donne parfois tort à sa i)atrie, avoue ses doutes, use de règles sages dans le choix des témoignages, et, quand ses auteurs sont exacts, peint les mœurs avec vérité. Par éloquence et amour de Rome, il conserve la poésie oratoire des anciennes légendes et la grandeur du caractère romain. Mais, parce (ju'il aime Rome, il est involontairement partial envers les siens; parce qu'il n'est qu'orateur, il manque du sens et de la passion critiques, néglige les monuments originaux, contrôle mal les annalisteâ qu'il consulte, ne raconte que les faits oratoires, et efface la rudesse de la barbarie sous l'uniformité d'un style trop parfait.
Le génie oratoire, en touchant la philosophie de l'histoire, la transforme en discours qui résument et expliquent les révolutions et les guerre:? ; on s'appliquant à la morale, il blâme la corruption des mœurs et trouve la loi dominante de l'histoire romaine. Mais il n'ordonne pas tous les faits sous des idées générales, en une science régulière; il omet un grand nombre de lois, il cache les autres sous la forme de motifs oratoires, et laisse les événements se ranger, année par année, dans un ordre que la science n'admet pas.
Ces discours d'un orateur, tout animés de passions, expriment des caractères. Ces discours
(.liiii uraleur homme de bien et romain expriment avec une force extraordinaire tout ce qu'il y a de grand et d'héroïque dans le caractère de Home et des grands hommes. Mais une passion dominante, source vive d'éloquence, ne compose pas un caractère. Ses personnages, qui plaident tous dans un même style achevé, se ressemhlcnl tous ; et, par amour de Rome, l'orateur efTace tout ce qu'il y a de petit et de grossier dans l'esprit romain.
La narration oratoire approche quelquefois du lieu commun, cherche à embellir et à agrandir son sujet, montre rarement dans les objets la forme physique et la couleur sensible; mais elle décrit avec force et vérité le jeu dramatique des passions, et s'ordonne avec la perfection d'un discours. Le discours lui-même est quelquefois trop habile, parce que la régularité de la harangue étudiée ne convient pas aux émotions brusques, aux tumultes populaires, à l'aventureuse et naturelle improvisation. Mais l'éloquence, atteignant ici son domaine, s'y déploie par la multitude la plus variée des chefs-d'œuvre les plus complets, et, développant la raison et la passion l'une par l'autre, fait presque de Tite Live l'égal de Cicéron.
Enfin clic rencontre le style; si elle écarte quelques termes expressifs, utiles à l'histoire, si par-
fois elle élaryit trop la pôriode, elle assemble des mois si naturels, si choisis, si animés, en phrases si varices et si claires, qu'elle est agréable en restant noble ; et, quand arrive le torrent de la passion, elle couvre le style d'expressions splendides et superbes, parure de diamants sur la pourpre de son manteau.
Ainsi, à mesure que traversant l'histoire elle s'applique à une malière mieux appropriée à sa nature, son œuvre devient plus achevée; et le dernier sentiment qu'elle laisse en nous est l'admiration. Tel était celui (lu'inq)rimait alors l;i Rome d'Auiiuste. Dans cet entassement de monuments qui couvraient le Forum, on sentait la main puissante de la cité souveraine; mais à l'aspect de ces marbres précieux, de ces colonnes (lu Gapitole enlevées à Jupiter Olynqiien, de ces lames d'airain doré qui étincelaieni au soleil sur les toits du temple, on reconnaissait que l'art et la magnificence des vaincus ornaient la force des vainqueurs. Ainsi, dans le souffle puissant (lui court parmi les débris de cette histoire immense, dans les caractères grandioses, et dans l'épopée de la guerre éternelle, vit l'esprit romain. Mais rheureuse abondance, la convenance et l'harmonie soutenues du récit montrent que l'art grec a réglé et tempéré l'inspiration romaine, et que la beauté s'est jointe à la grandeur.
§ 2. Tite Livc parmi les historiens anciens. — Hérodote. — Xénuphon. — César. — Salluste. — Tacite. — Thucydide.
On peut maintenant amener Tite Livc dans le chœur de ses pareils. Il n'y sera pas le dernier.
I. Quinlilien lui a comparé Hérodote. Autant vaudrait mettre ensemble Fruissard, voyageur et curieux comme Hérodote, et un historien du dernier siècle. Hérodote, un des premiers en Grèce qui aient écrit en prose, est un autre Homère ; s'il n'invoque pas la muse en commençant, chacun de ses livres porte le nom d'une muse, et son ouvrage est une épopée, recueil de toutes les connaissances et de toutes les fables de son temps. H prend tant de plaisir aux beaux contes, que, comme Nestor, il resterait volontiers « cinq ou même six ans » à en faire ou à en écouter. Non qu'il y croie fermement; la critique a déjà commencé avec la prose. Mais s'il les donne comme des traditions, il les développe tout au long-, avec autant de complaisance que des faits. Son imagination, comme celle des Grecs, que son histoire à Olynipic transportait de plaisir, est celle d'un enfant qui devient lionune, demi-crédule, mais déjà amateur du vrai, qu'une grossière fausseté choque, et qui pourtant est encore rempli des gracieuses et fabuleuses images dont son âme
ioutc nuuvclle a d'abord été encliantcc, qui volontiers liait le le récit des guerrot? et l'exposé des institutions pour le songe de Mandanc, pour les aventures de Gygôs, de la fille de Rhampsinit, de la déesse monstrueuse, mère des premiers Scythes, qui se lasse vite du visage sévère de la vérité, et tourne les yeux vers les doux et riants mensonges avec lesquels il s'est joué si longtemps. Aulle idée préconçue. S'il a un plan, c'est, comme Homère, moins par réflexion que par bonheur et par instinct. Il s'arrête. ici pour expliquer une coutume, là pour citer une anecdote, pour répéter un mot singulier, une inscription, un oracle, attiré par tout ce qui brille. « Je vais parler plus au long de l'Egypte, dit-il, parce qu'elle a plus de choses étonnantes que toute autre terre, et fournit, plus que les autres terres, des ouvrages au-dessus de toute parole. A cause de cela j'en dirai davantage sur elle^ » Ne cherchez en lui ni un choix raisonné de faits généraux, ni un ordre régulier, ni une idée dominante. Il n'est ni philosophe, ni politique, ni géographe, ni moraliste, mais simplement curieux, et raconte aussi volontiers la manière dont les Égyptiens font l'huile, que la distribution du jieuple en (astos, ou la con(pièle de Cambyse.