‹ Essai sur Tite-LiveChapitre 20 sur 95 · I. Tite Live ne consulte pas d'auteurs plus an · texte numérisé non relu

I. Tite Live ne consulte pas d'auteurs plus an

cle de Rome. Pouvait-on raconter les origines sur des lémoignages aussi éloignés des origines? Il ï fallait à tout prix puiser aux mêmes sources que Fabius la nouvelle histoire, et égaler au moins ses recherches pour faire mieux que lui. Un cri tique moderne serait allé dans le trésor public et dans le temple des Nymphes, pour lire sur les

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Live, Ti, 21, Done x 731, 32, 35, 40, 43, &5, 47, 55. Tite Fa + n’est point allé lire la loi “fcilia, qui était gravée sur une colonne nero de bronze dans le teruple de Diane. Il la néglige et la dénature

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gieuse, ï l'a prisé: non dans les tua mai :

dans F. Pictor. Quand, par hasard, “ie cite une. D. ancienne prière, celle de Décius, c’est par res pect de citoyen, et non par exactitude d’ historien ou par goût de la couleur vraie. Encore il s'en excuse. « Quoique nous ayons perdu, dit-il, pres ; que tout souvenir de nos usages civils et religieux, : préférant partout des coutumes étrangères et noue 0 velles à nos institutions anciennes et nationales, je n'ai pas jugé hors de propos de rapporter ces % détails dans les termes mêmes où ils ont été) a transmis et énoncés. » On se doute à ce ton. que de telles citations serontrares. Aussi, quand à l’ar- ‘ rivée d’Asdrubal vingt-sept jeunes filles chantent en l’honneur de Junon reine un hymne de Livius Andronicus, premier essai de la nouvelle littérature, il le laisse de côté par bon goût, plus curieux de plaire que d'instruire. « Ce chant, dite il, que pouvaient louer les grossiers esprits de à ce temps, si on le rapportait aujourd'hui, choquerait et paraîtrail informe ?. » Horace aussi était rebuté de l’ horrible vers saturnin, «Vrai poison » qu'avait chassé la moderne élégance. Ces amateurs de beau langage n'étaient pas admirateurs des Douze Tables, et Tite Live non plus qu'Hor. ace | « ne les eût crues He par les Muses sur le

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