Tite Live, VIII, 11, — 2. Id. xytt
. : d’ autres aillent gâter leur style parmi les chiff es et les détails d’ administration, parmi les expressions barbares et les lourdes railleries de Panti- que poésie. Il ne veut pas ternir son discours brillant et poli dans la poussière de l’érudition.
| Gest bien assez de corriger et d’orner les his-
toriens languissants et malhabiles, Fabius et ne 2 Pison, tout chargés et appesantis qu'ils sont par . la barbarie des vieux textes. Tite Live les trouve ‘ . accrédités, les croit fidèles, y lit tout au long les hauts faits de Rome. Cela suffit à sa conscience et à son éloquence. Il a matière pour bien dire,
. l’homme honnête n on besoin de remonter plus ns haut.
IL. Voilà les pièces officielles écartées. Tite Live ‘at-il au moins jeté les yeux sur lés récits primi- ; tifs? Un historien de Rome aurait dû recourir aux annales que, par un usage antique et une ë décision nationale, Rome lui avait préparées. Car,
à et garanties pour raconter. Ni l’orateur, ni
(Sa
toire, comme du reste, une nt à Tous Fe h ans, le grand pontife exposait un tableau où il k oi avait inscrit les principaux événements; et ces
a tables assemblées étaient les grandes Annales. . De la prise de Rome aux guerres puniques, onles … avait complètes. À partir du tribunat jusqu à ES /;\ 18 VON prise de Rome, elles subsistaient encore, quoi- Je que restauréesetaltérées. Sur les origines, il res-
ds À tait des traditions ‘. Malheureusement les An- é ” sl nales étaient fort sèches ?. Le grand pontife, a je | peu lettré, homme d'administration et d’ affaires, nr y marquait combien de fois le prix du grain avait
- haussé, les éclipses de soleil et de lune, si le cri de la musaraigne avait interrompu les auspices, die et autres faits très-arides, plus sèchement racon-
es tés, jour par jour, dit Servius ÿ, et illisibles pour
quiconque n’était pas le and pontife, ou tout do au moins érudit de profession. I yen avait ques
Ne tre-vingts livres. Que Fabius les ait lus, cela est
ue Jouable, même naturel. Il avait écrit sur le droit
Re pontifical ; et, entre les fragments qui restent de
Jui, ilen est un sur les petits plumets du flamine de Jupiter. Mais exiger de Tite Live qu'il secoue
ù cet énorme fatras de puérilités superstitieuses,
) de détails commerciaux, de chiffres sdministra- |
F7, 1. ne plus loin, ch. ur, Discussion. — 2. Aulu-Gelle, Il, 1,28. ARE — 8. V, 311. | A
tort cent. dossiers ? Nous pôurrions aussi bien lui or- . donner d’aller fouiller les archives des familles, ie cheminant à tâtons parmi les amplifications ora-
oe inventées, les triomphes él les consu-
Fréret, n’eut que Varron, compilateur crédule, Réduit à lui-même, Tite Live marche d’un pas li-
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nt hi Voy. abéée Journaux Hate HR PRO Essai sur Tite Live. “ke
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travers le jadis et 1e une de
. toires, les falsifications d’ amour-propre, les gé-
à * Yadulètion ue ont défiguré. Il eût fallu : | qu’une génération de savants parût avant lui | . pour éclaircir, vérifier, ordonner les textes. Mais Rome, au lieu d’un Ducange, d’un Mabillon, d’un
HR et Rs à dat les, victoires FARAH
A | oennente originaux el les écr de Me ; M7. maintenant la géographie. Polybe et Diodore Le avaient visité et étudié les pays dont ils font lhistoire ; Tite Live, point, sauf les Alpes, peut-être si voisines de sa patrie?. De là plusieurs erreurs Laissons les savants le blâmer d’avoir confondu =. Pexpédition du lac Fucin avec une autre contre
1 Je les Volsques , * l'Achradine à Syracuse avec l'Ile ne d’avoir placé chez les Ëques Alba Fucens des. Marses”, el, ce qu est pa grave, de décrit
Ces taches AC un point; mais il en est. d’ ne. tres qui-s’étendent au loin, et altèrent la coule
de toute la toile. Sauf une! remarque sur le soleil | : d'Italie, que les Gaulois ne peuvent supporter, et un éloge oratoire de la situation de Rome, Tite Liven’ a jamais observéles climats pour com
prendre les mœurs. Je sais que cette méthode e ke toute moderne ; que, sERuIs trente ans seulem