Polybe, Il, 15. (radueston d de M. Bouchot.) ART
ñ crue HORE = Â
| es da at Tite Live va d'un vol kr op
haut pour entrer dans cette critique ; et, se te- . sa À: nant au-dessus du vrai, il arrive souvent qu’il | de ri . ne e l'atteint pas. ’ ne 1. Il était d’ ditlenre Romain de cœur, et pa- n % “tricien, quoique juste. On à beau être conscien- Pts a cieux, + le goût dominant eser te. Par . ie
w ie blâme les us romaines. re elles sont “NT . évidentes: ces grands aveux mettent sur le reste sa conscience en repos et ouvrent à la faveur | une porte secrète. Qu'il rejette les chiffres exagé- ; à rés et les embellissements puérils: cette véracité ete ce bon goût : ne sont pas encore HQE Cr ie
D de ua CHAPITRE IT.
règler la vérité? Est-ce une garantie que la; joie
et l’indignation avec lesquelles il annonce la IC? |, .
toire de Camille? « Les dieux et les hommes, dit-il, k empêchèrent les Romains de vivre rachetés. 5 a J'entends ici un soldat qui bat des mains dans le triomphe, non un cr itique qui pèse deux nr tions contrair es. Croit-on que ces sentiments si. nobles, si convenables dans une pièce d’ éloquence laisseront à l’historien sa sagacité de démêler, .
sous des monceaux de mensonges, les défaites ; romaines, et le courage d’ôter à son livre ses. |
plus mag gnifiques récits? Tite Live n'ira point, de
ses mains filiales, déchirer la robe de pourpre qui aujourd’hui dissimule une blessure ou une
. souillure. Il fera son devoir d’orateur, en ornant ‘ de son plus beau style la plus belle tradition. Aussi, ne lui demandez pas non plus d’ouvri . l’histoire de la liberté romaine par l’aveu d’une servitude; s’il soupçonne ici quelque difficulté,
il la tournera en argument; s’il s'étonne « que. su le peuple romain, lorsqu'il servait sous des rois, ” à n’eût jamaisété assiégé dans aucune guerre “pps aucun ennemi, et que ce même peuple, libre à :HOAREE présent, fût assiégé par les mêmes FN de dont ‘ il avait souvent vaincu les armées! », il trouve
là le motif de la colère et du even ol de Mu. ve
eu 1. Tite Live, IL, 12.
olte!, il is avec onde ras, Mais sans par- ‘À tir de cet indice pour poursuivre une vérité hu- miliante. A chaque instant sa fierté l'emporte sur son bon Sens ; encore un pas, il corrigeait à Jes. mensonges ; mais un instinct romain l’arrête sur le seuil de la vérité. Uni Jon, il se lasse des
ES
bien | contraint d' avouer qu on fut vaincu près de M) TR Mais à l'entendre, la cause en est fa: pe ne
fe ‘attachés aux usages Fee dis ont ou ; les avertissements des die ls n ‘ont point su
li de Par. étémple L acihe :s Vendre 1 Dieu du toi Porn 4 it ne FT Tite Live, V, 38. k ii GE 2e
vient: il ue d’emporter l'or et d'écarter les Gaulois. Ceux-ci résistent, disant que le traité est conclu. Il répond qu’un ne : ; contracté depuis qu'il est dictateur , par un mac gistrat inférieur, est nul, et déslaré aux Gaulois qu ils ont à se préparer au combat *. .» he : rez celte longue narration romanesque à l’abrégé simple et vrai de Polybe: nul doute; chacun voit d’abord de quel côté est la fibies ie de quel côté est l’histoire. Pourquoi Tite Live. a-t-il adopté la fable? Cela est clair, pts | ce discours de Camille: « Il ordonne aux siens de jeter en un tas tous leurs bagages, de pré- sure parer leurs armes. C'est avec le fer, non avec l’or, qu’ils doivent recouvrer leur patrie. Ils ont devant les yeux les temples des dieux, leurs … femmes, leurs enfants, le sol de la patrie défigurée par tant de maux, et tout ce qu'ils doivent défendre, reconquérir et venger. » L'historien combatltait de-cœur avec ses personnages; il o croyait comme eux qu il portait dans ses mains. . lhonneur de Rome, et triomphait dans son récit comme sur un champ de bataille. ». Déjà, dit-il, la fortune avait tourné ; ; déjà la protection des dieux et NA sagesse humaine aidaient ne
D, Te Life, ie,
aucoup due de peine qu is n ot vaincu sur V’Allia. Dans un second combat plus régulier,
où ils s'étaient ralliés après leur déroute, sous la conduite et les auspices du même Camille, - ils sont encore vaincus. Là, le carnage embrassa tout. Le camp est pris; ilne reste pas même un
: ces narrations, le ton oratoire met le lecteur en
je lieu de croire. Mais ceci est un mérite du lecteur,
Fe mériter notre croyance que de nous pRoRani ü contre ses erreurs.
Cette partialité fausse les mœurs comme les faits. C'est trop de vertus et de victoires, et l’on voudrait en des hommes moins de perfection et de bonheur. En vérité, il devrait expliquer les mœurs antiques et non les louer. « Qu'ils écou- tent, dit-il, ceux qui méprisent tout au prix des Dress et croient qu il nya RUPE pour Li
FA Tite Live, Ill, 26.
la huitième borne, sur le chemin de Gabies,
messager du désastre. » Heureusement, dans
défiance ; en écoutant un plaidoyer, il devine que le récit cesse, et se met en devoir d'admirer au
non de l’auteur ; et Tite Live ferait mieux de.
mb 0 : CHAPITRE TE
Belle leçon, sans doute, et digne d' un moraliste mais un historien ajouterait que ces mœurs sime | D | ples étaient grossières!, et ne donnerait pasàä des sénateurs, pâtres de bœufs et conducteurs de charrue, le langage choisi et achevé d'un. je lettré parfait. Cincinnatus n’est point un Xéno= phon, homme de goût, instruit, philosophe, qui de x s'amuse à l’agriculture; c'est un paysan fort à rude. Il est aisé de mépriser le luxe quandon on lignore, et d’être frugal a on n’a sur sa de a table que des oignons. ve RUE ! Pendant dix livres, on traverse une galerie 1 ô os grands hommes, un peu orgueilleux peut-être, : mais tous oralteurs, PAIGEQRNER, héros. Ce sont d’utiles exemples, je le veux; mais, au risque de 0
| scandale, on se souvient nie que ces sages A ie __ faisaient métier de l’usure; qu ils étaient con- nn | quérants par maxime, ne voleurs par © institution; qu'ils passaient le jour à expliquer . . des formules de procédure, à observer le voldu . corbeau, à inventer des chicanes publiques et . | privées pour piller leurs voisins. On juge encore, o sans pour cela être niveleur, que Tite Live ni Le prévenu contre les plébéiens. Un homme si juste £ “ n’eût point dû appeler révoltes des demandes si 4 justes. Est-il vrai que les lois para aires « c fussent se ; f