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ue Lo LA | GRITIQUE CHEZ LES MODERNES. 107 ja
Dis; 2. ce qu'on invente aujourd’ Qui, on lé ren. 210 % ve. à ar era peut-être demain dans sa bibliothèque. ie
__ D'ailleurs, selon la coutume des novateurs, il / ce pousse la vérité jusqu’à l'erreur : exagérer est la ; … | loi et le malheur de l'esprit de l’homme; il faut us 1
ï dépasser le but pour l’atteindre. Tout écrivain a o ne le double regret d’avoir des devanciers et des e
correcteurs. Pt Mais le grand penseur allemand approche de
__ Tite Live par sa majesté oratoire et par le respect qu'il a de son œuvre. Rome a deux fois eu l’hon- ne neur de susciter pour son histoire des esprits ‘a ; égaux à sa grandeur. Il faut entendre Niebuhr No - parler «de la philologie médiatrice de l’éternité, | “ice du penchant secret qui l’entraîne à deviner ce Fe
quiapéri?». Il y a, dans sa préface, des accents , religieux comme dans celle de Tite Live. « Son . siècle, dit-il, a reçu de la Providence une vocation nn particulière pour ces recherches, et Dieu bénira nn son travail. » Il parle noblementi comme Tite Live Fo
« de la haute félicité que ressent l’âme dans le LE A
commerce intime des grands hommes qui ng sont plus® ». Sans doute il est plébéien de cœur Le et, comme le peuple au retour de Véies, il pousse . __ hardiment ses constructions nouvelles à travers 5 QE les débris sacrés de la ville patricienne. Mais ‘ e Eh Nicbole. Histoire romaine, Préface, traduction de M. de 4 Pne 91. —2. 10. p. 23. — 3. 1b., t. VI, p. 43, 10 NS
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la véritable Rome, et, comme le poniife, ile re L
Romulus.
que pour les doutes ; et il n’abat que pour reba- Le fort et qu’on ouvre Niebubr, quelle horrible lec- è ture! Conjectures sur conjectures, discussions
restitués, un entassement de dissertations, dé
ke un style obscurci par des mots abstr aits, ernbar- “
ni mouvement sensible ; on se croirait au fond.
‘a pénétré. Ce ne sont plus, comme dans Beaufort,
Tue irrégulier des monuments qu “il é1èye est
trouve parmi les ruines le sceptre augural de
Ne le prenez point pour : un simple desde 4 Ha } L'Allemagne a plus de goût pour les hypothèses
tir. Au premier oent quand on quitte Beau k 5
sur les traditions, les altérations, les interpola- de tions, les moindres faits commentés, contrôlés, :
démonstrations, de suppositions, l’érudition le. plus épineuse, la plus pesante, la plus rebutante,
rassé de longues phrases, sans divisions netles
des mines du Hartz, SOUS la lueur fumeuse d’une lampe, près d’un mineur qui gratte péniblement 4 le dur rocher. Mais, si l’on s’habitue à la noire | vapeur de l'atelier souter rain, on admire bientôt quelles masses énormes RS, cette main puis-. La À sante, et dans quelles pr ofondeurs inconnues. il
des réflexions frivoles sur la politique de Porsenna qui ne rétablit pas Tarquin, sur les ne x mières de Numa qui enseigne à ses peuplesun
isse e par bon de Servius. Con- AR de Ja révolution ae qui
est encore jurisconsulte, politique, le géo:
sd R Mira homme d'imagination et de
*: is ses dois pour les Cote mêmes, eti imaginer Rome quand il ne is plus la res- mn. à taurer. | | | VANNES
Hero première découverte est 4 un poëte. Puis- ee a ne que les Annales remontent à peine au tribunal, ju 4 4 et les documents originaux à Servius, l’histoire mo des premiers rois est une tradition. Or, toute tra- 2 à À dition est poétique; car les barbar es et le peuple, HS + faute de mots abstraits, expriment les faits gé- Le néraux par des symboles, et figurent par des lé- due gendes les révolutions des États, comme ils trans- | Ve forment en We les lois de la nature. Ainsi Les #1
des Tarquins, qui a pour épisodes les dévoue-
vaux divins laissa l'empreinte de son pied dans
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110 CHAPITRE it 0 0 ni sous les textes des historiens qui en ont tiré Ds 1
récits. Niebuhr parcourt ainsi le premier âge de Rome, séparant la poésie de la prose qui coule
dans le même lit. Le règne de Tullus Hostilius ‘ ; est encore un poëme barbare, mais déjà, « le a fond du récit est vrai. » Peu à peu les faits-au- thentiques, quoique mal expliqués ou altérés, se u
lient, se serrentet forment la trame de l’histoire.
Il faut bientôt qu'un grand intérêt national ait fortement remué l'imagination populaire, pour +. que la poésie sorte vivante et sur ce tissu terne U à étale ses riches couleurs. Telle est cette tragédie Le
ments de Scævola, de Coclès, de Clélie, et dont le ne
dénoûment est la bataille homérique du lacde Régille. Les chefs s’y provoquent au combat, |
comme Ajax ou Hector ; les Romainsetles Latins plient tour à tour, selon queles héros sont vain-
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cus ou vainqueurs. Au premier rang de l’armée romaine, combattent deux jeunes guerriers à la taillegigantesque, montés surdes chevaux blancs ; en ce sont les Dioscures, qui subitement apparaissent à Rome, dès que l’ennemi est en déroute,
lavent leurs armes à la fontaine de Juturne, et annoncent au peuple la victoire. Un de ces che-
. 1. Niebubr, t. I, p. 346.
\ © de Do de arc de A ole subsistait encore. Selon l'usage des héros poétiques, il prend en un an toutes les cités dépendantes de Rome, et campe devant la ville. — La prise de Véies est on comme celle de Troie. Un aruspice prédit ie sa ruine; les Romains, en détournant l’inondation du lac d Albe, décident contre elle la volonté des dieux. ls arrivent par la mine jusque dans ni ‘ la citadelle, ar rachent des mains du prêtre la vic- | time et la consacrent aux dieux. Junon, qu'ils 3 interr ogent, pi fait signe qu'elle consent à re- venir à Rome. — Dans les guerres gauloises et à samnites, les fables de V. Corvus et de Curtius ANR où prouvent qu'on est bien près encore du pays des PR . contes. À mesure qu’on s'approche des guerres | puniques, les faits précis se dessinent dans une Co lumière croissante, et les grandioses apparitions, | de - s'évanouissent dans les lointains obscurs où elles sont nées. : he . Niebubhr, ayantrefait les fables, essaye de refaire a vérité. Selon lui, Rome fut d’abord subjuguée parles Sabins, et les deux ou trois cités qui la . se composaent se sentirent longtemps de la sépara- : à el : #