H E DANS L HISTOIRE
“A2 id ition contre les Samnites n’est qu'une marche ns cette bataille de soixante années qui abattil ‘ es s montagnards du Sud. Vous n'avez pis be-
ordre, vous. avez montré leur re, et vous êtes philosophe sans cesser d’être historien. — Un utre moyen de faire saisir les lois est de choisir
mi les faits. Quelle langueur dans la narrasi on les dit lous! À quoi bon, après avoir nté dans une guerre vingt combats ou pillaes, continuer la suite monotone d’escarmouches à toujours semblables? C'est trop dire que tout a . il ne faut ni A Aeapier n it, ni eos er
ï one que pour mieux l'expliquer par des de tails “expressifs, et montr er à l'horizon le but de
| son voyagé. On sent avec lui qu’on chemine et qu’ on avance ; la narration devient intéressante
parce que les faits sont choisis, comme tout à l'heure elle devenait animée parce que les faits 7,02 étaient ordonnés ; elle estrapide, parcé ‘qu ’elleest à
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savante, et amuse, parce qu’elle instr uit. Croiton enfin qu’il faille tant de mots pour exprimer une loi ou indiquer une cause? Les principales sont les caractères des climats et des peuples. Un portrait de six lignes s'il est vif et vrai, en apprend . i plus qu’un volume de dissertation. L’imagination a cela d’admirable qu’un ‘adjectif bien placé lui figure toute une contrée ou toute une nation.Est-… ce faire une théorie trop sèche que d’expliquer . ainsi la ruine de l’Étrurie? « Au milieu de leurs fêtes religieuses et de leurs éternels banquets, les Lucumons d’Étrurie s’avouaient leur décadence et prédisaient le soir prochain du monde. Derrière les murs cyclopéens des villes pélasgi- ja : = ques, .ils entendaient le péril s'approcher. Les Liguriens avaient pousse jusqu’à l’Arno: les a Gaulois gravissaient à grands cris l'Apennin ne comme des bandes de loups, avec leurs mousta-= ches fauves et leurs yeux d’azur si effrayants È te pour les hommes du Midi. Et cependant, du Midi même, les lourdes légions de Rome marchaient d’un pas ferme à cette proie commune des bar- + bares. Déjà la grande ville de Véies laissait une - 4 place vacante dans la réunion nationale des fêtes annuelles de Vulsinie. Il fallut bien quitter les pantomimes sacrées, et les tables somptueuses, et les danses réglées par la flûte lydienne : il fl ‘ lut équiper en soldats les laboureurs des cam-
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. Roconnaissons nous Tite Live à ce
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. ginois, dé Philippe, des Atbénièns) d’Antiochus. TEE des plébéiens et des patriciens. d NT, Causes dela décadence du peuple romain. — Utilité de l'émotion et de la lo gique QrAolTe Ne
I. Ne te voir d'avance en abrégé et p 3 raisonnement ce que sera dans Tite Live la RES pe de L histoire? à ; |
fit a os een Obligé dan de es discours de donner des émotions et des argu o rents à ses personnages, il ranime les passion
et les raisons qui ont causé les événements. Mc raliste, parce que la morale est de toutes les par Lies de la philosophie la plus oratoire, ils ’attach à décrire les anciennes vertus, le lent chang ment des mœurs, la corruption profonde où t
les . âmes S’ 'engloutissent, t de ainsi V idée principale qui résume et gouverne l’his-
qu’il donne des renseignements, et qu’il compose des harangues. Mais le goût et le don de l'élo-
les actions, il ne montre lescauses qu’en passant, sait pas choisir entre eux, il fait moins une hisd éloquence. Il rencontre tous les faits géné- Taux qu ’on peut t Arouver RARE on n'en cher che ne oo re | ‘ du monde, et S o. par la fe des vaincus et la force des vainqueurs. Cette opposilion fe de la défaite des Gaulois : « Corps gigantesques, épées démesurées ; ;ajoutez, quand ils commencent
à ses, le bruit horrible des armes et des boucliers
de leurs pères ; tout est chez eux arrangé à dessein pour jeter la terreur. Mais laissons les peu-
: ples à à qui cet épouvantail est inconnu , Phrygiens,
. Taxe. — Essai sur Tite Live. 10
toire de Rome; il trouve des explications, parce quence ne sont pas l'amour de la science. Occupé à faire parler des per sonnages et à louer de bel-
| : il en omet plusieurs, il range mal les faits, il ne
toire qu’un recueil de matériaux et de morceaux
est. marquée presque à chaque guerre dans les discours. Voici dans celui de Manlius les raisons
chevelures longues et rousses, vastes boucliers, le combat, des chants, des hurlements, des dan-
qu'ils entre-choquent, suivant un antique usage
ed aux taduile me en D | aussi toute la vanité. Une seule fois, à la pre-
mière rencontre de l’Allia, nos ancêtres jadis a s’enfuirent devant eux ; depuis, voilà près de : deux cents ans qu ‘ils be égorgent et les disper- ie sent aussi consternés que des troupeaux. Les fe Gaulois nous ont fourni plus de triomphes, Je : crois, que l’ univers tout entier. On sait parexpérience que, si l’on soutient le premier choc où les emportent leur colère aveugle et leur naturel bouillant, leur corps se fond de sueur et de lassitude : les armes leur échappent; ces membre mous, ces âmes molles, dès que leur rage s a faisse, le soleil, la soif, la poussière, au défaut du GE | fer, les abattent!. » Ailleurs, une peinture de Ca E 5 He mille achève le raisonnement de Manlius. « Cette ne
nation, dti, qui arr ive en hordes Ro
TPE it grands que fer mes. Aussi dans tout com F8 de ; | bat ils excitent plus d’effr oi qu’ils n apportent de : = force. La défaite dé l’armée romaine en est une preuve; ils ont pris une ville ouverte; de la cite Le delle et du Capitole, une poignée d'hommes leur ie LA sim résiste. Déjà vaincus par l'ennui du siége, ils sé cartent et errent en vagabonds dans la campas