C. Injections modérées
Je n'ai pas compté ces expériences, mais je puis dire qu'elles ont été très nombreuses. La seringue est celle pour les injections de l'urèthre ; elle contient vingt grammes de liquide (deux tiers d'une once); le tube est le même qui a servi pour les injections abondantes. Hé bien, quand les
parties ont été laissées en place, quand on n'a ponssé qu'avec la force employée pour une injection ordinaire dans le conduit auditif, le liquide n'est pas parvenu dans les trompes, il est toujours retourné dans le vagin en passant entre le col et la canule. Ces expériences devront être encore répétées.
On concevra facilement que sur le vivant où les canaux se resserrent à l'approche d'un liquide tant soit peu irritant, son passage dans la trompe sera encore plus difficile que sur le cadavre où tout est perméable.
Ces expériences indiquent le procédé à suivre pour injecter la matrice sans donner lieu à des accidens: c'est le troisième procédé, ce sont les injections modérées qu'il faut pratiquer. Ces expériences expliquent encore comment certaines injections ont pu donner lieu à des symptômes qui ont alarmé quelques médecins : c'est le second procédé qui a été suivi par eux; je présume qu'on a employé les injeclions abondantes pour ne pas dire forcées^ car on a opéré avec le clysopompe ou la seringue à hydrocèle.
Il n'est donc pas surprenant qu'on ne soit pas arrivé aux résultats que j'ai obtenus, et qu'au lieu d'avoir à se louer des injections intra-utérines , on les blâme. Il y a d'autres règles dont l'inobservation a causé plus d'une erreur; ces règles
et le procédé que je vais décrire constituent la méthode.