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CHAPITRE CINQUANTE-UNIEME

Etat de la Grèce fous le joug des Turcs. Leur gouvernement, leurs mœurs.

S vJJ I l'Italie refpira par la mort de Mahomet II. les Ottomans n'ont pas moins confervé en Europe un pays plus beau & plus grand que l'Italie entière. La patrie des Miltiade , des Léonidas , des Alexandre , des Sophocle & des Platon , devint bientôt barbare. La langue grecque dès-lors fe corrompit. Il ne refta prefque plus de trace des arts ; car quoiqu'il y ait dans Conitantinople une académie grecque , ce n'efï pas afTurément celle d'Athènes : & les beaux-arts n'ont pas été rétablis par les trois mille moines que les fultans laiffent toujours fubfifler au mont Athos. Autrefois cette même Conflantinople fut fous la protection d'Athènes. Calcédoine fut fa tributaire; le roi de Thrace briguait l'honneur d'être admis au rang de fes bourgeois. Aujourd'hui les defcendans des Tartares dominent dans ces belles régions, & à peine fe nom de la Grèce fubfifte. Cependant la feuîe petite ville d'Athènes aura toujours plus de réputation parmi nous , que les Turcs fes oppreffeurs , euffent-iîs l'empire de la terre. \\

La plupart des grands monumens d'Athènes que les Jf

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