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Chapitre LVJI

plus guère que dans les romans. Cet efprit régnait beaucoup jufqu'au tems de François I. & de Charles-Quint. Philippe IL renfermé dans fon palais , n'établit en Efpagne d'amre mérite que celui de la fourmilion à fes volontés. La France, après la mort de Henri IL fut plongée dans le fanatifme } ck defolée par les guerres de religion . L'Âllenv.gne divifée en catholiques romains , luthériens r calvinifles , oublia tous les anciens ufages de chevalerie , & l'efprit d'intrigue les détruifit en Italie.

A ces pas d'armes , aux combats à la barrière , à ces imitanons d:s anciens tournois par-tout abolis , ont fuccédé les combats contre les taureaux en Efpagne, & les carroufeis en France , en Italie , en Allemagne. Il ferait fuperflu de donner ici la defcription de ces jeux ; il fuffira du grand carroufel qu'on verra dans lefiècle de Louis XIJr. Le dernier carroufel qu'on ait vu f eft celui qu'on fit à ^ Berlin en 1750. Ilfut très-bien exécuté, & les frères du roi de Pruffe y firent paraître beaucoup d'adreiïe & de grâce. Tous ces jeux militaires commencent à être aban-' donnés; & de tous les exercices qui rendaient autrefois les corps plus robuftes & plus agiles , il n'elt prefque plus refté que la charle ; encor eft-elte négligée par la plupart des princes de l'Europe. Il s'eft fait des révolutions dans les plaifirs comme dans tout le refte.

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