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CHAPITRE SOIXANTE-TROIZIEME

iWft? ae /VW t/e l'Europe au quinzième fiecle. De Vïîalïe. De fajfajjinat des Galéas Sforze dans une églife. De Vajfaffmat des Méditas dans une églife ; de lapait que Sixte IV. eut à cette conjuration.

Es montagnes du Dauphine' an fond de l'Italie, voici quelles étaient les puifTances, les inte'rêts & les moeurs des nations.

L'état de la Savoie, moins étendu qu'aujourd'hui, n'ayant même ni le Montferrat , ni Saiuces , manquant d'argent & de commerce, n'était pas regardé comme une barrière. Ses fouverains étaient attachés a la rcaifon de France, qui depuis peu dans leur minorité, avaient difpofé du gouvernement , êz les pailiges des Alpes étaient ouverts.

On defeend du Piémont dans le Milanais , le pays le plus fertile de l'Italie citérieure. C'était encor , ainfi que la Savoie, une principauté de l'empire, m^is principauté puiffante, très-indépendante alors du n empire fuible. Après avoir appartenu aux Vijcontis , cet état avait pafTé fous les loix du bâtard d'un payfan, grand homme & fils d'un grand homme. Ce payfan elt François Sforze , devenu par fon mérite connétable de Naples, & puiffant en Italie. Le bâtard fon fils avait été un de ces condottieri , chefs de brigands difeiplinés , qui louaient heurs fervices aux papes, aux Vénitiens, aux Napolitains. Il avait pris Milan vers le-milieu du quinzième fiècie, & s'était enfuite emoaré de Gênes , qui autrefois était il fîo-

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