Chapitre LXIII
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nonce qu'il l'était en effet. C'était une chofe auPfi admirable qu'éloignée de nos mœurs , de voir ce citoyen , qui faifait toujours le commerce, vendre d'une main les denrées du Levant , & fcurenir de l'autre le fardeau de la république, entretenir des fadeurs & recevoir des ambalfadeurs , réiïïler au pape , faire la guerre & la paix , être l'oracle des princes, cultiver les behes-lettres, donner des fpeclacles au peuple , & accueHiir tous les favans Grecs de Conitantinople. Il égala le grand Cofme par fes bienfaits, &iefurpafîa par fa magnificence. Ce fut dès lors que Florence fut comparable à l'ancienne Athènes. * On y vit à la fois le prince Pic de la Mirandoie , Polit'ariOj Marcillo Ficino , Landino , La/caris, Calcondile , Marcille , que Laurent raffemblait autour de lui , & qui étaient fupérieurs peut-être à ces fages de la Gièce tant vantés.
Son fils Pierre eut comme lui l'autorité principale & prefque fouveraine dans la Tofcane , du tems de l'expédition des Français, mais avec bien moins de crédit que fes prédécefTeurs & fes defeendans.