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Chapitre XVIII

Enfin le conquérant pénétra jufqu'au fleuve de l'Inde ; & tandis qu'une de fes armées foumettait l'Indouflan , une autre fous un de fes fils fubjugua toutes les provinces qui font au midi &: à l'occident de la mer Calpienne , le CorafTan , l'Irak , le Shirvan , l'Aran. Elle paiTa les portes de fer , près defquelles la ville de Derbent fut bâtie , dit-on, par Alexandre. C'eft l'unique pafiage de ce côté de la Haute-Ane à travers tes montagnes efearpées & inaccçffibles du Caucafe. De là , marchant le long du Volga vers Mofcou , cette armée , par-tout victorieufe t ravagea la Ruffie. C'était prendre ou tuer des beflîaux & des efclaves. Chargée' de ce butin , elle repafla le Volga , & retourna vers Gengis-kan par le nord-eft de la mer Cafpienne. Aucun voyageur n'avait fait , dit-on , le tour de cette mer ; & ces troupes furent les premières qui * entreprirent une telle courfe par des pays incuites , impraticables à d'autres hommes qu'à des Tartares , auxquels il ne fallait ni tentes , ni provifions , ni bagages , & qui fe nourriffaient de ia chair de leurs chevaux morts de vieilleffe, comme de celle des autres animaux.

Ainfi donc la moitié de la Chine, & la moine de Flndouflan, prefque toute la Perfe jufqu'à l'Euphracé , Ses frontières de la Ruffie , Calan , Afiracan , toute la grande Tartane , furent fubjuguéës par Génois en près de dixhuit années. Il efr certain que cette partie du Tibet où règne le grand lama, était enclavée dans fon empire, & que le pontife ne fut point inquiété par Gengis , qui avait beaucoup d'adorateurs de cette idole humaine -dans fes armées. Tous les conquérans ont toujours épargné les chefs des religions , & parce que ces chefs les ont flattés , & parce que la foumifilon du pontife entraîne celle du peuple.

En revenant des Indes par la Perfe

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ancienne

Sogdiane , il s'arrêta dans la viile de Toncat au nord-eil du fleuve Jaxarte , comme au centre de fon vafle empire. Ses fais victorieux de tous côtés , des généraux , & tous

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