ANTIENNE DU DIVIN VIEILLARD
I. Tel est l'amour, qu'il chante Adieu et Je t'adore à toute chose qui passe : il la retient, en la pleurant. Et il la garde, en son sourire.
2. Tout est au cœur, et tout y retourne. Que tout vienne de lui, pour revenir à lui. Il faut avoir la force d'obéir à une loi si tendre.
3. Dans un geste, dans un mot, dans une fleur, qu'est ce même que le goût, sinon le sens du rhythme juste ? Ainsi le tact, la juste mesure, les convenances, l'esprit dans ce qu'il a de plus fin, comme la passion dans ce qu'elle a de sublime, c'est le mouvement du cœur qui les donne et qui les divise.
Et toute beauté est soumise au rhythme de la source.
4. Je ne connais point d'autre intelligence que de rendre la beauté du monde, d'y prendre part avec amour, et d'y ajouter le don de soi. C'est alors que l'on crée, et qu'on est objet à soi même. Le profond amour a la véritable connaissance.