‹ EssaisChapitre 5 sur 27 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

la palpitation de la vie puissante que donne à la petite cité le libre jeu d'institutions largement démocratiques; j'aime Froment parce qu'il fw se désintéresse de rien de ce qui touche à sa ville natale; parce qu'il est Briançonnais de la tête aux pieds ; je l'aime surtout, peut-être , parce que la lecture de son œuvre fait vivre au loin de la vie briançonnaise tous les absents de la patrie.

On sait peu de choses sur la vie de Froment. Les dates de sa naissance et de sa mort nous sont inconnues. Nulle espérance de les fixer avec exactitude^ les actes de l'état civil de la commune de Briançon ne remontant qu'à 1734 , ceux antérieurs ayant été détruits par Fincendie de 1692 j ou s'étant perdus dans la période du temps écoulé entre ces deux dateSy sans doute par l'incurie des secrétaires de la commune ou par l'effet de quelque autre cause non connue.

Froment n a donné , dans son livre ^ aucuns retiseignements autobiographiques ayant quelque précision. Il nou^ apprend seulement (p. 28) qu'à l'époque de l'incendie (décembre i624J son père et sa mère étaient, depuis plus de cinquante années , engagés dans les liens du mariage ; qu'il était l'aîné de deux fils issus de leur union.

En tenant pour la réalité l'hypothèse de la survenance des enfants dans les premières années du mariage , il faudrait attribuer à Froment, en 1624, l'âge de quarante-cinq ou quarante-six ans, et, dès lors, emplacer la date de sa naissance en i515 ou i516.

Mais diverses circonstances consignées dans des documents dont nous allons donner connaissance , nous font incliner à admettre la date de la naissance de Froment comme étant postérieure de quinze ou seize années au moins ; nous la fixerions volontiers à 1590 ou 1591, estimant plus vraisemblable qu'il fut un fruit tardif de l'hymen de ses parents.

Ces documents, nous allons les rappeler dans un ordre chronolo-

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