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LILAS

Au delà de 300 centimètres cubes le niveau commence à s'élever progressivement, tandis que le segment médian continue à s’accroitre en largeur.

Ajoutons,que sur un sujet normal, l’état de vacuité ou de réplétion de l'estomac est sans influence notable sur la situation de sa limite inférieure (loc. cit.).

Done, pendant toute la durée du remplissage : L’estomac normal adapte constamment ses parois à son contenu (loc. cit.).

Ce fait, que n'admet pas Holzknecht, pour qui l’abaissement du fonds de l’estomac est proportionnel à la quantité de liquide ingérée, offre pour nous une importance capitale au point de vue du diagnostic de la dilatation stomacale. Aussi y reviendrons-nous dans la suite de ce travail.

Il est encore un autre point, sur lequel la radioscopie nous fournit de précieux renseignements.

Elle nous permet, en effet, d'observer sur le vif, le fonctionnement de cet organe.

Divers auteurs (Hofmeister, Schütz, Rossbach) avaient déjà essayé de résoudre ce problème sur les animaux. Deux célèbres cas de fistule, observés sur lhomme par Beaumont et Von Pfüngen, avaient aussi été étudiés.

Tous ces auteurs arrivaient à la même conclusion : au moment de la digestion, des ondes de contraction circulaires, se succèdent rapidement de la gauche vers la droite, s’arrêtant près du pylore. À cet endroit se forme un anneau profond qui isole une partie du

contenu stomacal et persiste jusqu’à l’ouverture du

sphincter pylorique, et le passage de la masse dans l'intestin. Puis, le mème phénomène se reproduit jusqu’à l'expulsion totale du contenu.

Les anatomistes ont mème constaté sur l'estomac des cadavres, près du pylore, la présence d’un sillon disparaissant par l’insufflatiou.

Cannon (1), Roux et Balthazard (2), Kraus reprirent ces recherches, en se servant de la radiologie, d’abord sur les animaux, puis sur l’homme.

C'est à Rieder que nous devons les observations les plus complètes, mais malheureusement ce ne sont que des images inanimées comme celles que nous fournit la radiographie.

Ici encore, la radioscopie nous sert fidèlement en nous rendant visible le fonctionnement de l'estomac.

Remarquons tout de suite, que malgré la difficulté des recherches, les constatations des anciens anatomistes sont de tous points vérifiées.

Nous voyons se dérouler, devant nos yeux, à la façon d'un cinématographe, les divers temps de l’évacuation.

Nous pouvons également constater, que sous l’influence de la chaleur du liquide ingéré, ou d’appli-

cations chaudes, sous l'influence des boissons gazeu-

1. W.B. Canwox. The movements of the stomach. studied by. means of the Rœntgen Rays. Americ, Journ. of. Physiol., 1 vol. 1898,

2. Roux er Barraazaro, Sur l'emploi des rayons Rœntgen pour létude de la motricité stomacale, Soc. de Biolog., 12 juin 1897.

VS TL ses el du massage, le travail de la digestion gastrique semble s’accélérer.

Du reste, si l'évacuation peut se faire très rapidement pour les liquides, et si Leven et Barret ont pu dire que l'estomac se vide régulièrement de son contenu liquide à la façon d’un entonnoir (loc. cit.), elle est très longue pour les aliments solides.

Si l’on fait ingérer 400 grammes du repas de Rieder, au bout de trois, cinq, six et mème huit heures on en voit encore des traces près du pylore.

Notons enfin un dernier fait :

Pendant toute la digestion, le lail bismuthé présente partout la mème homogénéité, et la même opacité. Si nous faisons ingérer d’autres solutions, celles-ci ne se mélangent pas avec le bismuth qui reste à la partie inférieure. S'il existait du liquide résiduel, il ne se mélange pas au lait bismuthé que l’on fait ingérer au malade ; maisil se rassemble à sa

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