SAVE MA
peut assurer, d'après Glénard, que c’est bien du foie qu'il s'agit, et dans les cas heureux, on peut mème, à l’aide du procédé du pouce, proposé par cet auteur, sentir une arête tranchante, fine et souple, qui est le bord inférieur de cet organe (1).
On peut encore reconnaître le siège de cette dou-
leur provoquée, d’après ses caractères locaux, ses irradiations, et enfin par les signes qui suivent l’examen. La douleur s'aggrave, s’il s’agit du foie ; elle diminue, au contraire, si l'estomac en est le siège. - La palpation ne peut guère nous renseigner par elle seule, sur les dimensions de l’estomac, à moins qu'il ne soit le siège d’une tumeur que l’on sentira saillie sous le doigt.
Dans quelques cas cependant, grâce à la palpation profonde, en se servant du procédé de glissement conseillé par Glénard, on peut sentir un relief formé par l'extrémité inférieure de l'estomac.
Dans ce cas, la main fortement appliquée sur la paroi abdominale antérieure, et enfoncée profondément sous la saillie du sternum, sent, en glissant de haut en bas, le long de la colonne vertébrale, plusieurs ressauts. Le supérieur est dû au pancréas, le second à l’extrémité inférieure de l’estomac, l’inférieur à la corde colique. Mais ce procédé, qui demande une réelle habitude, ne peut servir que chez les sujets très maigres, et dont la paroi antérieure se laisse facilement déprimer.
1. De l'exploration bi-manuelle du foie par le procédé du pouce. Lyon Médical, 3 janvier 1892.
Pratiquée enfin, immédiatement après le repas, chez les personnes maigres, dont l'estomac est tendu, la palpation permet de sentir quelquefois la limite inférieure de l'organe.
La percussion est le procédé qui nous donnera le plus de renseignements ; mais elle doit être faite avec un soin tout particulier si l’on ne veut pas tomber en dé grossières erreurs.
L’estomac n’a pas, comme le foie, de timbre propre. Le son varie avec le contenu de l’organe. Malheureusement, il se trouve entouré d'organes également sonores, le poumon en haut et l'intestin en bas ; et, s’il est facile, en percutant de droit à gauche, de reconnaître la brusque transition qui existe entre la matité hépatique et la sonorité gastrique, il devient excessivement difficile, même à une oreille exercée, de reconnaitre la différence de tonalité qui existe entre cette sonorité et la sonorité des anses intestinales situées au-dessous. Et pourtant, il est pour nous d’un intérêt capital, de distinguer entre les deux, pour avoir la limite inférieure de l'estomac. Aussi, pour rendre cette méthode plus maniable, at-on recours à différents procédés ; ce sont les mêmes que ceux que nous avons vu employer par les anatomistes dans leurs études sur l’estomac normal.
Nous ne reviendrons donc pas sur leurs techniques, ni sur les critiques qui ont pu leur être adressés, nous nous contenterons de les énumérer.
Ils ont tous en vue le mème but: chercher, soit en
diminuant la sonorité gastrique, soit, au contraire, en
LLOAPRN Ce C *