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CHAPITRE HI

Technique de l'exploration radioscopique.

N,B. — Notre but n’est pas de nous appesantir longuement sur cette question bien traitée déjà dans

de nombreuses publications.

La radioscopie ne demande pas une instrumentation spéciale. Il suffit de posséder une bonne ampoule réglable et mobilisable en tous sens, pourvue d'un diaphragme iris et d'un indicateur d'incidence.

Un écran fluorescent au platino-cyanure de baryum, appendu par ses deux extrémités aux bras en potence du châssis support, et mobilisable dans le sens vertical, grâce à un jeu de poulies et de contrepoids, permettra de recueillir les images.

Grâce à l’indicateur d'incidence, on peut une fois pour toutes, au début de l'opération, obtenir le rayon . normal ou perpendiculaire à l'écran.

Remarquons en passant, que ceci est le point capital de la méthode orthodiagraphique, qui permet,

grâce aux rayons émis perpendiculairement aux

Do

points examinés, d'en obtenir une image de dimensions et de formes exactes.

Il sera facile, au cours de l'examen, en faisant varier la position de l’ampoule, d'obtenir successivement pour chaque point examiné, le rayon normal.

En marquant au crayon gras sur l'écran ces divers points, au fur et à mesure de l’examen, et en les réunissant, à la fin, on obtiendra donc un calque de tous points semblable à l'estomac en observation.

Voici mâintenant les préparations à base de sousnitrate de bismuth ordinairement employées pour faciliter l'examen. :

1° Des pilules gélatinisées ou kératinisées de 0 gr. 50 à 1 gramme. |

2° Des cachets de 2 à 3 grammes.

3° De la poudre.de bismuth lycopodée dans la proportion de 4 de lycopode pour 3 de sous-nitrate de bismuth.

Cette poudre a pour propriété, de n'être pénétrée que lentement par l’eau, et de flotter un instant à sa surface.

&° Une solution sucrée de gomme arabique concentrée au cinquième.

Cette solution, d'une valeur alimentaire nulle, et agréable au goût, permet au bismuth, d’un poids moléculaire élevé, de rester en suspension.

Cette solution employée journellement par Leven et Barret, nous paraît préférable aux purées ou bouillies conseillées par Rieder et Béclère.

. l'est entendu que le sous-nitrate de bismuth

employé sera toujours pur et exempt de toute trace d'arsenic. |

Dans ces conditions ce sel a pu, sans autre inconvénient qu’une constipation souvent légère et facilement vaincue, être employé en grande quantité, jusqu'à 50 grammes par examen. Ne s’en sert-on pas à hautes doses dans le traitement de l’ulcère stomacal ?

La dose ordinairement employée par nous ne dépasse pas toutefois 20 grammes de sous-nitrate de bismuth par examen.

Ceci posé, voyons brièvement quelle est latechnique opératoire.

PreMIER TEMPs. — Le malade à examiner sera depuis la veille à jeun. Il sera placé debout derrière l'écran, face à l’observateur.

* Si, dans ces conditions, nous commençons l’examen sans aucun artifice de préparation, nous ne verrons le plus souvent qu'une vaste aire obscure, trouée de taches plus foncées, ombres du foie, de la rate et des os. Parfois cependant, on distingue audessous de l'ombre diaphragmatique en coupole, et à droite de celle de la rate, une zoneclaire, deforme ovoide, à grand axe verlical et sommet inférieur. C'est la chambre à air ou zone en dôme. Il est à remarquer toutefois, que si cette zone, image du grand cul de-sac stomacal, n'existe pas, on peut la faire apparaitre au bout de quelques instants, en commandant au sujet plusieurs mouvements de déglutition successifs.

DeuxièMe Temps. — Leven et Barret ont inventé

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