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à une poire à main, est adapté à la face antérieure. La forme de la pelote en fuseau est celle qui convient le mieux, car elle donne un champ d'action plus étendu au centre que sur les côtés, et s’adapte parfaitement à la forme du bas-ventre. Elle remplit complètement l’espace dépressible limité par le squelette- du bassin, et se met naturellement en place sous le corset. Sa largeur, plus grande au cenire,permet d’agir sur une plus grande hauteur, au niveau de la ligne médiane, point où la pression est plus forte que sur les côtés. Enfin, cette pelote est pneumatique, et peut s'adapter à tous les ventres. Le réglage s’obtient par la quantité d’air qu’on y introduit, au moyen de la poire. Elle s'adapte à n’importe quelle ceinture, pourvu que ï’on ménage préalablement une ouverture médiane, pour le passage du tube de gonflement.
Néanmoins, pour avoir un effet véritablement efficace, il faut que l'appareil de soutien remplisse plusieurs conditions. Il doit :
1° Se composer d’une ceinture ou sangle plane, non concave, s’adaptant exactement sur le bas-ventre ;
2° La partie antérieure, devant non seulement soutenir, mais, en même temps, comprimer le bas-ventre, sera faite d’un tissu très résistant, peu élastique et baleiné ; |
3° Pour éviter que le bord supérieur, qui remonte assez haut, n'empêche les mouvements de flexion en avant, et ne blesse le pli cutané ainsi formé, les ba-
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leines s’arrêteront à quelques centimètres au-dessous de lui ;
& Dans le même but, la fermeture de la sangle ne sera plus faite d’un buse médian, rigide; mais sera reportée sur les côtés et à crochets;
5° Le reste de la ceinture doit être d’un tissu plus élastique, pour pouvoir s'adapter sur le squelette sans blesser les parties molles ;
6° Il sera muni de sous-cuisses qui empêcheront l’appareil de remonter.
Voici la description de l'appareil que propose le D: Enriquez, permettant de remplir ces diverses conditions. ‘
Il se compose de deux parties indépendantes sur le devant, mais reliées entre elles à l’arrière. C’est un corset ceinture. La ceinture et le corset sont combinés de telle façon, que les organes remontés par la ceinture sont comprimés par elle seule, et non par le corset, sans que la taille soït en rien déformée.
La femme veut que son corset soit un objet de toilette et non un bandage. Le médecin doit veiller surtout à ce que l'hygiène soit sauvegardée, dans le corset le plus luxueux, comme dans le plus modeste (loc. cit).
La CEINTURE, faite en tissu élastique, se compose de trois parties de résistances différentes. La portion médiane, celle qui répond à la pelote hypsogastrique et sur laquelle repose toute la compression, a une rigidité bien supérieure à celle des parties latérales. Elle est doublée intérieurement, jusqu'aux trois quarts