‹ Essais Cliniques sur le Rapprochement Étiologique de Maladies d'Aspect DifférentChapitre 9 sur 13 · ARE · texte numérisé non relu

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thargique épidémique. Ces cas prouvént qu’à côté des formes classiques, l’encéphalite-épidémique peut revêtir la forme de la chorée aigué.

Mais il y a lieu de se demander si parmi les cas de chorée aiguë grave survenant en dehors de toute épidémie d’encéphalite, un certain nombre ne relèvent pas d’une infection identique ou analogue, même lorsqu'ils ne sont pas accompagnés ni de léthargie, ni d'ophtalmoplégie. F. Ramond et H. Claude ont d’ailleurs trouvé au cours d'une autopsie de chorée aiguë des lésions histologiques en tous points identiques à celles de l’encéphalite léthargique.

Harvier et Levaditti ont, en 1920, fait de remarquables recherches sur le virus de l’encéphalite léthargique. Ils publient une observation concernant une jeune fille de 23 ans, alteinte un mois auparavant de fièvre et d’angine passagère et chez laquelle les mouvements choréiques apparaissent ensuite d'emblée très intenses et généralisés.

Obs. III. — Harvier et LEVADITTI (résumée).

QI s’agit d’une chorée vraie, aiguë, fébrile, accompagnée de Iymphocytose céphalo-rachidienne, compliquée d’érythème purpurique au niveau des faces d’extension des membres, et d’une chute considérable de la tension artérielle, c'est-à-dire d'un syndrome d’érythème grave. La mort survient rapidement, trois jours . après l'entrée de la malade à l'hôpital, environ 6 à 8 jours après le début des accidents.

Les lésions constalées à l'examen histologique des

centres nerveux, sont celles de l’encéphalite aiguë épidémique, prédominant dans le mésocéphale, mais appréciables aussi dans la moelle. Elles consistent dans la présence de manchons péri-vasculaires formés d’éléments mononucléés et de petits foyers assez discrets d'infiltration lymphocytaire. Pas de lésion des cellules nerveuses, pas de figure de neuronophagie. A noter seulement une dilatation considérable des vaisseaux de la substance grise et la présence de thromboses leucocytaires intravasculaires.

L’inoculation au lapin, des centres nerveux de cette malade, nous a permis de réaliser jusqu'ici quatre passages successifs. Les animaux sont morts après une période d’incubation variant de 9 à 15 jours, c’est-à-dire un plus longue que celle observée habituellement et qui ne dépasse guère 4 à 5 jours... La série des passages d’une part, les lésions des centres nerveux discrètes, mais suffisamment caractéristiques observées chez les animaux inoculés d'autre part, permettent d’affirmer que les centres nerveux de celte maiade morte de chorée aiguë fébrile contenaient le virus de l’encéphalite épidémique.

Quant à la chorée faisant suite ou précédant le rhumatisme articulaire, nombreux sont les auteurs qui ont publié à ce sujet.

Etant donné la fréquence des endocardites au cours de la chorée, on peut s’étonner de ne pas les voir mentionnées dans les mémoires de Sydenham (1768) et de Bouteille de Manosque (1810).

En 1850, Germain Sée étudie l’endocardite au cours

mure

de la chorée. À partir de cette date, de nombreux travaux furent faits sur celte question, mais tandis que les descriptions cliniques furent complètes, la question de l’origine de la chorée resta l’objet de longues discussions, discussions qui ne sont pas encore closes et qui passèrent par plusieurs étapes.

Dans une première période, l’attention fut attirée par la fréquence du rhumatisme dans les antécédents des choréiques. Germain Sée le premier pensa à faire jouer un rôle étiologique au rhumatisme articulaire. Il lui donna une importance prépondérante, et, rhumatisme mis à part, on ne signala que des causes vagues de la chorée. On parla de. névroses, de terrain arthritique, causes qui ne peuvent jouer tout au plus qu’un rôle de conditions prédisposantes.

L'étude des manifestations cardiaques de la chorée conduisit Germain Sée à distingurr des lésions extracardiaques (péricardites) et des lésions intra-cardiaques (endocardites). Il nota également la fréquence des arthropathies, parfois même d’'épanchements.

« Qu'est-ce, s’écriait il, alors, qu’une inflammation multiple des séreuses, si ce n’est l’effet et le caractère de la diathèse rhumatismale ? »

Puis, trouvant 61 sujets atteints d'arthropathies sur 128 choréiques, il fut amené à dire que : « Sur deux enfants rhumalisants, il en est au moins un qui est choréique, ou, en renversant la proposition : Sur deux chorées il en est une qui est dépendante du principe rhumatismal ». Il n'hésite d'ailleurs pas à conclure : « Parmi les conditions morbides qui contribuent à la

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