‹ Essais critiquesChapitre 35 sur 52 · EXHIBITIONS DE MUSIC-HALLS · texte numérisé non relu

EXHIBITIONS DE MUSIC-HALLS

Il ne faut pas confondre autour avec alentour, ni le music-hall avec le café-concert. Le café-concert exploite — médiocrement — les plus bas instincts de l'homme qui digère. Il est grossier constamment, il est constamment stupide : cela suffit à le faire condamner par les braves gens qui ont encore quelque pudeur intellectuelle. Mais il est aussi presque constamment immoral et de la manière la plus brutale et la plus violente : et cela ne réhabilite pas le condamné.

Le music-hall a, sauf erreur, le même objet que le café-concert. On appelle donc music-hall toute entreprise qui, dans les villes importantes par leur population, tend à faciliter, à accélérer la digestion des hommes et même des femmes par la production de spectacles variés et faciles à comprendre et qui ne sauraient intéresser en aucune façon la littérature...

Le music-hall emploie donc parfois le moyen qu'emploie le café concert : il exhibe des chanteurs ineptes. Mais ces exhibitions sont tout à fait exceptionnelles au music-hall... On v voit, en revanche

atp ESSAIS CRITIQUER

tous les artistes en qui triomphent la force et l'habileté physique, qui font mille tours ingénieux avec une déconcertante agilité, qui donnent aux membres du corps humain une destination que la divine Providence n'avait pas prévue, marchent sur la tête, courent sur les mains, se servent de leurs jambes pour écrire et aussi de leurs pieds pour penser, parlent uniquement par gestes, se remuent harmonieusement pour leur intérêt et pour notre plaisir, et au demeurant gagnent leur vie sans troj) nous ennuyer...

Je suis allé à l'Olympia afin de me plonger dans les délices du music-hall... Je puis dire que je n'ai pas perdu ma soirée. Feu l'empereur Titus ne pouvait pas toujours en dire autant.

Il est incontestable que dans le music hall l'observateur des mœurs contemporaines est comme chez lui. Les sujets d'observation sont nombreux et ne laissent pas d'être pittoresques... O Paris qui n'est plus Paris ! ou plutôt Paris qui n'est plus la capitale de la France mais la capitale du monde. L'immense public qui se presse — expression banale et entièrement exacte — dans cette salle scintillante, rutilante, miroitante, étincelante, éblouissante de dorures et de lumières est composée d'iVnglais, d'Américains du Nord ou du Sud, d'Allemands, d'Autrichiens, de Russes, de Moldo-Valaques et peut-être de quelques Français qui se donnent l'air anglais pour ne pas se faire remarquer. Réjouissons-nous puisque lunivers se hâte à Paris. On me dit que tous ces étrangers ne viennent pas chez nous pour leurs affaires, mais pour se distraire de leurs aflaires. Je ne vois à cela aucun inconvénient...

L'inrtuence d'un peuple se mesure à la sympathie qu'il inspire. On ne va s'amuser que chez les gens pour lesquels on éprouve de la sympathie... Et parce que les riches de toutes les nations du monde viennent s'amuser chez nous, ce n'est pas une raison pour que Paris soit laBabylone moderne, la ville de perdition et la cité du vice. Non, nous pouvons procurer aux étrangers de toutes sortes des amusements attrayants qui n'évoquent pas nécessairement les pires débauches. Aussi bien, le spectacle qu'il m'a été donné de voir à l'Olympia je l'ai jugé d'une réserve satisfaisante et il m'a semblé que la fille y pouvait sans scrupule conduire sa mère... Du moins, il faudrait être extraordinairement malveillant pour découvrir dans un spectacle de cette nature des témoignages nouveaux de la corruption française...

Donc public étranger, bariolé, et d'allure dépourvue de toute espèce d'élégance dans une salle gigantesque et formidablement décorée... Mais ce public étranger, que vient-il chercher là ? A moins que je ne me trompe fort, il vient chercher là des plaisirs français. Ce plaisir est-il représenté spécialement sous les apparences des quelques femmes nonchalantes à s'offrir qui errent lamentablement parmi le promenoir et dont la vulgarité est pénible? Je ne le crois pas, Sur la scène on devrait trouver aussi des spécimens de l'amusement français. Or tous ou presque tous les « numéros )> sont étrangers. Ils viennent de Londres ou de New-York. Du moins, s'ils sont français par hasard ou, d'aventure, allemands, ils s'affublent de pseudonymes anglais... . Puisqu'il est entendu que Paris doit être entre

toutes les autres la cité agréable de l'univers, comment se fait-il que nous ne trouvions pas et que nous ne formions pas en France les clowns, les acrobates et les chiens savants qui doivent coopérer à la joie de ces foules cosmopolites qui se succèdent dans nos Olympias. Est-ce que les chiens de l'Angleterre seraient supérieurs aux chiens français? Constatation douloureuse à notre amour-propre national!...

Il nen est pas moins vrai que les music-halls prospèrent chez nous grâce aux publics étrangers et grâce aux artistes étrangers, bipèdes ou quadupèdes.

Le fait constaté, vous pouver tirer de cette constatation toutes les conclusions qu'il vous plaira. Mais le fait est. Public étranger. Artistes étrangers. Hélas, il faut ajouter : langues érangères. J'avoue que j e ne comprends pas très Ijien sous quel prétexte on tâche à faire de l'anglais la langue officielle des music-halls parisiens. Les étrangers viennent se divertir en France : je voudrais leur assurer desdivertissements français. Mais si nous sommes contraints, à cause de la pauvreté de notre industrie nationale, de recourir au personnel des music-halls des autres nations, ce n'est pas une raison suffisante | pour faire parler la langue anglaise, c'est tout au contraire une raison de plus pour éviter qu'on ne la parle... Vous me direz que, dans ces spectacles faits pour les yeux, la langue que l'on parle n'a qu'une importance accessoire... Je n'en disconviens pas

Parlez français tout de même. Vous avez là des représentants de toutes les nations... Ou bien ils ne comprennent pas l'anglais et je ne considère pas comme indispensable de le leur enseigner à Paris. Ou bien ils comprennent l'anglais mais ne comprennent pas le français, je tiens pour opportun de leur faire entendre au moins quelques mots de français chez nous. Et qu'ils comprennent les deux langues ou qu'ils ne comprennent ni Tune ni l'autre, je n'admets pas qu'à Paris on rende cet étrange et prodigieux hommage à la suprématie des Anglo- Saxons. Non, franchement non, la langue anglaise n'est pas encore tellement consacrée comme langue universelle qu elle s'impose dans les établissements de nos boulevards parisiens 1

Pourtant, le ballet l'emporte et la pantomime triomphe. Le langage des gestes est encore plus répandu que la langue anglaise et l'éloquence des orateurs anglais le cède à l'éloquence des jambes de nos danseuses.

Reprenons notre fierté tout entière : nous possédons une danse véritablement nationale. Rassurezvous, je n'en célébrerai pas la poésie. Mais il n'est pas mauvais d'en déterminer une fois de plus les caractères, et si je ne le fais pas moi-même c'est que Jules Lemaître l'a fait avant moi, au temps où il était sensible au charme des spectacles frivoles. Il a écrit avec attendrissement et avec netteté : « Cette danse-là n'exprime rien de déterminé. C'est une acrobatie savante et délicieuse, qui n'éveille en nous que des idées de grâce, de douceur, de légèreté surnaturelle. Un corps de femme qui semble ainsi presque affranchi des lois ordinaires de la pesanteur

n'apparaît plus comme un instrument de volupté. Il est angélique à demi tant on sent qu'un esprit subtil, répandu dans toutes ses parties, le gouverne harmonieusement, l'ennoblit et l'allège. On dirait parfois une âme qui danse sous une forme, visible mais charnelle à peine. Rien n'était d'une élégance plus chaste que la danse de M'^'' Beaugrand — ou même de cette Cornalba pour qui Meilhac éprouva un sentiment d'une spiritualité si pure qu'un jour il commanda son portrait sans lui avoir jamais adressé la parole... » Tudieu! quelle exaltation! Mais cette exaltation ne nuit pas à la clairvoyance du critique ; et Jules Lemaître décide très justement que la danse française est caractérisée par son élégance et sa chasteté.

Seulement les danseuses dans les music-balls ne dansent pas impromptu. Leurs danses sont préparées par des historiettes sans paroles dont les auteurs méritent tous les derniers supplices aggravés de quelques raffinements bien chinois... Les arguments des pantomimes me sont aussi insupportables que les danses ou les figures des ballets me sont agréables...

Vous ne devinerez jamais ce qu'a inventé l'auteur du ballet de l'Olympia. Voici. Au premier tableau — c'est la mer — la toile sur un décor de plage auprès dun casino. Des éclats de rire et des bruits de voix préludent à l'entrée d'un jeune viveur qui passe gaiement le temps en compagnie de jolies

baigneuses. Soudain ce jeune viveur reçoit une dépêche qui lui donne à réfléchir.

Cette dépêche est, si je peux dire, une lettre anonyme. Un ami inconnu lui conseille de partir immédiatement pour Ghamonix où la duchesse, sa femme, s'affiche avec M. de Z... Deuxième tableau — le Ski. — La duchesse, en eftet, flirte effrontément avec le petit vicomte. Ils arrivent tous deux en « luge » dévalant le long des sentiers de neige dans une vallée toute blanche, au pied du glacier. Ils ont quitté Ghamonix pour une excursion. Une vieille chevrière leur olTre du lait qu'ils acceptent très volontiers et qu'ils boivent avec un plaisir visible. Cependant les bergers des Alpes et les bergères qui reviennent de cueillir Tédehveiss dansent pour leur faire fête. Un orage, une avalanche troublent un instant le ciel sans nuage : le duc arrive. Et le duc est furieux. Or un duc furieux n'est pas un duc ordinaire. Et le duc est furieux parce qu'il est jaloux. Mais le duc furieux et jaloux est accueilli par un éclat de rire de la jolie duchesse. Vous n'auriez jamais imaginé que la jolie duchesse voulait simplement donner une leçon au duc. Elle a rédigé ellemême le télégramme de l'ami inconnu, qui était une lettre anonyme. Elle a réussi par ce stratagème candide et sûr, à ramener auprès d'elle le mari qu'elle aime.. . Les vacances sont finies maintenant : les époux réconciliés rentrent à Paris et le petit vicomte fait une tête ...

Cette histoire est incontestablement insipide. Nous comprenons aisément pour quel motif le premier acte du drame se passe devant la mer

2t|6 ESSAIS CRITIQUES

décors et costumes — et pourquoi le deuxième acte se passe devant les montagnes et les neiges éternelles — décors et costumes. Mais il n'y a aucune raison sérieuse pour que les héros de ce drame en deux actes soient une duchesse, un duc et un petit vicomte. Il nous est même indifférent que la ducliesse soit fidèle à son mari, ouquellele trompe, parce que, somme toute, la duchesse nous intéresse aussi peu que le duc, la femme que le mari. Nous estimons néanmoins que cette duchesse emploie, pour ranimer l'amour conjugal du duc, des procédés que Ion ne désire pas du tout voir propager chez les duchesses parce qu'ils sont privés de goût et vulgaires extrêmement ; la lettre anonyme n'est point convenable à l'aristocratie, même à l'aristocratie des music-halls.

Mais tout ce drame est coml)iné pour encadrer des danses d'ailleurs charmantes... En vérité, nous éprouvons une certaine peine à croire qu'une duchesse, soucieuse de ramener son mari aux seuls sentiments dignes dun bon mari et qui se sert pour cette fin louable de procédés si périlleux, soit disposée à regarder les danses vibrantes et colorées de montagnards sympathiques... Donc, pour peu que nous y prêtions attention, le drame nuit aux danses, elles danses annihilent le drame. Annonceznous des danses de montagnards et nous nous tiendrons pour satisfaits; nos vœux seront entièrement comblés... Et puis, nous ne pouvons pas être passionnés par un drame conjugal où le mari et l'amant sont figurés par des femmes... Or, dans les musichalls les maris et les amants de ballets sont habituellement des femmes. Ils sont donc des maris ou

des amants bizarres, et c'est le moins qu'on puisse dire d'eux.

Aimez-vous les travestis? Les music-halls en mettent partout... Les travestis à mon gré sont toujours épouvantables à voir. Quand un homme, dans un music-hall, se travestit en femme, il est grotesque, et il ne se travestit en femme que pour exciter le rire. La femme qui se travestit en homme veut, au contraire, exciter tout autre chose. C'est une bien grande prétention. C'est une prétention excessive. Les hommes peuvent, dans les ballets, ■accomplir des mouvements élégants dont l'eurythmie, conforme à l'esthétique masculine, nous séduira comme il sied. Une femme, avec des culottes collantes et des vestons étroits, est déguisée. Les lignes onduleuses de son corps, ses courbes impressionnantes deviennent caricaturales. Ou bien la femme, déguisée en homme, est droite et plate. Elle constitue un éphèbe élégant en sa gracilité énigmatique. Avouons alors qu'elle est une piètre femme... Je n'aime point les traveetis. ..

Passons, sans transition (et certes je sens bien qu'il en faudrait une — mais si difficultueuse!) des femmes de ballets travesties en hommes, aux animaux travestis, soit en femmes, soit en hommes. Dans les cafés-concerts, les hommes et les femmes -expriment par leurs chants et leurs gesticulations des sentiments de bêtes. Dans les music-halls, il arrive que les bêtes fassent des gestes humains. Et c'est là une des plus importantes différences qui

distinguent les music-halls, des cafés-concerts... Les animaux exhibés dans les music-halls sont uiiitormément répugnants. Mais que dire lorsque ces animaux sont revêtus d'oripeaux dont la civilisation a réservé l'usage aux êtres intelligents ? Le spectacle devient atroce. J'ai le devoir de proclamer que le public ne se rend aucun compte de cette atrocité. Voici un orchestre formé de chiens habillés comme des tziganes. Ce sont des chiens de faïence qui jouent mécaniquement d'instruments divers. Mais le chef d'orchestre est un chien véritable en chair et en os, et qui n'est pas privé de sensibilité, Au signal donné, il frappe de son bâton sur le pupitre, et il bat la mesure, En réalité, ses pattes de devant sont actionnées par un fil que tire le manager dissimulé derrière le rideau. Mais le montreur de phénomènes n'a guère besoin de tirer car le chien-chef d'orchestre est assez abruti pour agiter automatiquement son bâton. Trois chiens, derrière l'orchestre et un peu au-dessus de lui, accomplissent des mouvements compliqués et barbares. Ils sont à un five o'clok tea boufïon. Ils sont des cordonniers risibles. Ils sont des minstrels comiques et ahurissants.

Je suppose que le manager, tout près, que cache le rideau, les guide facilement. N'empêche que ce spectacle navrant, abominable et qui me dégoûte, est prodigieux. Le public y prend un plaisir extrême. Il applaudit, il acclame, il rappelle infatigablement les ignobles « cabots ». Et l'on voit apparaître en leur compagnie une femme agréable à voir, dans la force de la jeunesse épanouie. C'est elle qui a entraîné ces bêtes complaisantes. Elle sourit comme une personne (( distinguée » qu'elle se flatte d'être et qu'elle

est certainement. Quelle ingéniosité et quelle patience lui lurent nécessaires pour former ces bêtes î Si elle avait dépensé toute cette patience et toute cette ingéniosité pour une œuvre sérieuse, assurément cette jeune femme serait célèbre dans l'univers tout entier. Mais elle n'a cure d'étonner le monde par sa gloire, elle se contente d'elTectuer des travaux grossiers et rémunérateurs... En voilà une qui n'aspirera jamais à devenir femme de lettres...

Au music-hall il s'accomplit plus de prouesses que partout ailleurs. Le malheur veut que toutes ces prouesses soient systématiquement burlesques... Je vois la famille des Agoust... Les membres de cette famille sont trois hommes et deux iemmes. Je ne cherche pas à préciser quels liens de parenté les unissent... Ces parents associés miment une scène de restaurant... Un garçon les sert en jonglant avec les verres, les assiettes, les bouteilles et les plats... Tous les autres, à l'instar du garçon, leur parent ou allié, qui est aussi le jongleur le plus habile de la famille, jonglent frénétiquement... Nous avions vu ces jongleurs intrépides il y a quatre ou cinq ans. On m'a conté que la troupe se trouvait en famille à San- Francisco lors du tremblement de terre. Une des jeunes femmes qui fait partie intégrante de la famille fut tellement émue à 1 idée que la terre jonglait avec les hommes plus adroitement que la famille des Agoust avec les bouteilles qu'elle dut renoncer à jongler pendant des mois et des mois... Elle a recommencé maintenant les exercices pour lesquels il est

3oO ESSAIS CRITIQUES

vraisemblable que Dieu a pris le soin spécial de la mettre au monde. Et désormais les Agoust jonglent ea famille...

Je dois à la vérité de répéter que le garçon jongle toujours beaucoup mieux que les autres. Et c'est Toccasion, ou jamais ne s'ofïrira Toccasion, de répéter : « Aux qualités que Ton exige d'un domestique, quel maître aujourd'hui serait capable d'être valet? » Par où il est prouvé que le spectacle des music-halls comporte une philosophie et vérifie les observations sociales et morales de nos plus grands écrivains.

Et comment louer selon leurs mérites Green and Wood ! Ce sont deux gymnastes, deux acrobates inénarrables. Ils ne font pas un saut périlleux, ils en iont quatre, cinq, six en toute hâte, et avec un flegme que rien ne déconcerte. Mais celui qui emporte tous les suffrages tourne en dérision sa merveilleuse habileté. Il est « l'homme qui tombe ». Ce petit clown décharné est vêtu d'un costume de géant gras. Les pantalons sont trop longs d'un mètre ou deux, gondolent, décrivent des circuits tout le long des jambes et dépassent de beaucoup les souliers immenses. La blouse serait trop vaste pour servir de drap mortuaire à un éléphant. Ainsi aflublé « rhomme qui tombe » essaie de monter sur une chaise. Il se laisse choir sur les reins. Il essaie de monter sur une table. Il tombe en arrière au risque de se briser les os. Et il recommence sans arrêt ses essais et ses chutes fantastiques apparemment désordonnées et dont il ne se relève, vivant et alerte, que parce que la plus sage méthode dirige ses agitations de fou.

Yeut-il nous indiquer que les facultés humaines

CAFÉS-CONCERTS ET MUSIC-HALLS 3oi

sont plus admirables encore lorsqu'elles se dépensent pour des résultats grotesques que lorsqu'elles se dépensent pour des œuvres sublimes?... Peutêtre ne veut-il rien nous indiquer du tout? Son génie a donc « la suprême beauté de ne servira rien ». C'est bien, au demeurant, un vrai génie de musichall... Il est, par conséquent, superflu que je forge une conclusion que Green and Wood dédaigneraient et qui ne convaincrait pas les autres...

Page 1