‹ Essais d'appréciations historiques;Chapitre 24 sur 57 · AO INSCRIPTIONS DE NERAG · texte numérisé non relu

AO INSCRIPTIONS DE NERAG

too de là manière suivante d'indiqMber des dates

ftCMVSMAIKAVGCOSPQQF,. ANNAT, pOUF Romœ CùU'

ditœ millesimo vigesima sexto , mmi Kalendis Augustis, consulibus, pâtre qtmiuor et qùadraginta^ filio unum et viginti annos^ nath? Les personnes curieuses de cette spécialité pourront se divertir à relever ellesHoaièmes une foule de traits de ce genre. Je . ine hâte de quitter cette partie de la. réfutation, que je ne pouvais entièrement passer sôus silence, èti jarrivfe au choix de l'époque et aux erreurs" historiques ^ ou plutôt aux contes introduits da&s. l'his-^ toiré. . : / i

• La seconde moitié du troisième siècle est marquée d^ns rhistoire^ roniiainë par la plus grande confusion. Déjà, depuis Pertinax, successeur de Commode, à la fin du siècle précé* dent, la promotion à l'^napira n'eut plus absO'lâmenl d'autre motif que le caprice des soldats. L*élév£^tiôn et les trois ans de règne d'Héliogabale sont l'exemple le pliis moKstï^eUx dude*gré d'absurdité où peut arriver an pareil mode d'élection^ et les quinze empereufs qui se^succédèrent violemment pciufent «la première moi* tiê du troisîèitie éièelè rerid«iit étosinant le fait

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inêine (Je Feiistence d'un si grand empire, dont le ^héf, sans cesse renouvelé, avait un pouvoir aussi absolu que précaire- Les invasions des barbares, qui se joignaient aux calamités inté* rieurès, contribuaient plutôt, il est vrai, à empêcher la dissolution de ce grand corps , en réunissant les efforts de tous , sous quelques empereurs guerriers, pour repousser un fléau coitimun. Mais, lorsque Valérien eut été vaincu et fait prisonnier par Sapor, Fan 260 de notre ère, et que Gallien^ son fils, au lieu de chercher à le délivrer, à le venger, et à garantir Tenipire des irruptions sans cesse croissante^ des barbares, oubliait, dan sles voluptésjtous ces fléaux et toutes ces ignominies, alors l'empire fut morcelé par une quantité de généraux qui prirent, chacun dans sa province, le titre suprême d'empereur, et que l'histoire désigne sôus le nom des trente tyrans, nombre auquel les a portés IVèbelliùs PôUion; •

Cet historien, à qui on avait' reproché d'avoir fait entrer dans cette liste des enfants et des femmes, ' pour compléter ce nombre de trente, auquel il paraissait tenir, nomme comme .vingttroisième et vingt-quatrième tyrans , Tétricus

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le père et Tétricus le fils. De oeB deoK person* nages^ le premier seul mérite cette mention, puisque, d après Trébellius lui-même, le second a\mt reçu le titre de César étant encore tout petit (pueinilus)^' et, son père n'ayant conservé que six ans son tilre impérial, antérieur à celui de César donné à son &h , ce jeune homme pouvait avoir seize ou dix-sept ans lors de la chute de soii père^ dont il partagea le sort. Quant au père , il fut le cinquième ou le sixième qui posséda, dans les Gaules^ cette dignité impériale. Posthume, le premier, .se l'était.&it décerner par ses soldats en £60^ après avoir gouverné pendant sept ans, non seulement là Gaule, mais l'Espagne et la Grande- Bretagne; il fut tué» et eut quatre successeurs dans un an. Les deux premiers furent Lélien et Yictorin. Après la mort du second^ sa mère Victoria ou Victwina, décorée des titres d'Angusta et de Mère des camps > ayant vu son petitfils tué presque immédiatement après son fils, eut assez de crédit sur les troupes pom* faire élire un soldat nommé Marins, qui ne régna que tr(MS jours ; et, après ce nouvel écheq, elle sut epcor^ faire agréer au;i^ soldats un empereur

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dé son choix, dans la personne d'un sénateur de ses parents, nommé Tétricus, qui remplis^ sait» dans les Gaules, une magistrature appelée pttesidatûs.

Cette électioh eut lieu en 267. Victoria, qui parait avoir yécu encore Un an ou deux, fit décerner, par les légions de la Gaule, le titre de Gésar au iïïs de Tétricuiâ encore en&nt (Puerwlus a Victoria Cœsar est appellutus). Le père garda celui d'empereur peildant six ;ans, c'està-dire la dernière année du règne de Gàllien» tes trois glorieuses années de Claude »* le -Go^ thique , eàfin les deux premières années du règne d'Aurélien. Ce prince, aptes aroir vaincu Zénobve, reine de PSalmyre^ se porta aVec une rapidité incroyable sur Tétricus^ dont ces six ans de règne paraissent avoir été plutdt six ans d'humiliation et de captivités Gsu* il était telles ment esclave de son ai*mée, qu'il écrivit à Aurélien de venir l'en délivrer v en s'appliquant ce demi-vers de Virgile : Eripe me his > invicte ^ malid : < Homme invihcible, délivre-moi de t^ maux. > Il ne se borna pas là, et^ l'armée d'Aurélien ayant rencontré la sienne près de Châlons^ut^Marnè, il pas^, au commenoenient de

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Taction, dans le camp d'Aurélien avec son fils et quelques amis ; son armée fut entièrement taillée en pièces. Crévier a excusé, jusqu'à un certain point, cette trahison , comme le seul moyen qui restait à Tétiîcus d échapper à la tyrannie de ses soldats ; mais Gibbon a exprimé de l'indignation pour une telle lâcheté. D est certain que Tétricus acheta par là l'opulence et le repos dans lesquels il termina sa carrière. Mais auparavant il fut traité par Aurélien avec un mépris jusqu'alors inouï, sains doute justifié aux yeux du cruel empereur par la bassesse de sa trahison. Il servit, avec Zénobie, d'ornenient au triomphe d' Aurélien ; cette seule fois, le peu* pie et le sénat virent avec stupeur un sénateur romain, un personnage consulaire, marcher revêtu de la pourpre dans un triomphe romain,, à la suite de la pompe des prisonniers barbares* Aprèfe une si grande humiliation , Aurélien poussa le mépris pour Tétricus jusqu'à lui accorder des faveurs et des distinctions, que celui-ci reçut avec une adulation digne de ces malheureux temps de décadence. II. vécut même riche et honoré, ainsi que son fils, qui parcourut à Rome la carrière des grands emplois.

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Voilà les faits de l'histoire : c'est ce que rapportent Trébellius Pollion, Vopiscus, Auré^ lius Victor, Eutrope, Zonare. Il n*est pas trèsfacile, au reste, de démêler nettement ces faits au milieu de cette époque. « Nul règne, dit Crévier, n'est plus chargé que celui de Gallien d'événements qui se croisent, et dont le récit compliqué forme une espèce de labyrinthe où l'on se perd. » On peut en dire à peu près autant des deux règnes suivants. C'est, nous n'en doutons pas, ce qui en a fait choisir l'époque pour nos inscriptions de moderne fabrique.

JQ serait trop long de les examiner ici une à une. Bornons-nous à dire que l'idée principale qui y domine, savoir la reconnaissance d'un empire gaulois, d'un peuple gaulois distinct de l'empire et du peuple romain, est tout œ qu'il y a de plus contraire aux idées d'alors. La seule pensée d'une telle institution aurait à l'instant même fait massacrer l'imprudent général par les légions auxquelles il devait son titre impérial. La Gaule était romaine ; le titre de citoyen romain était celui qui flattait le plus un habitant de Bordeaux aussi bien que de Mantoue ou de Ravennes , et l'expérience de ces temps-

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là leur montrait qu'ils pouvaient arriver, comme les Roipains de Rome, aux premières dligmtés, et même à l'empire. La pensée d'une séparation d'avec la métropole était ce qu'il y aurait eu de plus impolitique et de plus impraticable.

Autour de cette principale donnée se groupent une foule d autres inventions aussi peu vraisemblables. Le petit Tétricus, qui dut à sa naissance le titre de César, et ensuite la triste prérogative de marcher à côté dç son père dans le triomphe d'Aurélien , dpvieut dans ces in»scrip tiens un foudre de guerre, 4écorédes titres de G^riwanique» Britannique et vainqueur dp la cité 4'Autuu, ^ofl père, qui, d'abord par une vague indication , préseqtée presque ipimédia^ temeut comme une assertion positive, se Ixouye parent de Claudp-le-Gpthique , fait aviec ce prince un traité secret ppur rester paisible po^ sesseur des Gaules. Taudis que la lettre de cp caillant empereur au sénat montre son profond chagrin de cette occupation qu'il regarde comme une des calamités de son règne : c Si je sucr combe, éaritril, n'oubliez pas que ja suis le successeur de Gallien. La république est de toutes parts latiguée et épuisée.,. Nous manquons de

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dards, de piques et de boucliers. I^es proTiDCQS les plus belliqueuses de l'empire, la Gaule et l'Espagne, sont entre les mains de Tétricus, et nous rougissons d'avouer que les arcbers d'O* rient obéissent à Zénobie. Quelque chose que nous exécutions, ce sera toujours sufiisamment grand. »

On nous montre Tétricus donnant à ses Gau* lois une espèce de gouvernement représentatif, composé de deux eents patriciens, deux cents chevaliers désignés par l'empereur et quatre cents plébéiens élus par le peuple. Les idées constitutionnelles de notre époque sont évideur tes dans cet édit si étranger à toutes celles d'à- IcHTS, et où l'on considère comme un des corps de l'état l'ordre équestre, cette ancienne institu*tion de la république romane, qui avait depuis long-temps disparu ; enfin où Ton donne pour ville principale d'une province Aix-la-Chapelle, fondée, comme on sait, par Charlemagne, où H'a)x)utissent aucunes voies rom4ines sur la table de Peutinger, et dont il n'existe aucun vestige antique, si ce n est dans un vieux conte rapporté par nos anciens romanciers.

Tétricus fait encore aux druides, qui jouent

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là le rôle de prédéœsseurs des jésuites, la promesse de livrer son armée à Aurélien, et il a la lx)nliomîe de consigner ce bel engagement sur le marbre. Il va sans dire qu'il a la plus grande prédilection pour la vîUe de Nérac, et qu'il la porte à un tel dçgré de splendeur, que les inscriptions la nomment divine, éternelle, etc. Elles donnent aussi à Tétricus, de son vivant, Fépithète de Divus. Une médaille de cet empereur, portant le mot consecratio, avait fait soupçonner à Scaliger qu'on lui avait rendu les honneurs de l'apothéose. Sur quoi Crévier fait cette réflexion : « C'est un fait bien peu probable que l'apothéose accordée à des hommes morts dans la condition privée, et qui ne Jte* naient point à la famille régnante , et je crois la chose sans exemple, au moins de la par t. du sénat romain. Il n'est pas impossible que quelque peuplade de la Gaule , où les Tétricus avaient régné, ait voulu témoigner ainsi sa reconnaissance pour leur mémoire, -» Ce lait peu probable devient, poiu* le grand défenseur des inscriptions de Nérac , la vérité historique la plus incontestable.

Si l'on veut voir la manière dont eet archéo-

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logue emploie les matériaux fournis par les historiens pour étayer l'édifice construit avec ces inscriptions, il iaut comparer le passage suivant d'un de ses mémoires au texte dont il est lu pompeuse paraphrase :

c Heureux dans le sein de sa patrie, remis en possession de tous ses biens, Tétricus lait construire sur le Mont^Cœlius, à la même place où était autrefois sa maison, un palais superbe, dont la dédicace a lieu avec des cérémonies peu diflerentes de celles qu'on observait pour.la dédicace des temples. Aurélien veut assister au banquet sacré qui fait partie de la cérémonie, et, en entrant dans la grande salle, il aperçoit un tableau en mosaitque, où il est représenté remettant à Tétricijis et à son fils la robe prétexte, le laticlave et les antres' marques de leur dignité, .et recevant d'eux, eh échangé, la courpnne civique et un .sceptre, dernier attribut qui rappelait sanS' doute que par eux Aurélien av»t eu l'empire des Gaules. »

Or, vqid la traducticm lîtt^ale du pi^sage de Trébellius PolUon qui a fourni la matière de

ce morceau : c Mon grand-père racontait avoir II. 4

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connu assez partîculièirement ïétricus ie fils, qui n'était effîicé par personne à la cour d'Au** rélien et de ses successeurs. La maison desTétricus existe encore sur le Mont-Gœlius^ entre les deux bois sacrés du temple dlsis MéteUine. C'est une fort belle maison où l'on voit un tableau eh mosaïque représentant Aurélien qui leur remet la robe prétexte, marque de k dignité sénatoriale^ et qui reçoit d'eux un sceptre, une couronne et un médaillon \ Quand cette maison fut achevée, on dit que les deux Tétricus invit^ent Aurélien à y venir df ner^ icomme pour en faire l'inauguration. » C'est tout sin>plement, comme on le voit, l'usage que nous appelons : Pendre la crémaillère*

Quant aux deux bas-^reliefs, celui qui, par une sorted'ironie cruelle, représente le triomphe de ces deu)L princes , lesquds suivirent , au con^ traire, e^ captifs le triomphe d'un autre, con*» tient ; plusieurs erreurs dans la draperie des triomphateurs et dans l'I^billement des soldats conduisant le char. Les petits médaillons rem^ plissant les intersitîces ne sont pas non plus

* Coronam, cyelufny û'û^rès ta restitution de Saumaise.

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dans lé style de l'agencemait* Sur un autre bafi^relief, un papillon, la lettre grecque thêta et le chifire III placés à côté de la lête de Néra^ qui aurait été femme de Tétricus, sont destinés à indiquer que c^te dame était morte trois arns a?mnt la sculpture de ce basH^lief. Cek en &it une espèce de rébus fort ingénieux •

Bien qu^il se soit mêlé dans la polémique amenée par ces monuments supposé)» «n peu desnumyaises raisons de ramonr-propre mis enjeu, c'est pourtant un devoir de rendre hom* mage à la bonne foi dé messieurs les arcfaéolo* gUBB du midi, même des plus prononcés ai fe« veur de l'authenticité. M. de Crazannes est le seul, que nous sachions, dont les doctes iéonteâ aient pressenti, dès le principe^ la dédsidn ' de l'Institut. M. Jouannet, qui conciliait pour Tauthwtidté 9 avait &tt pourtant^ dai^ deux *ou trois rapports à ce sujets quelques remarques qui» poiur un esprit moins prévenu^ auraient été de suffisants traits de lumière* < Ce n'est pa§ la première fois, dit-il quelque > part, - que les ruines de Nérac nous jettent uht énigme et bientôt après nous en donnent le mot. :»

C^est ainsi en effet que , d'inscription en in-

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scription, l'on est arrivé à obtenir les éléments d'une histoire de la Gaule très-substantielle^ pendant les règnes de Yalérien, Gallien, Claude et Aurélien. Le bruit court que quelque acadé* micien du midi a déjà fait marché avec un li* braire de Toulouse ou de Bordeaux pour pu* blier l'histoire de la Gaule au troisième siècle, d'après ces iameuses inscriptions.

Peut-être M. Jouannet se serait-il évité beaucoup de peine à lui et aux autres, si, laissant de côté la crainte, sans doute très-louable de trou^ hier des cendres impériales , en contestant l'authenticité de ces monuments, il avait tout de suite trouvé la véritable réponse à cette question qu'il se pose : € A quelle époque remontent les antiquités de Nérac ? Cette réponse est : A l'année 1835.

Quant aux personnes qui , par je ne sais queUe fantaisie, se sont (X)mplttes à fabriquer, puis à intarpréter et à prôner ces inscriptiims, ce qu elles ont de mieux à Êûre est d'avouer quelles ont tenté une mystificaticm, qui n'a pas été sans quelque succès.

GRANDE mosaïque

DÉCOUVERTE A SAINT-RUSTICE (hautk-garonnk).

Les restes grandioses des monuments de l'antiquité ont aujourd'hui, dans toutes les parties de la France, des appréciateurs éclairés. Partout il s'est formé des sodétés d'antiquaires, occupés à soustraire ces vénérables débris à la destruction que leur réservait trop souvent l'ignorance delà population dès campagnes* Dans quelques provinces, comme en Normandie, lés efforts de ces savantes compagnies , l'édat ré^* pandu sur plusieurs de leurs découvertes, ont déjà:dissipé une partie de cette ignorance , en popu]^isant, sinon le goi^ et le sentiment, du moins le respect de l'archéologie, et eu appelant l'attention de tous sur ces restes de l'antiquité, puisqu'ils peuvent, donner au lieu oii ils 3ont trouvés une sorte d'illustration; à cehii

qui les trouve, un gain légitime» quelquefois considérable.

La Société des Antiquaires du midi finira peut-être par en obtenir autant du peuple de nos provinces méridionales ; mais ce sera plus long et plus difficile, car l'ignorance populaire y est bien plus grande qu'en Normandie. Que d'actes de destruction n'est-il pas résulté de cette ignorance sur un sol bien autrement fertile en débris de l'antiquité ! Des idées erronées sur la législation, entr^;enues sc^'gneusement par des fripoDs, s'opposent à la publicité des décoiiviertes de métaux précieux. C'est une chose crue généralement, que celui qui trouve un trésor en doit compte au gouvertiement qui ne lui en kisse qu'oBeitrès-petit^ ^say tjie. Si vous cherchez à leur ^montrer leur erreur, ces pauvres paysans vous prennent pour d«s espions do la police , et ili^ se . renferment encore davantage dans leurs méfiances ei leurs dénégations. Us s^empressent <ie vendre^ sons main et à vil prix^ les médailles qu'ils trotitent dans leurs champsi deux qui les leur achètent astnsi <mi uo; intérèl; plus- véd à ne pas publier un pareil Irafio: L'ighopaiiGe et k cupidité t'on-

spirent donc à détruire en un instant ce que les siècles â:vaîent respecté. C'est ainsi que soixante^ quinze livres de médailles de bronae» d'or et d'argent, trouvées d'un seul coup à Sakil*Hns« tice, ont disparu immédiatement.

Une autre source de de^ruction, curieuse pénètre comme tradition pour robservaAcur moraliste, mais bien lamentable pour le zélé de l'archéologue, se trouve encore dans les idées superstitieuses. A Saint-Rustice ce ne sont qne fragments de consitructions» antiques^ à peine recouverts d^une mince couche de tesre végé^ taie. Dans un lieu vc^sin ces firagments se mon-* trçnt mêipe hors de la terre, et s'élèvent au milieu des ronces et des broussailles; or, ce lieu est considéré comme funeste, et Ton bh un détoner poUr l'éviter* Cette idée superstitieuse , attachée aux ruines, s'applique aux djjets tpou-^ vés dont il:^ matière n'offîre rien de prédeux ; et les statues de marbre même sont dans ce cas. Peu de t^oips avant la découverte de la grande mosaïque, à Saint-Rustiœ, les paysans y trouvèra;it une statue de marbre intacte. En NormaiMlie, où chaque arrondissement possède quelque amateur d'archéologie, dcpt les re-

5d MOSAÏQUE 0fi SAINt-RUSTIGE.

cherches^ sont connues dans chaque village, au moins du curé, on comprend assez bien l'intérêt que peut offrir un monument figuré pour s'en exagérer même l'importa&ce et la valeur. Mais les paysans languedociens n'en soni pas encore là. Cette statue, à peine trouvée, fot placée comme but ou point de mire sur - un tas de pierres, et les garçons du village,- aûrniés de cailloux, se plaçant à distance, firent à la foi» preuve d'adresse et de haine contre l'idolâtrie, en lui lançant chacun sa pierre, et en lui cassant successivement, qui un bras, qui l'autre^ qui une jambe... puis la tête, au cri triomphant et mille fois répété de à tu, idole (à toi, idole!). Le récit de cet exercice iconoclaste, fait pour arracher des larmes de sang à un véritable antiquaire , n^est que trop vrai . Plu^urs^ faits de ce genre, racontés dans les salons de* Toulouse pendant l'hiver de 1^2 à 1833 par des propriétaires des environs de Saint-Rustice, excitèrent l'attentive cimosité des archéologues. Des fi*agmeBts de toute sorte, trouvés chaque jour , annonçaient évidemment l'existence de ruines antiques que personne n'avait encore explorées,, et qui démontraient en ce

MOSAÏQUE D£ SÀINT-RUSTICE. 57

lieu remplacement d'un établissement romain. Nous ne rechercherons pas ici ^ d'après la table Théodosienne, si l'indication des voies romaines et des principales stations , doit laire reconnaître dans une de ces station la position de Saint-Hustice : ce serait nécessairenient une des questions à examiner dans le travail approfondi qui mérite d'être lait sur ces fouilles importantes. Le fait d'un, établissement romain a$sez considérable, à cinq Ueues N. 0. de Toulouse, sur la route de cette ville à Bordeaux, est prouvé surabondamment par la grandeur et la quantité des ruines déjà trouvées à cet endroit.

La personne qui fit 1^ plus d'attention à œs renseignements fut M. Jules Souliagei^, j^une Toulousain , qui , joignant à un goût pronoi^cé pour les études archéologiques un- esprit cintreprenant et persévérant; à la fois , se rçi^dit à Saint-Rustic€^ dès le printemp;» de l'année 4835 ,. recu^llit tous les récits^ toutes les traditions de. la localité su;* tant d'dbjets précieux tombés en des mains si profanes , examina tous les débris qui çn subsistaient , se fit conduire dans tous les endroits où le sol portait. les. traœs les pluis

58 mosaïque de saint-rustice.

évidentes de constructions antiques ; et, voyant toutes les chances qu'offraient, dans on tel lieu, des fouilles régulières exécutées en grand , se décida à faire, avec un de ses amis^ tous les frais nécessaires à cette exploitation archéologique , qu'il dirigea seul, arec un zèle et une intelligence dignes du beau succès dont elle a été couronnée.

Le résultat de ces fouilles fut la découverte d un édifice de thermes , composé de trois parties étagées en terrasses et renfermant les différentes divisions de ces monuments si vastes à Rome, qu'Âmmien Marcellin, dans son style ampoulé, les comparait îdes provincesentières, lavacrà in modum provinciartêm. Celui-ci » d une grandeur fort remarquable pour un bourg dont le nom ne nous est pas parvenu , avait été construit , comme l'indiquent les fondations , audessous d'une colline où est encore une source très-bonne et trè^-abondante. Probablement eDe fournissait l'eau de ces bains , et ils étaient chauffés aux différens degrés voulus pour les différentes salles, où Ton passait successivement de l'eau froide à l'eau tiède , puis à l'eau chaude , et enfin dans l'étuve : de là , comme

(» sait, les quatre salles Sipp^Aée^frigidarium, tepidariumj caldarium et laeanicuniy qui 8e trouvaient ordînairemeirt dans les thermes. . Noua n'entrerons daiis. aucun détail sur les deux tairaisses inférieures qui ont été déUayées en entier,, dont le plan a été dressé sur les lieux , d'après toutes les £bndations et les con* structions souterraines telles que VbffpocauS" ium , et où un oeil exercé apercevra sans doute les auti*e6 parties de la distribution d'un palais de thermes.

C'est la partie de la terrasse supériemie qui a nesaduces fouilles si remarquables. Ge tiers de l'ancien édifice ne consistait qu'en une grande salle de 15 mètres de longueur sur 6 et demi de largeur. La forme est un long parallélogranune , entouré de huit h^îcydes, un à cha* que bout et trois de chaque côté. Elle était entièrement pavée en mosaïque; seulement, sur les côtés, entré l'h^icyde du milieu et les deux autres , avait été réservé un espace en ligne droite, où l'aire sans ornement semble indiquer que devaient se trouver des piédestaux surmontés de statues , et il est probable que la statue dont nous avons décri* le malheureux

60 MOSAÏQUE D^ SAINT- RUSTIGE«

sort en était une. On sait qu'il y avait , dans tous les thermes complets, de ces grandes salles où les arts épuisai^it leurs ressources , et où les matières les plus précieuses fournissaient le tribut de leur magnificence. C'était là qu'on se réunissait , avant et après le bain. À Rome , les philosophes , les rhéteurs , les poètes , y rassemblaient autour d'eux les amateurs de leurs talens. La m^e chose avait lieu , avec de moindres proportions » dans les provinces^

M. Soulages a fait déblayer le sol éè cette salle avec le plus grand soin, et ^i a mis à découvert tout le pavé , dont la mosaïque , dans la plus grande partie , est très-bien conservée. En voici la disposition :

Dans l'hémicyde du côté de l'entrée est un ovale formé par une bordure riche et élégante ^

et dans ce cadre est une femme couchée répré^ sentan.t ArétJmse , ainsi que l'iiklique son nom écrit en grec dans le haut de la bordure. Au* desîsus deux figures à qùeùe .de poisson , dont il ne reste qu'une partie des bras, du dos et de la queue, étaient représentées commesupports , et aux côtés de lovale sont écrits les mots Sice* liqtès et Tritogfinios^

En ai^nçant entre les deux premiers hémicydes latéraux , la partie droite manque ; mais dans le milieu sont un chien de mer et un dauphin , et dans rhémicycle à gauche une n^éide assise sur la croupe d'un triton : elle tient une draperie qui flotte en demi-cercle au-dessus de sa tète. Le triton est cornu et barbu ; tout son corps, jusqu'au-dessous du nombril, est d'un homme , au lieu de jambes il a deux nageoires, et la partie postérieure de son corps est une longue queue de poisson ; de la main gaudie il tient la conque, dont il sonne , et de la droite il doime un coup de trident à une sorte de dragon marin qui se retourne contre lui. Les noms des deux divinités sont , comme tous les autres , écrits en caractères grecs au-dessus de leur tête : celui de la néréide est Doto, et celui du triton Nymphogénès. Un crabe est au-dessous d'eux.

Entre ces deux premiers hémicycles latéraux et ceux du milieu est l'espace où nous supposons qu'était placée, de chaque côté, une statue intermédiaire. La partie de la salle comprise entre ces deux espaces offre, sur la mosaïque, d'abord deux figures à cheval : l'une.

62 MOSilÏQUB DE SAINT-RUSTIOB.

Leuoas, 8ur im Iîob marin ; Tautre , Xmitippe, sur un cheval marin. Ces figures sont en regard et sont pleines de mouvement , surtout celles des animaux,

Aurdessus commence le bas d'une vaste dra* perie carrée dont quatre petits génies retiennent les angles , et où est représentée une tète colossale de TOcéan, de neuf pieds de haut, et formant le milieu de cette mosaïque* Cçtte tète, d un grand caractère , est d'un effet imposant. Trois fleuves lui coulent de la boudie , au coin de laquelle sont de petits dauphins ; il en sort aus^ de ses oreilles. Des perles, disposées comme la queue d'une écrevisse , ornent ses cheveux. Cette draperie s'âève dans les trois quarts de l'espace qui est entre les deux hémicycles lata:*aux du milieu.

 sa droite est le groupe d W dieu marin et d'une néréide. Le dieu marin, cornu et barini, Borios, est vu de dos ; il tfônt à la main «n objet dont une partie est détruite, et a sur les épaules un manteau d'écaillés de poisson. Il est s^pfOf^é sur deux hastes pures, plaoéés taransvei^s&le^ ment, où est assise à oôté de lui la néréide Pa^ napéa, avec deux bracelets à diaque bras; un

MOSAÏQUE ]>E &AfNT«RUSTIGB. 6 S

coUier, une robe de diverses couleurs, et sur la lête une sorte de couronne. Elle lient de la main droite un portrait dans un médaillon, et de Taulre une unie fluviale. Celle figure est d'un assez bon style.

A gauche, en pendant de ce groupe, est celui de Glaucus , Ino et Palémon. Glaucus a quatre cornes, dont deux sur le front et deux recour^ bées mr les tempes, en manière de roseaux, un manteau d'écaillés de poisson, des nageoires au lieu de jambes, et une queue sur laquelle est assise Ino, dont les pieds portent sur deux hastes disposées . comme au groupe d'en lace. Sur sa tête flotte une draperie, dont les bouts sont passés sous ses Itt*as. De la main gauche elle tient son sein, et elle étend la droite sur le petit Palémon, que lui présente Glaucus. Ses bras sont ornés de bracelets, et ses cheveux de tresses de perles.

Au-dessus, entre le second espace oii nous supposons qu'étaient, de chaque côté, des sta^ tues, ime femme uue, dont les épaules et \à tête manquent, est assise sur un animal marin dont la tète manque paiement, mais que ses pieds fourchus, et l'él^nce de son cou, peuvent iaire

supposer être un cerf. Cette figure de femme a de la grâce ; son bras gauche, le seul qui subsiste, a un bracelet. En regard, il reste seulement un pied et le bas de la robe d'une autre figure, également assise sur un animal à pieds fourchus. Sous cette figure plonge un dauphin. Ces deux gi*oupes font évidemment le pendant de ceux de Lëucas et de Xantippe, montées sur un lion et sur un dieval marin, et qui sont avant la tête de TOcéan. Il règne, dans Ts^^icernent de cette mosaïque une symétrie, qui, par la partie conservée, permet &cil^nait de se représenter ce qui manque.

Toute la portion comprise entre les deux derniers hémicycles latéraux et celui du fond est détruite, excepté le sujet de droite représentant Théiis et Triton. Si Ton entreprend if restauration de ce qui manque à la partie anté^ rieure, en s'arrêtant à ce dernier espace compris entre les trois hémicycles du fond , on pourra faire servir ce groupe à remplir l'espace vide en bas à droite, en regard du groupe dé Doto et Nymphogène. La figure de Thétis est d'un mauvais dessin ; elle est vue de êm», a des bracelets de perles à chaque bras, un collier de

mosaïque de SAINr-nUSTlCB. 65

perles, dés tresses de perles dans les cheveux. Le bout de son bras droit manque. Elle appuie la main gauche sur 1 épaule de Triton, qui joue' de la flûte de Pan en la tenant à deux mains. D est cornu et imberbe ; son visage ne manque pas d'expression ; son torse est même d'tm desr sin assez savant. Il a, comme les autres, au lieu de jambes, des nageoires. Thétis a un manteau long, que Ton voit seulement tomber derrière ses bras, et qui revient par-devant au bas du torse. Toutes ces figures sont de grandeur naturelle.

Les sujets de ce riche et élégant pavé sont tout homériques et entièrement empruntés à 1 ancienne mythologie grecque, comme Fêtaient, au reste, la plupart des ornements des palais romains. L'on sait que, depuis la direction donnée par Winckelmann, les investigations de la critique ont ramené à des sujets de ce genre beaucoup de monuments où Ton avait cru voir des sujets historiques. Ici ces divinités marines sont empruntées àHomère et à Hésiode. Le premier de ces poètes donne les noms de trente-deux néréides au commencement du dixhuitième livre de '- Tlliade, lorsque Thétis sort II. 5

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de la mer pour venir cooâder $onfîl$, désespéré de la iporii de Patrocle. Hésiode en nomn^ quaraixte^une, vers 549 e( suivants de ss^ Tiiébgo* qie y et il ajoute :

< Ce soqt les filles antiques de l'Océan et de Téthys. Il y en a encore bien d autres» car ces légèi*es Océanides sont au non^re de trois mille; race brillante de déesses, rép^due mâmé sur la terre, où elles habitent les pro^ fondeurs des lacs. Parcôl est. aussi. le nombre des fleuves aux ondes retentissantes, fils de rOcéan et de la vénérable Téthys. Il ser^t bien difficile à un mortel de dire tous levrs noms ; mais les hommes connaissent les pom» » de ceux auprès desquels ils demeurent. >

Homère dit aussi dans le vingt-troisième U* vre de llliade que c tous les fleuves, toutes les » mers, toutes les sources et totv^ les lacs pro- » fonds viennent de l'Océan. > On voit donc que ces anciens poètes ont fourni les sujets et Tordonnance générale de cette masaïque, où la tête colossale de l'Océan, avec les fleuves qui coulent de sa bouche, est au centre, entourée de tritons et de néréides qui représeqtent allé* goriquement les autres eaux de toutes sort^.

MOSÂÎQtm DE S^AINT-RUSnCE*. 67

^ Parmi kurs noms, tous écrits en gtec^ ceux d'Aréthuse, de Thétis, Triton, Glaucus, >Ino^ Paiémon, Panope, sont bien connus. Doio est nommée dans l'énumération homérique. Les noms dé teucas, Xantippe et Borée sont trèsconnus, tnais sans être donnés ailleurs, que je sache, à des divinités marines, En&i ceux de Nymphc^énès, Tritogânios, Sicéliôlès, coospo* ses très4tymologiquement, paraissent ici pour h première Ibis, et pourront aarichir las 4ic? tionnaires. Le premier est écrit Nynpkagénès, ce qui tient à la prononcktion des Grées, où la lettre n de:vant un p prend le son de Vm, ideùr tité deéon qui aura trompé l'ouvrier. Par la même ra^n, sans doute, le ipot B^rém est écrit j^orto^. Enfin lé mot Tritogérm^^ endommagé , peut se lire seulement d'après une côsLJectiuHe que je hasarde comme prohable* sur ee qui reste.

La foiime des lettres est celle de beaucoup dWiptiqnsdes premiers siècles de nOtreère, C'est le caractère capital avec le sigwu et Vepr silon limifarmes, V.alpha et YôpfiégAdn pai;actère onciaL Ces signes, iion plus que le$î dQU^ fautes

6B mosaïque- Vtt SAlftT-RUSTICE.

d'orthographe, ne peuvent préciser k date de çemopnment. Restera dpnc, comme radicatipn^ les médtâlle& trouvées dans ces fi>ai})e$, et surtout la iiiature dès constructionjs et le style deg objets: d'art« Quant anx médailles, elles, vpnt^ dit-on r àa troisièsiie au dnqiuème^ ^ièicle« • Un tel édifice, construit dans la Gaule avec toutes les habitudes de Tantiquité et les orne^ mentS' de la mythologie» ne peut étire guère postérieur an quatrième siècle. Xes figures.de la mosaïque sont d'une exécution iuégate; mais la disposition et Teflet en^sent en général satisfaisants, n ne faut pas ()ii^ter que ces an-* cteiines lïtosaïqûès^ ^oiployéesau pavé;de salles d'uni usagé joamalier, visiaient pl^s à la soli<|[té, à un ceriamè^ot d'îsnsemble» qu'à cette perfeo* ^n admiraible de qudques grandes mosaïques lAàoderàes, telles que celle qui est placée dans le Musée des Antiques, à Paris, et surtout les copies de quelques chefs-d'œuvre de la peinture, (kitesàRome, de même grandeur. que les ori* ginaux, tomme la mosaïque de la Transfigura* fion dé Raphaël^ celle de la . Communion de ^int Jérôme du Dominiquin, qui sont compa-

raMeSvditon, à nos tapisseries des Gobeliii&, et assurent une durée indéfinfe aux sùblîmei^ compositions de ces grands maîtres. Mais les prismes *<1^ différentes pierres^ qui servent à ces admirables ouvrages ont jusqu'aux plus petites dimensions, tandis que pour œs pavés auxquels les anciens ont borné l'emploi de la mosaïque, les prismes sont ordinairement de plusieurs lignes de surlace.

Tels sont ceux de la mosaïque de Saint-Rustice. Quant à leurs matières, ce sont la pierre calcaire, des marbres, des :silex, des pâtes de verre, etc. M. Soulages a Êdt recueillir avec soin tous ceux qui provenaient des débris de s par" ries détruites ; il les a fait trier minutieusement et placer dans différentes caisses, ce qui permettrait d'employer, pour les parties à restaurer, les matières mêmes qui avaient formé les parties détruites. Il a encore fait preuve de beaucoup d'intelligence en enlevant dans son intégrité et en faisant transporter à Paris le fragment qui se voit aujourd'hui au bas du grand escalier à la Bibliothèque du Roi. Car c'est à cet établissement que M. Soulages a cédé

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son monument en se bornant au rembo«rte^ ment de ses frais. Ëspénms que nous verrons tHentôt cette taste mosaïque tout entière déco* rërle pavéd'tmedes aalles basses de^aidregrand dépôt de3 connaissances bumaines«

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