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'• L'histoire de M, Depjiing, qui fait siiitie â c*Uë (te feu LîcqUet; dont'iToui Venons de parlèp, traite de la période comprise entre r-aiinée 1066 ; époque du sacré dfe Gi»îliume4e-Cbnqu^ant à Londres, jusqu'à ■ràtiiiée 1^804, 6û la prise de Rouen par Philippe-Auguste achevé la réunion de la Normandie à la France. Cette année 1204 est fertile en grands événements : c'est celle de la prise de Gonstantinople par les seigneurs croisés, l'un desquels, Ville^Iardouin,
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mar^ohal. de Champagne , a laissé le récit de cette, glorieuse expédition ; c'ei^t aussi Tannée où I mourut Ëléonore de : Guienne , si célèbre « pendant la deuxième- croisade « par sa beauté et sa coquett^ie, et dçnt le second mariage fat Sri ftmeste à la Franœ;.car en. quittant LouiS" le^eune popr/Henri II , rôi d'Angleterre , elle lui porta en dot toutes ces riches provincei^ du SBiloHest de la France, qui furent fdnsi , pendant plus de deux siècles, une source féconde de désastres, et mirent la monarchie frafiçaise à deux doigts de sa perte*. Quelle persévérance dans la politique des rois pourfende cette monardbie, sans se décourager par des reivers qui semblaient anéantir les efforts de leurs prér décesseurs ^ et les obliger à recommencer tout $ur nouveaux frsu» ! Néanmoins les derniers prédécesseurs de Louis XI, dans leurs skua* tîons les phis critiques , tenaient de k sanc* tion du temps une ressource qui avait manqué aux premiers princes de l^ir race : c'était Tauton té royale, établie alors comtne un droit ëù*^ présne d€§à ancien; et Charles VII , dépouâlé^ pattei^daiit plus son saiut que d'un miracle, éiâit plus près^,' Miioèsensy de la puissante mo-^
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narchie de son: fis , que Loiœ4èJeune , époux d'Êléônore. Aucun éyéneinent ne contribua plus à consolider cet ascendant de la royauté dans là perso^i^e du roi de France, que la: conquête de la Normandiëtpar Philippe-Auguste. Dès lors, les rois d'Angleterre furent des rois étrangers, la naticmalité des deus: pays ftit dis-* tinote; et peut-être qu'en.mourant la vieille Êléonpre aperçut, dans l'aTenir, ses beaux états dè^ Guienne annexés au royaume desonsuzei^^ pour n'en être plus séparés.
JLe.rèle que joue Philippe-Auguste dans cette con^truation d'une monarchie compacte est des plus importants par les nombreux obstacles qu'il e«^t à surmonter. Obligé non seulem^st de marcher à son hut, pied à pied, mais de recommencer yingt fois les mêmes conquêtes , d'être attentif à toutes les circonstances et de s'occuper surtout de les iaire naître dans Tint^ôt de ses desseins , Philippe se montre un grand roi, comme guerrier et comme politique. Mm la. raûson d'etot trouve rarement grâce de^ vaut MvDepping. Les pays ravagé&, les popu* lations désolées par tous les mmix de la guerre, la foi des traités continueUemient violée ^ voilà