II
croisades et la fondation des ordres religieux les plus célèbres* En ce siècle, la haute influence de plusieurs saints illustres dans les &stes de TËglise offrait à ces considérations une transition naturelle à l'histoire de sainte Elisabeth de Hongrie. De là , une introduction qui place sous son véritable jour cette pieuse biographie, en commençant par exposer l'ensemble de son époque. Dans ce moyen-âge aux institutions fortes et compactes , pas de ces individualités isolées des temps modernes ; tout se tient dans cette société hiérarchique et solidaire. Aussi , à l'occasion de la sainte duchesse de Thuringe, M. de Montalembert a-t-il été.en droit de tracer à grands traits un tableau du catholicisme au treizième siècle ; et alors le catholicisme en Europe, c'est la société tout entière.
Que l'auteur ait entouré d'une auréole trop brillante les grandes figures des souverains pontifes, c'est ce qu'il semble , nous l'avouons, à la première lecture de cette savante introduo* tion. Mais , pour entreprendre de réfuter un écrivain qui appuie toutes ses assertions de recherches dont les sources sont scrupuleusement indiquées, il faudrait puiser dans un
traTaîl non moins complet les armes de la réfutation.
Nous sommes persuadé qu'une telle réfutai" tion , pour être juste , n'irait pas au^lelà de quelques modifications ; car» nous le répétons , aucun autre point de vue ne pourra jamais faire bien juger là société de ce tempsplà.
Quant à l'importance de ce morceau » placé comme introduction au-devant de la vie de sainte Elisabeth, au lieu de critiquer la dispror portion du portique avec le monument, nous signalerons la judicieuse séparation que l'auteur a mise entre deux choses trop souvent confondues. L'étude approfondie d'un sujet spécial, même assez restreint, fournit toujours une abondante variété de matériaux , dont l'examen et la comparaison donnent lieu à des vues générales. Si, pour ne pas en perdre l'emploi , on cherche à les &ire ressortir du sujet particulier auquel on a pu les rattacher seulement par quelque côté , il résulte de cet effort un de ces ouvrages sans proportions, où la moindre matière entraine des déductions à perte de vue.
M. de Montalembert , en séparant son U*a^
vail en deux parties , a évité cet écueil. Arrivé à l'histoire de sainte Elisabeth, il se renferme dans le sujet , sans se permettre rien qui ressemble à une digression, pendant quatre cents pages grand in-8^, scrupuleusement remplies. Le soin avec lequel il a rassemblé sur ce sujet tous les matériaux dont il a pu se procurer l'indication rend cette monographie complète; l'abondance de ces matériaux prouve le grand rôle que joua, en effet, la mémoire de la sainte, et justifie ainsi l'importance historique que l'auteur reconnaît à son histoire , quand il dit du treizième siècle que c l'histoire même purement prô&ne d'une ère si importante dans les destinées de l'humanité ne pouvait que gagner en profondeur et en exactitude par les recherches particulières qui porteraient sur les objets des plus ferventes croyances et des plus chères affections des hommes de ce temps. Nous osons dire, ajoute-t-il, que dans l'histoire du moyenâge il y a peu de biographies qui prêtent mieux que celle de sainte Elisabeth à une étude s^nblable. >
Le haut rang de cette femme contribua, comme on peut le peçser , à donner un grand
retentissement à ses vertus chrétiennes , qu'on pourrait dire avoir été excessives. Fille d'André II, roi de Hongrie, et de Gertrude de Méranie, sa femme, elle était née en 1207 à Presbourg. Fiancée, dès l'âge de quatre ans, à Louis, fils aîné de Hermann , duc de Thuringe et de Hesse et comte palatin de Saxe, elle fut envoyée immédiatement à la cour de ce prince, où elle fut éle* vée avec le plus grand soin, puis mariée à treize ans avec le duc Louis, âgé de vingt ans et devenu successeur de son père. Cette union, présentée avec une vive éloquence par M. deMontalembert comme le plus parfait modèle d'un mariage chrétien, fut favorisée de toutes les. prospérités, excepté d'une longue durée. La jeune duchesse , après avoir donné le jour à quatre eiiiants, deux garçons et deux filles, se trouva veuve à l'âge de vingt- ans, par la mort du duc Louis, qui avait accompagné l'empereur à la croisade. Ici les légendes nous paraissent avoir beaucoup exagéré la position déplorable à laquelle fut réduite Elisabeth par la félonie de son beau-fi:*ère, le landgrave Henri, qui la chassa du palais avec ses enfants, dont il voulait usurper l'héritage. La fille du roi de Hongrie, la
souveraine de Thuringe, implorant de porte en porte la pitié pour elle et ses petits enfans» dans sa capitale d*Eisenach, théâtre de son immense diarité, obligée déjeuner plusieurs jours, ne trouvant d asile que dans une *étable à codions , voilà de ces détails où il est difficile de ne pas reconnaître le goût du peuple pour le récit des grands contrastes de la fortune. La critique ne peut donc laisser passer intacte cette partie de la vie de la sainte duchesse.
Le prince évêque de Bamberg, son oncle, la recueille dans ses états» et veut lui &ire épousa Tempa'eur. Mais elle s'y refuse , voulant rester fidèle au vœu de continence peipétUelle qu elle avait Eût, si elle devenait veuve. Cependant les seigneurs thuringiens qui avaient accompagné le duc Louis à la croisade reviennent en Thuringe, après avoir acconipli leur sainte expédition , et y rapportent avec une grande solennité le corps de leur souverain. Là sont de bien intà:*essantes notions sur cette chevalerie allemande du treizième siècle. L'indépendance de ces fiers barons s'exprime avec une noblesse et une générosité admiraUes dans le discours que le sire cte Varila, grand écfaanson»
adressa au landgrave Henri pour lui reprocher sa félonie. C'est un morceau dont M. de Monta* lembert a démontré avec soin l'authenticité, déjà prouvée en Allemagne par le savant M. de Rauma:*. L'amour de la justice et de l'honneur n'a peut-être jamais .inspiré de plus éloquentes paroles ; mais c'est une éloquence du cœur, telle qu'on peut l'attendre d'un brave chevalier, parlant au nom de cette noblesse à qui le voyage en Terre-Sainte donnait un ascendant dont elle faisait le plus digne usage , par cette protection courageuse accordée à la veuve et à l'orphelin. Nous voudrions pouvoir citer ici en entier ce beau morceau , comme l'a lait M. de Montalembert. « Nous avons donné au long cette harangue , dit-il, afin de montrer quelle était la servilité de la noblesse chrétienne dans ces siècles de ténèbres et d'oppression . Ils étaient certes Wen en arrière de celui oii le maréchal de Villeroi montrait à Louis XV enfant le peuple assemblé sous ses fenêtres, en lui disant : Mon maître, tout cela est à vous.^
Si ces paroles de Villeroi à Louis XV contribuèrent à développer de mauvais penchants diez le jeune monarque, nous allons\oir que
celles du sîre de Yarila au landgrave Henri eu» renty en sens inverse , encore plus d efficacité* Laissons encore parler notre jeune historien : c Tous les assistants s'étonnaient de l'extrême hardiesse des paroles du noble chevalier ; mais Dieu sut s'en servir pour toucher un cœur de* puis long4emps inaccessible aux inspirations de la justice et de la pitié. Le jeune prince, qui était resté Inuet jusque là, fondit en larmes, et pleura long-temps sans répondre, puis il dit : c Je me repens sincèrement de ce que j'ai Êdt ; Y je n'écouterai plus jamais ceux qui m'ont
> conseillé d'agir ainsi : rendez-moi votre con- » fiance et votre amitié ; je ferai volontiers tout
> ce que ma sœur Elisabeth exigera de moi; » je vous donne plein pouvoir de disposer pour » cela de mes biens et de ma vie. » Le sire de Varila lui répondit : c C est bien, c'est le seul
> moyen d'échapper à la colère de Dieu.) Cependant Henri ne put s'empêcher d'ajouter à voix basse : c Si ma sœur Elisabeth avait à elle » toute la terre d'Allemagne, il ne lui en reste- » rait rien , car elle la donnerait tout entière » pour l'amour de Dieu.»
Cette charité sans bornes était, en effet, avec?
son humilité, le point le plus saillant du carao> tère d'Elisabeth. Elle s'y livra sans résa:Te dans sa retraite de Marbourg, ville que lui donna comme douaire le landgrave Henri. Non contente de pratiquer toutes les œuvres de miséricorde , elle voulut s'imposer les privations du plus misérable de ses sujets, demeurer dans une hutte de terre , et ne vivre que du produit de sa quenouille. Aux rigueurs de la règle de saint François qu'elle adopta bientôt, marchant toujours pieds nus et ceinte d'une corde, elle joignit toutes les austérités qu'elle put imaginer. En vain le roi son père, apprenant le misérable état oii elle vivait, chercha-t-il à la ramener à une existence plus conforme à son rang ; elle fut sourde aux prières de l'ambassadeur, et ne fit que rendre plus excessives ses mortifications. Elle s'attacha surtout à vaincre tous les sentiments humains les plus légitimes, avec un acharnement de piété, s'il est permis de s'exprimer ainsi, qui alla toujours en croissant jusqu'à sa mort, arrivée le 19 novembre 1231 , à l'âge de vingt-quatre ans.
Les peuples, frappés d'une existence aussi extraordinaire , eurent pour sa mémoire ime
tSlA SAINTE ELISABETH DE HONGRIE.
espèce d'idolâtrie, qui fut, pendant trois siècles, le culte le plus populaire de l'Allemagne. Elle fut canonisée avec une grande pompe par le pape Grégoire IX. C'était du prédécesseur de ce pontife qu'elle avait reçu pour directeur un homme qui développa chez die l'exagération de la piété. Il nous est impossible de partager, sur le compte de ce directeur , appelé maître Conrad de Marbourg, l'indulgence de M. de Montalemfaert ; et nous avouons que lé récit, exempt de blâme, de ses brutalités ignoUes et même féroces nous a causé, à cet endroit du livre , une indignati(m qui a Êiilli nous en faire abandonner la lecture. La tyrannie que ce miséraUe^xarçait sur son illustre pénitente, quoique comprimée du viviamt de son mari , se manifestait d^a par des actes dont il nous suffira de citer un seul.
€ Un jour il la fit appeler pour l'entendre prêcher ; mais elle se trouva en ce momeat retenue par sa belle-rsœur, la margravine de Misnie, qui était venue lui faire visite , et elle ne se rendit pas à son invitation. Irrité.de sadésobaissanoe ^t de ce qu'elle avait ainsi manqué de g^ner l'indulgence de vingt jour^, que le pape
avait accordée à tous ceux qui assisteraient à ses sermons , il lui fit dire que désormais il renohçait à avoir soin de son ame. Mais le lendemain matin elle courut auprès de lui, et le conjura avec les plus vives instances de revenir sur cette cruelle résolution et de lui pardonner sa faute. Il la refusa d'abord avec dureté ; elle se prosterna à ses pieds, et après l'avoir long-temps supplié dans cette posture, elle obtint enfin sa grâce, moyennant une sévère pénitence qui lui fut imposée ainsi qu'à ses filles d'honneur , à qui Conrad imputa une portion de sa déso* béissance.»
Ici l'auteur, contre son usage, n'a pas présenté fidèlement cette dernière circonstance, mais hâtons-nous d'ajouter que c'est à sa parfaite exactitude dans la citation des sources que nous devons les moyens de rdever cette err^ir. Le texte latin qu'il cite à l'appui de ce passage de son histdre dit : « Cette fille d'un roi se pro- 9 sterna humblement à ses pieds, obtint sonpar- 9 don ; mais il fît tomber le châtiment sur ses sui- •B vantes, qu'il frappa durement. » Nous voyons donc ce brutal fanatique, a'osani rendre encore
la princesse victime de ses mauvais traitements,
dl6 SAINTE ELISABETH DB HONGKIE.
£iire retomber sa colère sur les filles d'honneur. Mais lorsque, retîréeàMarbourg^ ËKsabeth, dans son exaltation ascétique, se rapprochait encore plus 9 par tous les genres d'abnégation , de la perfection religieuse telle que l'entendait son siècle , alors ce Conrad emploie pour la tour^ menter des raffinements dont nous sommes étonné que Todieuse tyrannie n'ait pas été sentie par un esprit aussi délicat que celui de notre historien. Tout autre motif, en effet, n'eût pu engager Conrad à défendre l'aumône à Elisabeth, à la souffleter pour avoir enfreint cette défense , à lui interdire toute communication avec ses enfants, puis à lui donner, une fois, la permission d'entrer dans un couvent où était sa fille, couvent dont on ne pouvait franchir la clôture sans encourir l'excommunication, et à la punir ensuite , à grands coups de bâton, de ce guet-apens où il l'avait livrée. Un autre jour qu'à la même époque elle manqua encore à l'un de ses sermons , retenue par les soins qu'elle donnait à des malades, ce nefiit plus sur les suivantes que tomba sa sévérité; il la roua tellement de coups, que ses femmes venant pour la consoler virent le sang couler à travers ses vêtements, c Elles lui
demandèrent comment elle avait pu supporter tant de coups, Elisabeth leur répondit en sou«* riant : c Pour les avoir endurés avec patience, » Dieu ma permis de voir le Christ au miUeu » de ses anges ; car les coups du maître m'ont ^ envoyée jusque dans le troisième ciel. > On rapporta cette parole à Conrad, qui s écria : € Alors je me repentirai toujours de ne Tavoir 'B pas envoyée jusque dans le neuvième ciel. > Et c'est là l'homme dont l'auteur a pu dire : € U ne s'appliquait, en quelque sorte, qu'à lui rendre dure et épineuse la voie du salut , afin qu'elle parût devant son juge éternel revêtue de plus de mérites, 'b
Il nous semble, à nous, qu'une critique sérieuse ne pouvait se dispenser de signaler ici l'absence d'un blâme énergique. Non , ce ne sont point là des choses que la différence des temps puisse justifier, comme le prétend l'auteur. Elles contribuent sans doute à nous faire connaître une époque où l'on pouvait gagner avec une telle conduite la réputation d'un saint homme; mais c'est là un monstrueux caractère de l'époque, et il fallait le dire nettement.
Pour achever de faire connaître ce Conrad,
ajoutons qu'il exigea la séparation de la princesse d'avec deux fidèles compagnes aussi pieu, ses qu'elle , attachées à sa personne depuis sa plus tendre enlance , et qui ne l'avaient jamais quittée dans les vicissitudes de sa fortune si inégale, c Dlui sembla, dit à ce propos un pieux historien, que son cœi» était déchiré en deux ; et cette fidèle servante de Dieu en conserva la douleur jusqu'à sa mort. »
Après de pareils traits, on peut dire, sans témérité , il nous semble, que cette mort prématurée lut due en grande partie à Conrad. On va voir son dernier raffinement : t La victime , dit M. de Montalembert, restée ainsi seule avec le Dieu auquel elle s'était immolée, n'eut pas même la consolation de cette solitude entière^ Conrad remplaça ses compagnes chéries par deux femmes d'un genre fort différent. L'une était une fille du peuple, assez dévote, nommée Elisabeth, comme elle, mais rude et grossi^e à l'excès et si horriblement laide qu'elle servait d'épouvantail aux enfants. L'autre était une veuve âgée, sourde, d'un caractère acariâtre et
revêche, toujours mécontente et en colère
Ces deux femmes la mettaient chaque jour à
répreuve et raccablaieiit de mauvais traitements. »
Nous n'avons pas craint d'adresser franchement ces critiques à une biographie qui, outre la grande érudition de l'auteur , est pleine de naturel et de vérité dans tous les détails. Nous ne savons , du reste , si la lecture fera naître chez d'autres une réflexion qu'elle nous a inspirée plus d'une fois : c'est que sainte Êlisabelh de Hongrie joignait à son excessive piété quelques traces d'aliénation mentale, surtout depuis la mort de son mari. Quanta ce duc, tout ce qu'en rapporte la même histoire donne de lui l'idée du prince chrétien le plus accompli. Un autre personnage , dont on comprend aisément la situation , et dont l'esprit calme et sensé , le cœur accessible aux sentiments naturels mode* rés, s'opposent assez bien aux exagérations continuelles d'Elisabeth , est la duchesse Sophie , sa belle-mère. Elle souflre souvent avec patience de voir sa bru oublier , comme elle le fait, les convenances de son rang ; mais plus tard, quand Elisabeth est malheureuse, elle lui rouvre son cœur de mère. Un des endroits où la situation respective de ces deux femmes se
trouve le mieux rendue et qui résume peut-être le mieux les véritables beautés du sujet choisi par M. de Montalembert est le trait suivant :
« Le landgrave étant allé passer quelques jours à son château de Naumbourg^ Elisabeth resta à la Wartbourg, et employa le temps que son mari devait être absent à soigner avec un redoublement de zèle les pauvres et les malades, à les laver elle-même , à les vêtir des habits qu'elle leur avait faits, malgré le mécontentement qu'en témoignait hautement la duchessemère Sophie. Mais la jeune duchesse ne tenait que fort peu de compte des plaintes de sa bellemère. Parmi ces malades il y avait alors un pauvre petit lépreux nommé Hélias ou Hélie, dont letat était si déplorable que personne ne voulait plus le soigner. Elisabeth seule, le voyant abandonné de tous, se crut obhgée de faire plus pour lui que pour tout autre; elle le prit, le baigna elle-même , l'oignit d'un onguent salutaire, et puis l€^ coucha dans le lit même qu'elle partageait avec son mari. Or il arriva justement que le duc revint au château pendant qu'ÉUsabeth était ainsi occupée. Aussitôt sa mère courut au-devant de lui, et comme il mettait pied
à terre, elle lui dit : c Cher fils, viens avec » moi, je veux te montrer une belle merveille de » ton Elisabeth. — Qu'est-ce que cela veut dire? » dit le duc. — Viens seulement voir, reprit-elle, -B tu verras quelqu'un qu'elle aime bien mieux
> que toi. > — Puis, le prenant par la main, elle le conduisit à sa chambre et à son Ut, et lui dit : c Maintenant regarde , cher fils , ta femme met » des lépreux dans ton propre lit, sans que je 1 puisse l'en empêcher : elle veut te donner la
> lèpre , tu le vois toi-même. i> Eh entendant ces paroles , le duc ne put se défendre d'une certaine irritation , et enleva brusquement la couverture de son lit. Mais, au même moment, selon la belle expression de l'historien, le Tout-Puissant lui ouviât les yeux de 1 ame , et , au lieu du lépreux, il vit la figure de Jésus* Christ crucifié, étendue dans son lit. »
Nous désirons que cette analyse d'une étude
si profonde sur l'époque la plus remarquable
du moyen-âge en lasse entreprendre la lecture
à d'autres qu'aux personnes à qui elle s'adresse
naturellement, à savoir les hommes de piété et
d'érudition : pour ceux-là, le nom de l'auteur
est une recommandation plus que suffisante. II. 21
UNK