‹ Essais d'appréciations historiques;Chapitre 8 sur 57 · DES PLUS ANCIENNES ENCYCLOPÉDIES · texte numérisé non relu

DES PLUS ANCIENNES ENCYCLOPÉDIES

ÉCRITBS EN FftAHÇiUS.

Que de phrases n'a^pon pas Ëdtes et ne fera* t-on pas encore sur les encyclopédies, cette chose si inutile , et je dirais presque si ridicule ! Passe encore pour les manuels ; au moins chacun de ces petits volumes vous o£te en raccourci l'ensemble d'un art , d'une science , d'un métier, d'une branche quelconque des connaissances humaines. Ce résumé sera plus ou moins substantiel , selon la concision et le talent d'analyse de son auteur ; toujours ofiBrirat-il un exposé méthodique de la chose qu'il traite de manière à en donner une idée sommaire. Mais prétendre resserrer dans un seul ouvrage tout ce que Thomme peut savoir ; puis , muni d'une douzaine de volumes, véritable habit

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d'arlequin , que forment quantité de guenilles cousues avec quelques morceaux de brocart, sle présenter hardiment , nouveau Pic de la Mirandole , prêt à disserter de ornai re scibili , et même, au besoin (comme ajoutaient les plaisans du temps de ce prince), de quibusdam\aliis , voilà une bizarre imagination. Là-dessus j'entends nos feiseurs de prospectus se récrier et me dire : c Qui vous parle d'une connaissance approfondie de chaque science ? Notre encyclopédie a seulaBent pour but de donner de tout une teinture suffisante. » Car c'est là le beau idéal : une teinture ! pouvoir placer son mot ! ne paraître étranger à rien ! Toutes locutions en très^grande faveur et dont on ne sent pas l'absurde , triste indice de l'esprit du jom*.

S'il ne s'agit absolument que d'un jargon de mots techniques retenus péniblement dans la mémoire , sans y attacher d'idées , et dont l'emploi donne lieu à de continuas quiproquos , ces monuments , élevés pour l'instruction des perroquets, rempliront assez bien leur but; mais je ne leur en trouve guk'e d'autre. Pour avoir une idée même très-sommaire d'une chose, il faut l'étudier un peu soi-ntôme , sinon se con-

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tenter de la définition d'un bon dictionnaire» Mais c'est perdre son temps , de lire une page rédigée presque toujours par quelqu'un qw n'entend rien à ce dont il parle ; car la connaissance approfondie d'un sujet fait trop sentir toute la vanité des prétentions encyclopédiques pour en accepter sa part. Si quelques points sont traités convenablement , ils sont alors hors de proportion avec le reste ; et » si l'on admet tous les développements de ce g^are , ce devient un ouvrage énorme et qui n'a f^s de bornes. En voulant proportionner l'étendue de chaque article à son importance , nouvel écueil : un honune de lettres s'accommode difficilement d'une telle dépendance ; d'aiUeurs » rien n'e$t plus ocmtestaUe que l'importance relative assignée à chaque sujet.

Tou& les recueils de ce genre ofi&îron|; l'application de ces réflexions. La grande ei^cydopédie de d^Alembert , par la riêunion des talents qui y concouraient , et m^e pur l'esprit de parti philQS(^he » qui y mettait tant d'importance , était certainment un Quvr^g^ d'pne }>i^n autre considération que les mesquines spéculations d'aïqourd'hiii : di bien \ voyez quelle im-

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perfection dans la plus grande partie de cet ou*inrage énorme. Si plusieurs mots nous ofirent, au lieu de notions abrégées , des traités com> plets , la place de ces dissertations aurait été bien plutôt dans un volume spécial, destiné aux amateurs de telle ou telle spécialité. Dans la plus grande partie des autres articles , au lieu de détails précis qu'on aurait pu donner alors comme aujourd'hui , vous trouvez des décbr mations philosophiques substituées aux Êats qui en fournis^ient le prétexte. Une telle direction a lait de cette grande entreprise une œuvre de parti ; et le nom d'encyclopédiste, qui en désigne les rédacteurs , o&e même une idée assez nette comme dénomination systématique. Mais l'esprit rigoureux et entreprenant des principaux d'entre eux a laissé quelque chose de grai^d à ce monument où ils avaient mis leur gloire.

Quant aux entreprises qui prétendent le rajeunir aujourd'hui; n!en parlons pas, pour n'offenser personne. Car nops n'en parlmons pas conifpe les éditeurs , sejion l^squjels une encyclopédie est le premier livre d'une bibliothèque , et peut même , à la rigueur , en tenir

60 d'une ancienne encyclopédie en français. lieu à lui tout seul. Il &ut avouer que nos libraires sont de grands philanthropes. En mettant ainsi au rabais l'universalité des connaissances, ils ont appliqué à l'intelligence les perfectionnements les plus raflSnés de l'industrie et de l'économie politique.

Vous voulez acquérir par la lecture une connaissance sommaire de l'anatomie : vous lisiez Bichat , Cuvier ; pour la géographie vous consultiez Danville^ Maltebrun , Barbie du Bocage ; pour les monuments de l'art , Winckelmann , Visconti , etc. Tous ces livres sont à la fois trèsvolumineux et très-chers , et ne vous apprennent chacun qu'une seule chose : nous vous offrons , nous , une économie notable de temps et de dépense , et nous vous apprenons un peu de tout. C'est absolument » comme on voit , le raisonnement de l'intendant d'Harpagon : c Voilà » une belle merveille que de Êdre bonne chère » avec bien de l'argent ! c'est une chose la plus » aisée du monde , et il n'y a si pauvre esprit » qui n'en fit bien autant ; mais , pour agir en » habile homme , il Êiut parler de faire bonne » chère avec peu d'argent. »

Mais , pour dépenser même le peu d'argent

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que coûtent ces; encyclopédies portatives, je trouve qu'il y a une quantité de livres entre lesquels on aurait à choisir auparavant. Un tel

ouvrage , loin d'être un objet indispensable , me paraît un objet de luxe » et, si j'avais à former une bibliothèque, je n'y ferais pas entrer d'encyclopédie avant d'avoir réuni trois mille volumes. Après l'Ëcriture sainte, je placerais^ , non pas une encyclopédie , mais un bon dictionnaire de la langue , puis un dictionnaire histo-, rique abrégé donnant exactement les noms et les dates , le Discours de Bossuet sur l'Histoire universelle, les fables de La Fontaine , les comédies de Molière, les chefs-d'œuvre de Corneille : à cela vous joindriez le traité spédal de la chose que vous voulez étudier à fond. Eh bien ! au bas prix oii sont aujourd'hui les bons livres dans leurs éditions les plus modestes, tous ceux-là ne ç(»iiteraient guère plus qu'un de ces inutiles Êitras décorés du nom d'encydopédies. ,

Une encyclopédie était tout, autre chose avant la découverte àjd l'imprimerie , et surtout pendant le moyen-âge , oii la propagation de l'instniction était si difficile. Je ne parle même pas

62 d'une ancienne encyclopédie en français. du dixième siècle , ce temps d'ignorance profonde y mais même aux époques remarquables ou se montrait dans les esprits supérieurs une grande fermentation d'intelligence , comme au treizième siècle , les livres étaient Picore bien rares ; puisque deux siècles plus tard , quand cette longue fermentation allait enfin fructifier arec abondance, Louis XI, voulant se &îre transcrire je ne sais quel ouvrage d'Aristote ou d' Avicène , qui appartenait à la &culté de médecine de Paris , ne put en obtenir la communication qu'en déposant une sonlme très-considérable, et en remettant, de plus, comme garants, plusieurs officiers de sa maison , auxquels ta Faculté voulut encore que plusieurs bourgeois de Paris joigjlissent leur garantie [Personnelle. Et elle ne rendit ses otages, et son nantissement qu'en rentrant en possession de soh vèlrime.

C'était donc alors uiië idée bdle et utile , une œuvre vraiment méritoire et de pénible exécution, que de réunir en un seul corps les connaissances éparsës dans des livres si difficiles à se procurer. Vincent dé B^hvais eut la glœre de composer une véritable «icyclôpédie , • bieù autrement étendiie que rhistoirê naturelle de

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Pline , sur un plan bien autrement vaste, et qu'il parvînt à remplir , quoique très-pauvre en ressources , surtout si on le compare à Fauteur nmiain« Car Pline vivait à celle de toutes les ^KKjues antérieures à l'imprimerie qui ait été c^tain^nent la plus Êivorable à un travail tel qm le skn^Ge qui pourrait Êûre supposer qu'il y avait alors à Rome plus de livres peut-ètanp qu'aujourd'hui, c'est que la fameuse bibliothèque d^Alexandrie , au moment oii elle fut malheùreQ$ement brûlée par Jules César , parait avoir oûzrtenu alitant de vx)lmnes qu'en renferme iattjoiurd'hui la bibliothèque du roi à Paris. Quelle différence donc de l'empire romain du temps de Pline à la France du tenaps de Yindèntde Beauvais , lecteur de Saint-Louis j Cette cQiE»idéFation Êdt comprendre tout le mérite du savanl dominicain^ Il semble que les ^^rands hommes reçoivent de la Providence des forœs proportionnées aUx obstacles qu'ils put à surmonter. C'est peût-èti^ pour cela qu'on est simonet si paresseux aujourd'hui au nûlieu de tant de trésors et de science*

Albert4e<jrand vivait à la même époque ; homme prodigieux , en effet , et que son siècle

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est excusable d'avoir désigné à rignorance des âges suivants comme le plus grand des sorders. Dans les vingt4m volumes in-folio, qui fonnent la collection de ses œuvres , se trouvent bien d'autres choses que de savantes compilations. Ce que la science peut y recueillir dans ses dif» férentes spécialités, est peut-être un des meilr leurs arguments en laveur de son alliance avec l'érudition.

Le Spéculum majus ne fiit pas traduit en français ; néanmoins ce ne fut pas par impuissance de l'adapter à tant d'expressions savanr tes , comme pourrait le fiôre croire VéHàt encore si peu avancé de notre langue. Elle fut choisie à celte même époque , comme l'observe M. Ghampollion * , par le Florentin Brunetto Latini , réfiigié à Paris , et qui y composa son immense Trésor encyclopédique. Lesmotifsque donne ce vieil auteur du choix de notre langue sont bien remarquables; ils ont été. souvent cités : c Et se aucuns den^attdoit pourooi chius » livres est escris ^i roumaïu^h, selone le pa<» » tois de Franche , puis ke nous sommes Yta*

"Dans ses Prolégomènes de la Chronique du moine Aimé.

bVnE ANCtENNï; ENCYCLOPEDIE EN FRANÇAIS. 65

» lijens -y je diroic que ch'est pour deiis rai*

> sons : Tune que nous sommes en Fnnche ;

> Tautre pour chou que la parleure est plus » delitable et plus kemune à tous langages; »

En^rondnquante ans après Ërunetto, Simon de Compiègne, à la requête de PhilippeJe- Bel y traduisit du latin en français , sous le titre de Cceur de Pkilosùphie, une autre ëncyclopé^ die. Mais ce fiit plus d'un demi-siècle après celle-ci que l'on -dut à la volonté d'un autre roi Fouvrage de ce genre qui a eu le plus de succès en France. Ce roi était Charles V ; récri-* vain qui exécuta ses ordres , Jean de Corbichon, son chapelain , ireligîeux augustin ; l'ouvrage traduit , un livre intitulé de PropriettUibus temm, dont Fauteur était Barthélémy Glanvîl , frandscain anglais.

Cet ovrvrage , de même que le Comr de phU

losophie , est véritabl^oient une encydopédie ,

dans le sens que nous donnons aujourd'hui à

ce mot; c'est^-dire une réunion de toutes les

connaissances , présentée de la manière la plus

commode pour les recherchas. Vincent de

Beauvais , en concevant le plan de son immense

travail , eut des vues trop hautes poiu* sou- I. 5

66 D'iTNB AnClBlVNE BNGTCLOPBDIE BN f fiANÇÀlS.

mettre au pêle-mêle de Tordre , ou plutôt du désonlre alphabétîi^pie , le monument imposant qu'on a qudquefois désigné en français sous le nom de biUiodièque de l'um^ers. Mais Texé* cutîon de cette œuvre grandiose put donner l'idée d'en dispos» les matériaux de la manière la plus commode : œuvre d'érudition patiente. Non pas toutefois quepous prétendions vok dans î'ouwàge de Barthélémy de Grlanvil un remaniement du Spéculum mo^us. Nous n'i^orons pas que M. Jourdain, dans ses ^cherches sur les traductions latines d'Arisiote , a nié que cet ouvrage fût antérieur à celui de Barthélémy , qu'il regarde comine contempo-^ ram de Yiokcent de Beauvais, hien que la Bio^ graphie unimrselle le place un sîèdb plus tard. Le franciscain anglais , qui dite plusieurs feis Albert^e-Grand > a pu avoûr connaissance du plan et des recha^ches de Vincent de Beauvais» leur contemporain à tous deux^ avant que son grand ouvrage fût terminé , et que les copies en fussent répandues. Celui de Barthâemy » intitulé de Proprieéaiibus rerum^ est divisé en dix-neuf livres , qui embrassent non seulement toute la nature physique , mais tout le monde

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intellectuel. C'est dans le cours de chaque livre que sont classées alphabétiquement toutes les matières qui le composent^ Ainsi est sfiuvé le dé&ut des ra^rodiements excessivement incohét'ents , que présenterait la disposition ai* phabétique appliquée h la totalité de l'ouvrage*

Le père Gorbichosi le tradoMt en 1372, comme le prouve le titre de sa traduction, d'après le manuscrit de la Kbliothèque du roi, n° 6869 :

< Ci commence le livre des prc^rietez des cho-

< ses , translate de latin en françois , l'an 9 soixante et dousie , par le commandement du B roy Charles-le-Quint , en ce nom régnant en 1 France. Et le translata maistre Jehan de Cor- » bichon de Tordre Saint-Âugustin. » Ce titre détruit FeAfet de la marque d'humilité donnée par l'auteur au commencement de son prologue: € A très hault et très puissant prince Charles- B le-(^înt de sœi nom , par la digne pourveance » de Dieu roy de Francs , paisible seignourie » soit donnée dé cellui par qui les roix m ro- • gnent ; et de par le translateur de ce livre , » qui , pour cause de sa petitesse , nommer no » se doit , sôit offwte et présentée honneur, re-

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1» varence , subgection et obéissance en tous ses ^ commandemens sans coniredit. >

La première miniature de ce beau manuscrit est un cartouche divisé en quatre sujets , dont lé premier représente le Père Gorbichon à genoux devant le roi Châties V, qui, d'une main, lui remet le livre de Gbnvil , et de lautre tfent un long roulesp sur lequd sont écrits ces deux verâ explicatifs :

Du livre les proprietez

£n cler François vous translatez.

La traduction de Gorbichon était encore ap* pelée le Propriétaire de toutes choses , le grand Propriétaire^ ou simplement le Propriétaire, titres significatifs , indiquant que ce livre vous mettait comme eii possession de tout ce qu'on pouvait savoir^ Il eut le plus grand succès en France , à en juger par les nombreux et superbes manuscrits qui nous l'ont conservé. Quelques-uns datent même du premier fonds originaire de la bibliothèqpie du roi , puisque cette magnifique collection de liwes , la plus belle de l'Europe , remonte justement à Charles V; car c'est seulement depuis ce prince que

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les meubles et le trésor particulier des rois , dont leurs livres imsaient partie, ont cessé d'être partagés après leur mort entre leurs domestiques , et sont restés propriété de la couronne , s'accroissant ainsi à chaque règne.

Le roi fut très-satisfait du travail de son chapelain , tiuquel il fit remettre par son maître d'hôtel , nommé Ghanteprime , une gratification qui figurait dans les comptes de cet offider, conservés encore en 1789. Le Père Gorbichon paraît avoir été en effet un des bons écrivains de son temps; mais une chose assez choquante dans cette traduction , connue dans celles des autres ouvrages du même genre, c'est que Tordre alphabétique suivant lequel sont rangés les chapitres de chaque livre , d'après le nom latin de la chose dont le chapitre traite , n'est pas remplacé par l'ordre alphabétique finançais , comme ce devait être pour rendre la traduction aussi commode que l'original. Mais toutes les fois que le mot français commence par une autre lettre que le mot latin dont il est l'équivalent , le traducteiu* en avertit le lecteur par une observation préliminaire. Ces répétitions , sans être aussi firéquentes qu'on pourrait

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le croire d'abord , puisque la langue française est presque toute latine , ne laissent pas pour* tant de &tiguer.

Pour donner une idée de ce moyen un peu trop simple , voici les premiers mots du sixième chapitre , dixnseptième livre , intitulé du Porc sauvalige : « Le porc sanglier est en latin appelle » aper , et pour ce , est-il cy mis entre les bestes )» dont les noms se commaEicentpar a» n Auliui* lième chapitre du même livre , intitulé des Ser^ pens qui stentor teille : « Toute serpent qui se ploie » et s'entort^le est en latin appelée anguis , et » pour ce en sont cy mises les proprietez ^itre » les b^tes dont les noms se commencent par » a* » Il est vrai qu'obligé de rendre souvent ^ comme ici , un mot latin par une périphrase ^ il jug^ peut^tre difficile de substituer un ordre alphabétique français à l'ordre latin*

Quoi qu'il en soit , jamais ouvrage ne remplit mieux son but que la translation de Gorbiehon; car, outre les nombreux manuscrits qui nous l'ont conswvée , elle est encore citée dans une foule d'ouvrages des xv*^ et xvi® siècles , et c'a été un des premiers livres sur lesquels se soit exercé l'art de l'imprimerie» 11 en existe quatre

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éditions du xv^ siècle et cinq du xvi^, en tout neuf, dont cinq à Lyon , trois à Rouen et une à Paris. La plus ancienne est de Lyon , chez Aonorable home, maistre ffehan de Cyber, maistre en l^art de impres$ion. C'est môme une des antiquités typographiques les plus estimées.

SUR

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