‹ Essais d'histoire religieuse et mélanges littérairesChapitre 36 sur 47 · Ikr Giigir in Cmftiid · texte numérisé non relu

Ikr Giigir in Cmftiid

JUSTINUS KRRNER m

ohm ou plutôt indispensables^ pourvu quMls s'offrissent à son observation obmme de simples objets naturels ) qu'ils se donnassent simplement et tranquillement dans ce qu'ils aTaienI de plus orip^inal et de meilleur. Or,

c'est dans celte disposition Kerner savait mettre insensiblement et bientôt tous ceux qui l'approchaient. Parmi lee sujets de préooeupation ai d'entretien or» dinaire qui lui étaient odieux, il fiiut mettre la politique en première li^ne : Kerner, sur ce seul point vrai disciple de GaHhe, y voyait la murt de la poésie (lire la préface du son Dernier Bouquet), il pensait que cette fleur délicate peut et doit rester à Tabri des orages de la politique, c Aucun tyran, s'était-il déjà écrié ^ au temps de la domination napoléonienne, aucun tyran ne peut exiler lo printemps, ni rien changer à réclai du soleil, et aussi longtemps qu'il en est ainsi, on peut encore vivre et chanter.» Toutefois, Rerner sympathisait trûp vivement à tout cô qui autour de lui intéressait ët agitait les hommes, ])our restef ihsensible ati* tnonvemenls politiques de son époque. Non-seulement il prend à cœur l'état de prospérité ou de malaise de la nation et surtout de ses Classes inférieures, non-seulement il souffre si le vigneron ne fait du vin que pour lë Mche et doit lui-même se contenter d'eau claire mais aussi les événements politiques proprement dits ont leur écho dans plus d'une de ses poésies. Aii milieu des leies de l'automne, eo 1823, une goutte de son sang tombe dans

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