LE XVIII* SIÈCLE ET LE CHRISTIANISME
de sensibilité et pas assez de caractère; plus de magnaoiiuilé que de senlimenldu juste; de la dévotion, mais pas de vrai sérieux; ane grande affeciatioo de diJeliantisme historiquê, mais non one véritablè înieHigenee de l'histoire, non le désir et la force de marcher d*Qn pas ferme vei s l'avenir, au lieu de se divertir sans cesse aux images du passé. Est-il donc possible de saluer du titre d* ■ inteliigenee historique » le prince qui veut précisément rayer du livre de l'histoire le passé le plus récent, — qui croît comprendre et aimer le moyen âge, mais méconnait l'épocjuc de Frédéric et de Joseph, de la critique allemande cl de lu Révolution française^ — qui même chez un Luther et un Calvin ne sait apprécier que leurs tendances réactionnaires, reste du moyen âge!
•" C'est un des services involontaires que nous' a rendus le pritice roninnticjue — et il nous a rendu plus d'un service de ce genre — que d'avoir moutré aux plus aveugles par des faits incontestables où en arrive notre siècle lorsqu'il renie les travaux et l'àpritdu siècle pré» cèdent. Un air épais et humide, la moisissure attaquant tout dans l'Etat et dans l'Eglise, dans rét;ole et dans la science, — -.voilà ce que trouvait, il y a trois ans \ à son entrée aux affaires, le gouvernement prussien actuel. Aujourd'hui encore, on est bien 4oin d'avoir ou-** vert asscx de fenêtres à l'nir libre, bien loin d'avoir mis de côté tous les restes poun is de l'ancien régime. Il faut qu'on. se rattache plus résolùmeut encore au siècle