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de la lumière et çie 1« tolérance, au siècle des droits du peuple et des droits de rhumanîté, — qu'on reconr
naisse plus frniu lii'inc'iu (jue le .-eiil inoyoM de (It'piisscr co sicclo, c'est lie s'assiaiilorsesiédulii'ts, c'l'sIiIc continuer sur la roule qu'il a (racée, cl non de rebrousser chemin.
En Allemagne, le parti de la réaction — surtout récole roipanticjue, philosophes et poètes, — cliercb^ avec une habilelé que le suct'ès a ronronnéo, à placer * les hommes cêlùhrcs de notic (ll\-iiiiiiième siècle sous MU jour défavorable, à mcllrc en avant les plus niédio* çres et à laisser les plus grafids à l'écart. Tandis que le Pr^nçais, toutes les fois qu*il est question du dixhuiiicme siècle, r.)p|)elle avec orgueil Vohaire et Rousseau, Didciol Lt d'Aleuibi 1 1, la F.iyciiii cl Miial cau, rAllcinand, dans le nièiiu' cas, ne manque jamais de prononcer tout d'ahord le petn (|e tVédéric Micohu Parmi les souverains qui représent^Qi le mieux Tesprii du dix-huitième siècle^ Joseph II, av^ sa fin tragiijue, a pu ser\ir à la i L'action d'épouvanlail, cl quant à Frcdéric H, on a liien soin de séparer sa giandeur persoi)nelle de son incrédulité et de sa culture française où l'on ne veut voir qu*un lri)iNi( payé à son siècle* On range nos deux grands poètes dans la période de transition cjui sépare Vàge dett lumières de l'époque toute moderne : pour Lessing et Kant, on estime, non sans mion, (jue sur bien des points essentiels ils o/U dépassé Jeuf iîÂcle.
t. Écrivain mi'Ji»>crc tin ilix-lmii' im- sit-cln altemand, runc des * viclimet de iiœib» ol é» SdiiUar déost kiun )Léimê» iUiAâ é% irad.)
LE XVlIft 8I6€LE iST LB CHR18TIA!fI«IIB 63
Ce sont totijours les plus grands hommes d'une é|)o((ue qo\ anticipent le plus sur 1 epoqae suivante, et tel est certainement le cas pour Leasing et- pour Kant ; mais eda n'effoee en rien la marque intetlecluelle dîaiinclive
qui nssi^nic ;i raïUcur de Ij Crîlirjin' de la raison pure et au poëte de .Sathan leur place dans le dix-huiiicine siècle, dont ils sont les représentants les plus éminents.
Je le reconnais : à côté de ces hommes que deux siécieâ
peuvent revendiquer, ceux qui appartiennent exclusivement à un seul, (|ui sont de parfaile.>^ inr;ii ii.ilions de son espriiy ne viennent qu'au second rang; il n'tiu esi pas moins vrai que parmi ces derniers l'Allemagne peai citer des homm9s bien supérieurs  un Nicolaï mi à un Vendelssolin, à on Bahrdt ou à un Basedow.* C'est l'un des plus remanjiiables (f entre eux, — un homme qu'on a trop laissé dans l'ombre projetée sur lui par un plus grand, et qu'on n'a vu du reste qu'à la lueur douiease dans laqucHe il apparaissait sous on ineognilo trop longtemps gardé, — c'est ifermann Stmuel Beinmrui que je voudrais aujourd'hui montrer au plein joiir, oà il fera honneur à la nation allemande jion moins qu'au dix-huitième siècle. Jusqu'ici, on ne le connaît guère que par les écrits polémiques de Lessing, tout ao phis par les Fra<jmevis <{He le grand critique emprunta à on ouvrage aujourd'hui encore à peu près inédit. /*ai sous les yeux le manuscrit de cet ouvi âge, cl c'e.-t d'après ce document, non moins qu'à l'aide des éeritâ imprimés de Reimarus et des faits eonnut de ea vie, que je toodrais donner une idée de Thomme, de ses doctrines^ de
6é ESSAIS D'RISTOIRB RELIGIEUSE
son esprit, de la place qu'il occupe dans l'histoire des idées.
L'ftQieor, après mir renpK le prognunne q«*fl ?imt de ira» • «er, lemioe par h eoncluiiOD Boi?aiiie, où U eiaoïine, à propos de Reimaras, les rapports du dix-hoitième et du dix-neovlème siède au point de vue religieux.
Le point de vue religieux de Reimarus est celui du dix-huitiènie siècle, et nous pouvons le dire : dans V Apologie de Reimaros, ce siècle, par l'un de ses. représentants les plus énergiques et les plus dignes, a fait, à l'égard de la Bible et du chriltianisme, ce qui était de son office, de ?a mission. Or, celte ini<?ion eonsistiiil précisément à renverser la coticcplion ecclésiastique du cbristianisme et de la Bible, et à mettre à la place, pour autant que la chose était possible, une conception na? turelle et rationnelle. Pendant des siècles, on n^avait considéré que le beau eôlé de la rdi^^ on chi riienne, YendroU', pour la connaître et l'éprouver véiitabiement, il fallait bien une fois considérer aussi Venven. La religion de l'Ancien et du Nouveau Testament avait passé ju^(jll'alors pour une œuvre divine dans le sens le plus élevé de ce mot; par un retour arasez nalurt l, ou la tint désormais pour une œuvre humaine dans le sens le plus défavorable. C'est un pénible spectacle, je l'avoue, que de veir des personnes et des choses qu*on était habitué