‹ Essais de critique et d'histoire (volume 2)Chapitre 25 sur 38 · LE SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE SIÈCLE

Il y a des grandeurs dans le xvu* siècle, des établissements, des victoires, des écrivains de génie, des Capitaines accomplis; un roi, homme supérieur, qui sut travailler, vouloir, lutter et mourir. Mais les grandeurs sont

égalées par les misères; ce sont les misères que Saint- Simon révèle au public.

Avant de l'ouvrir, nous étions au parterre, à distance, placés comme il fallait pour admirer et admirer toujours. Sur le devant du théâtre, Bossuet, Boileau, Racine, tout le chœur des grands écrivains, jouaient la pièce officielle et majestueuse. L'illusion était parfaite; nous apercevions un monde sublimeet pur. Dans les galeries de Versailles, près des 1fs taillés, sous les charmilles géométriques, nous regardions passer le roi, serein et régulier comme le soleil son emblème. En lui, chez lui, autour de lui, tout était noble. Les choses basses et excessives avaient disparu de la vie humaine. Les passions s'étaient contenues sous la discipline du devoir. Jusque dans les moments extrêmes, la nature désespérée subissait l'empire de la raison et des convenances. Quand le roi, quand Monsieur serraient Madame mourante de si tendres et de si vains embrassements, nul cri aigu, nul sanglot rauque ne venait rompre la belle harmonie de cette douleur suprême; les yeux un peu rougis, avec des plaintes modérées et des gestes décents, ils pleuraient, pendant que les courtisans, « autour d'eux rangés », imitaient, par leurs attitudes choisies, les meilleures peintures de Lebrun. Quand on expirait, c'était sur une phrase limée, en style d'académie; si l’on était grand homme, on appelait ses proches et on leur disait :

Dans cet embrassement dont la douceur me flatte, Venez et recevez l’âme de Mithridate.

Si l’on était coupable, on mettait la main sur ses yeux

avec indignation, et l’on s’écriait :

Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté, Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.

Dans les conversations, quelle dignité et quelle politesse! Il nous semblait voir les grands portraits de Vérsailles descendre de leurs cadres, avec l'air de génie qu’ils ont reçu du génie des peintres. Ils s'abordaient avec un demi-sourire, empressés et pourtant gravés, également habiles à se respecter et à louer autrui. Ces seigneurs aux perruques majestueuses, ces ‘princésses aux coiffures étagées, aux robes trainantes, ces magislrats, ces prélats agrandis par les magnifiques plis de leurs robes violettes, ne s’entretenaient que des plus beaux sujets qui puissent intéresser l’homme ; et, si parfois, des hauteurs de la religion, de la politique, dé la philosophie et de la littérature, ils daignaient s’abaisser au badinage, c'était avec la condéscendance et la mésure de princes nés acadéiniciens. Nous avions honté de penser à eux; nous nous trouvions bourgeois, grossiers, polissons, fils de M. Dimanche, de Jacques Bonhomme et de Voltaire; nous nous sentions devant eux comme des écoliers pris en faute; nous regardions avec chagrin notre triste habit noir, héritage des procureurs et des saute-ruisseaux antiques; nous jetions les yeux au bout de nos manches, avec inquiétudé, craignant d'y voir des mains sales. Un duc et pair arrive, nous tire du parterre, nous mène dans les coulisses, nous montre des gens débarrassés du fard que les peintres et les poëtes ont à .l'envi plaqué sur leurs joues. Eh! bon Dieu! quel spectacle ! Tout est habit dans ce monde. Otez la perruque, la rhingrave, les canons, les rubans, les manchettes : reste Pierre ou Paul, le même hier et aujourd’hui.

Alions, s’il vous plaît, chez Pierre et chez Paul : ne craignez pas de vous compromettre. Le duc de Saint- Simon naus conduit d’abord chez M. le Price, fils du

grand Condé, et en qui le grand Condé, comme dit Bossuet, « avait mis toutes ses complaisances ». Voici un intérieur de ménage : « Mme la Princesse était sa continuelle victime. Elle était également laide, vertueuse et sotte; elle était un peu bossue, et avec cela un gousset fin qui se faisait suivre à la piste, même de loin. Toutes ces choses n’empéchèrent pas M. le Prince d'en être jaloux jusqu'à la fureur et Jusqu'à sa mort. La piété, l'attention infatigable de Mme la Princesse, sa douceur, sa soumission de novice, ne purent la garantir ni des injures fréquentes, n1 des coups de pied et de poing, qui n'étaient pas rares. » Il avait couru après l'alliance des bâtards, et, pendant que sa fille était chez le roi, faisait antichambre à la porte. Nous ne savions pas qu'un prince eût l’âme et les mœurs d'un laquais.

Celui-là est le seul sans doute. Courons chez les princesses. Ces charmantes fleurs de politesse et de décence nous feront oublier ce charretier en habit brodé. « Monseisneur, en entrant chez lui, trouva Mme la duchesse de Chartres et Mme la duchesse qui fumaient avec des pipes qu'elles avaient envoyé chercher au corps de garde suisse. Monseigneur, qui en vit les suites, si cette odeur gagnait, leur fit quitter cet exercice. Mais la fumée les avait lrahies. » C'était une gaieté, n'est-ce pas, un enfantillage? — Non pas, c'était une habitude. Elles recommencèrent à plusieurs reprises, et le roi fut obligé de les gourmander à plusieurs reprises. Un jour, Mme la princesse de Conti, à haute voix, devant toute la cour, appela Mme de Chartres & sac à vin ». Celle-ci, faisant allusion aux basses galanteries de l'autre, riposta par « sac à guenilles ». Les effets se devinent. « Mme la duchesse de Bourgogne fit un souper à Saint-Cloud avec Mme la du-

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chesse de Berry. Mine la duchesse de Berry ét M. lé due d'Orléans, mais elle bien plus que lui, s'y enivrérént äu point que Mme la duchesse dé Bourgogne, Miné la duchessé d'Orléans, ét tout Ce quai était là ne surént que devenir. L'effet du vin, par haut ét bas, fut tel qu’on en fut én peine, et ne la désenivra point, tellement qu'il fallut la ramenér en cet état à Versailles. Tous lés gens des équipages le virent et ne S'en turent pas: » C'était la Régence avant la Régénce. Les énormés soupers de Louis XIV ét les indigestions de Monseigneur, « tout nôyé dans l'apathie et dans la groissé », en donnaient un avant-2'oût.

À tout le moins, le roi se nets s'il avale en loup, il mange én monarque. Sa table est noble; on n'y voit. point les bouffonneriés d'une éoùr du moyen âgé, ni les grossières plaisanteries d'un réyal d'étudiants. Attendez; voici un de ses soupers et un &e Ses convives : « Mme Panâthe était une pétite ét fort vieille créature avéc des lippes et des yeux éraillés à % faire mal à ceux qui la. regardäient, une espüce dé guéuse qui s'était introduite à la cour sur le piéd d'une maniére dé folle, qui était tantôt au souper du roi, tantôt au diner de Monseigneur et dé Mme la Dauphine, où chacun se divertissait de la méttré en colère, ét qui chantait pouillé aux gens à cés diners-là pour faire rire, mais quelquefois fort séricusemént ét avec des injures qui embarrassaient et divertissäient encore plus les princes et les princesses, qui lui emplissaient ses poches de viandes et dé ragoûts, dont la sauce découlait tout du long de ses jupes; les autres lui donnaient une pistole où un écu; les autres des chiqueuaudés et dés croquignolés dont elle entrait en furie, parce qu'avec dés yeux pleins de chassie, elle ne voyait

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pas au bout de son nez ni qui l'avait frappée, et c'était le passe-temps de la cour. » Aujourd'hui l’homme aui s’amuserait d'un tel passe-temps passerait probablement pour un 0UÉL de bas étage, et je ne raconterais pas ici ceux qu'on prit avec la princesse d° Harcourt,

On répondra que ces gens s'ennuyaient, que ces mœurs étaient une {radition, qu'un amusement est un accident, qu'au fond le cœur n’était pas vil : « Nanon, la vieille servante de Mme de Maintenon, était une demifée à qui les princesses se trouvaient heureuses quand elles avaient occasion de parler el d'embrasser, toutes filles de roi qu'elles étaient, et à qui les ministres qui travaillaient chez Mme de Maintenon faisaient la révérence bien bas. » L'intendant Vovysin, petit roturier, étant devenu ministre, € Jusqu'à Mouseigneur se piqua de dire qu'il était des amis de Mme Voysin, depuis leur connaissance en Flandre ». On verra dans Saint-Simon comment Louvois, pour se maintenir, brûla le Palatinat; comment Barbezieux, pour perdre son rival, ruina nos victoires d'Espagne. Les belles façons et le superbe cérémonial couvrent les bassesses et les trahisons; on est là comme à Versailles, contemplant des veux la magnilicence du palais, pendant que l'esprit compte tout bas les exactions, les misères et les tyrannies qui l'ont bâti. J'omets les scandales; il y a des choses qu'aujourd'hui on n'ose plus écrire, et il faut être Saint-Simon, duc et pair, historien secret, pour parler de M. de Brissac, du chevalier de Lorraine et de Mine de Valentinois. Là-dessus les Mémoires de, Madame nous édifieraient encore davantage. Les . mœurs nobles au xvu® siècle, comme les mœurs chevaleresques au xu°, ne furent guère qu'une parade. Chaque siècle joue la sienne et fabrique un beau type : celui-ci,

le chevalier: celui-là, l'homme de cour. Il serait curieux :

de démêler le chevalier vrai sous le chevalier des poëmes. IL est curieux, quand on a connu l’homme de cour par les écrivains et par les peintres, de connaître par Saint- Simon le véritable homme de cour. |

Rien de plus vide que cette vie. Vous devez attendre, suer et bâiller intérieurement six ou huit heures chaque jour chez le roi. Il faut qu'il connaisse de longue vue votre visage; sinon, vous êtes un mécontent. Quand on demandera une grâce pour vous, il répondra : « Qui est-il? C’est un homme que je ne vois point. » Le premier favori, l’homme habile, le grand courtisan, est le duc de La Rochefoucauld; suivez son exemple. « Le lever, le coucher, les deux autres changements d'habits tous les jours, les chasses et les promenades du roi tous les jours aussi, il n’en manquait jamais, quelquelois dix ans de suite sans découcher d'où était le roi, et sur pied de demander un congé, non pas pour découcher, car en plus de quarante ans il n'a jamais couché vingt fois à Paris, mais pour aller diner hors de la cour et ne pas être de la promenade. » Vous êtes une décoration, vous faites partie des appartements; vous êtes compté comme un des baldaquins, pilastres, consoles et sculptures que fournit Lepautre. Le roi a besoin de voir vos dentelles, vos broderies, votre chapeau, vos plumes, votre rabat, votre perruque. Vous êtes le dessus d'un fauteuil. Votre absence lui dérobe un de ses meubles. Restez donc, et faites antichambre. Après quelques années d'exercice, on s'y habitue; il ne s'agit que d’être en représentation permanente. On manie son chapeau, on secoue du doigt ses dentelles, on s'appuie contre une cheminée, on regarde par la fenêtre une pièce d'eau, on calcule ses attitudes et

l'on se plie en deux pour les révérences; on se montre et on regarde; on donne et on recoit force embrassades; on débite et l’on écoute cinq ou six cents compliments par Jour. Ce sont des phrases que l’on subit et que l’on impose sans y donner attention, par usage, par cérémonie, imitées des Chinois, utiles pour tuer le temps, plus utiles pour déguiser cette chose dangereuse, la pensée. On conte des commérages; on s'attendrit sur l'anthrax du souverain. Le style est excellent, les ménagements infinis, les gestes parfaits, les habits de la bonne faiseuse; mais on n’a rien dit, et, pour toute action, on a fait antichambre. M

Si vous êtes las, imitez M. le Prince. « Il dormait le plus souvent sur un tabouret, auprès de la porte, où je lai maintes fois vu ainsi attendre avec les courtisans que le roi vint se coucher. » Bloin, le valet de chambre, ouvre les battants. Heureux le grand seigneur qui échange un mot avec Bloin! Les ducs sont trop contents quand ils peuvent diner avec lui. Le roi entre et se déshabille. On se range en haie. Ceux qui sont par derrière se dressent sur leurs pieds pour accrocher un regard. Un prince lui offre la chemise. On regarde avec une envie douloureuse le mortel fortuné auquel il daigne confier le bougeoir. Le roi se couche, et Les seigneurs s’en vont, supputant ses sourires, ses demi-saluts, ses mots, sondant les faveurs qui baissent ou qui montent, l’abime infini des conséquences. — Iront-ils chez eux se reposer de l'étiquette? Non pas; vite en carrosse. Courons à Meudon, tâchons de gagner Dumont, un valet de pied, Francine ou tout autre : il faut contre-peser la faveur du maréchal d'Uxelles, qui tous les jours envoie des têtes de lapin pour le chien de la maitresse de Monseigneur. —

Mais, bon Dieu! en gagnant Monseigneur, ses domestiques, sa maitresse et le chien de sa maitresse, n'aurais-je point offensé Mme de Maintenon et « son mignon », M. du Maine, le poltron qui va se confesser pour ne point se battre en Flandre? Vite à Saint-Cyr, puis à l'hôtel du Maine. — J'y pense, le meilleur moyen de gagner les, nouveaux bâtards, c'est de flatter les anciens bâtards; pour gagner le duc du Maine, saluons bien bas le duc de Vendôme. Cela est dur, l'homme est grossier. N'importe, marchons chez lui, et bon courage; mon étoile fera peutêtre que je ne le trouverai ni par terre, ivre sous la table, ni trônant sur sa chaise percée.: — 0 imprudent que je. suis! voir les princes, sans avoir vu d’abord les ministres! Vite chez Barbezieux, chez Pontchartrain, chez Chamillard, chez Voysin, chez leurs parents, chez leurs amis, chez leurs domestiques. N'oublions point surtout que * demain matin il faut être à la messe et vu de Mine de Maintenon, qu'à midi je dois faire ma cour‘à Mme la duchesse de Bourgogne, qu’il sera prudent d'aller recevoir ensuite les rebuffades allemandes de Madame et les algarades seigneuriales de M. le Prince; que je ferai sagement de louer la chimie dans l’antichambre de M. le duc d'Orléans, qu'il me faut assister au billard du roi, à sa promenade, à sa chasse, à son assemblée, que je dois être ravi en extase s'il me parle, pleurer de joie s'il me sourit, avoir le cœur brisé s'il me néglige, répandre devant lui, comme La Feuillade et d’Antin, les effusions de ma vénération et de ma tendresse, dire à Marly, comme l'abbé de Polignac, que la pluie de Marly ne mouille point! — Des intrigues et des révérences, des courses en carrosse et des stations d’antichambre, beaucoup de tracas et beaucoup de vide, l’assujettissement d’un

valet et les agitations d'un homme d'affaires, voilà la vie que la monarchie absolue impose à ses cuurtisans.

Il ya profit à la subir. Je copie au hasard un petit passage instructif. M. le due d'Orléans, ayant fait Law contrôleur général, voulut consoler les gens de la cour. « Il donna 600 000 livres à La Fare, capitaine de ses gardes ; 100 000 livres à Castries, chevalier d'honneur de la duchesse d'Orléans; 200 000 livres au vieux prince de Courtenay, qui en avait grand besoin; 20 000 livres de pension au prince de Talmont ; 6090 livres à la marquise de Bellefonds, qui en avait déjà une pareille, et, à force de cris de M. le prince de Conti, une de 60 000 livres au ‘comte de la Marche son fils, à peine âgé de trois ans. Il en donna encore de petites à différentes personnes. » La belle curée! Saint-Simon, si fier, y met la main par occasion et en retire une augmentation d'appointements de 11 000 livres. Depuis que la noblesse parade à Ver- Sailles en habits brodés, elle meurt de faim, il faut que le roi l’aide. Les seigneurs vont à lui; il est père de son peuple; et qu'est-ce que son peuple, sinon les gentilshommes !? —- Sire, écoutez mes petites affaires. J'ai des créanciers, donnez-moi des lettres d'État pour suspendre leurs poursuites. J'ai « froqué un fils, une fille, et fait prêtre malgré lui un autre fils »; donnez une charge à mon aîné et consolez mon cadet par une abbaye. Il me faut des habits décents pour monter dans vos carrosses ; accordez-moi 100 000 francs de retenue sur ma charge, Un homme admis à vos levers a besoin de douze domestiques ; donnez-moi cette terre qu'on vient de confisquer * sur un protestant; ajoutez-y ce dépôt qu'il m'avait confié

1. « Toute la France en hommes remplissait la grand'chambre » Saint-Simon, tome I, p. 501. La France. c’est la cour.

en partant et que je vous révèle’. Mes voitures me coûtent gros; soulagez-moi en m'accordant une affaire. Le comte de Grammont a saisi un homme qui fuyait, condamné à une amende de 412 000 écus, et il en a tiré 50 000 livres; donnez-moi aussi un homme, un protestant, le premier venu, celui qu'il vous plaira, ou, si vous l’aimez mieux, un droit de 30 OÙ0 livres sur les halles, ou même une rente de 20 000 livres sur les carrosses publics : la source est bourgeoise, mais l'argent sent toujours bon. — Et comme le roi, en véritable père, entrait dans les affaires privées de ses sujets, on ajoutait : Sire, ma femme me trompe, mettez-la au couvent. Sire, un tel, petit compagnon, courtise ma fille, faites-le jeter à la Bastille. Sire, un tel a battu mes gens, ordonnez-lui de me faire réparation. Sire, on m'a chansonné, chassez le médisant de la cour. — Le roi, bon justicier, faisait la police, et au besoin, de lui-même, commandait aux maris d’enfermer leurs femmes?, aux pères de « laver la tête à leurs fils ». Nous comprenons maintenant l'adoration, les tendresses, les larmes de joie, les génuflexions des courtisans auprès de leur maître. Ils saluaient le sac d'écus qui allait remplir leurs poches et le bâton qui allait rosser leurs ennemis.

Ils saluaient quelque chose de plus. La soif qui brülait leur cœur, la furieuse passion qui les prosternait aux genoux du maître, l’âpre aiguillon du désir invincible qui les précipitait dans les extrêmes terreurs et jusqu’au fond des plus basses complaisances, était la vanité insatiable et l'acharnement du rang. Tout était matière à distinctions, à rivalités, à insultes. De là une échelle immense,

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