‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 115 sur 155 · Tite Live, II · texte numérisé non relu

Tite Live, II

« guerre que nous te déclarons. Ne crains ni armée «ni combat; l'affaire est entre chacun de nous et < toi seul. » Le roi, à la fois excité par la colère et effrayé du danger, ordonne qu'on l'entoure de flammes, s'il n'explique promptement ces menaces ambiguës de complot. «Regarde, dit Mucius, afin « de comprendre combien le corps est peu de chose « à ceux qui ont devant les yeux une grande gloire. * Il met sa main dans un brasier allumé pour le sacrifice , et la laisse brûler, comme insensible à la douleur^» Chez Denys, délie demande aux gardes la permission de se Jjaigner, les prie de s'écarter un peu pendant qu'elle se déshabillera , et traverse alors tranquillement le Tibre. £n lisant ces inventions d'habile poltronnerie, on estime Tile Live d'avoir parlé en Romain.

C'est l'orgueil, non l'intérêt, qui révolte le peuple romain contre un maître. Voyez de quel ton Ciucinnatus juge la tyrannie. Tite Live a-t-il oublié quîil vit sous Auguste ? Quand Mélius fut étendu mort sur la place : < Il a été tué avec justice , dit le dictateur ; on ne devait pas traiter en citoyen un homme , qui , né dans un peuple libre , au sein du droit et des lois, avait conçu l'espoir de régner, sachant que de cette ville on avait chassé les rois; que la même année les neveux du roi , fils du consul •

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