‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 142 sur 155 · Dans les Catilinaires, par exemple · texte numérisé non relu

Dans les Catilinaires, par exemple

blement dans cette harangue : les tribuns déclamaient contre le sénat qui venait d'établir la solde militaire, et, pour la première fois, retenait les soldats l'hiver autour des murs de Véîes*. Appius Glaudius, qui avait une éloquence naturelle et qui, d'ailleurs, était exercé à la parole, fit ce discours : « Si jamais on a douté, Romains , que les tribuns du peuple aient excité des séditions dans leur intérêt plutôt que dans le vôtre, je suis sûr que cette année lé doute a cessé. Je me réjouis donc de vous voir enfin tirés d'une si longue erreur, et comme cette erreur est dissipée dans un moment où vos affaires sont particulièrement prospères, je vous en félicite vous, et à cause de vous la république. Y a-t-il quelqu'un qui ne voie que jamais injustice, si l'on a pu en commettre contre vous , n'a blessé et irrité les tribuns comme le bon vouloir que les Pères ont montré pour le peuple en instituant la solde des soldats ? Que croyez- vous qu'ils aient redouté alors, ou qu'ils désirent troubler aujourd'hui, sinon la concorde des ordres, pensant qu'elle aura pour principal effet de dissoudre la puissance tribunilienne ? On les prendrait, par Hercule, pour de méchants ouvriers qui cherchent de l'ouvrage. Ils veulent qu'il y ait toujours quelque chose de malade dans la république , afin que vous les appeliez

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