‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 42 sur 155 · Sully · texte numérisé non relu

Sully

2. Il y a partout de belles exceptions; Il y en a eu même sous Louis XV. D'ailleurs le chevalier est tout français.

398 M. TROPLOHG.

cendre âans ses rangs, et de tant de chevaliers aor^ mands que le dédoublement du Parlemeial avait assis sur ses bancs; ici, réduit à lui-même, privé par la chute sticcessive des communes de Tesprii indép^dant qu'il eût pu tirer d'elles, composé de bourgeois timides qui avaient reçu du roi le bienfait de la paix et les privilèges municipaux, divisé par Fantique hostilité des provinces, il pliait dans les assemblées, rebuté du clergé et de la noblesse qui votaient à part, ne songeant qu'à alléger ses impôts et à complaire au prince. Celui-ci, d'ailleurs, y pourvoyait par ses prévôts en dirigeant les élections. Ordinairement les convocations sont des cérémonies qat le roi emploie contre un grand vassal ou contre un étranger en manière de maniSeste et po«r se donner Tapparence de l'assentiment public. Quand l'^aabarras du gouvernement on l'excès de la misère leur met le pouvoir aux mains, ih entrent en discorde et ne sont point soutenus par le pubMc. S'ils nomment pour gouverner, en 1353, vai conseil de trente* six hommes, « les nobles et les prélats, qui commençaient à se tanner de leur entreprise et ordonnance S » refusent de payer l'impôt qu'ils ont volé. En 1484, « Targent nous désunit, dit l'historien de l'assemblée. Il nous rendit pi*esque ennemis les uns (tes autres, chacun luttant pour sa province et dterchant à lui faire supporter la moindre part d'impôt. » En 1614, les trois ordres sont en désaccord, et la noMesse, indignée de ce que le tiers état ait osé se dire son frère cadet, va se plaindre au roi, et le prie

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