‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 62 sur 155 · Lachmann, passim · texte numérisé non relu

Lachmann, passim

lîients quelque riche peinture enfouie. Ailleurs*, trouvant du premier coup le récit pittoresque , il le suit jusqu'au bout, l'animant encore, sans plus penser au reste , et content d'une telle rencontre. Mais la page achevée, il aperçoit, à côté de lui, sur sa table, les autres annalistes qu'il a laissés là; il s'arrête et met leurs versions diverses dans le chapitre qui suit. 11 a donc lu beaucoup d'auteurs, plusieurs à la fois, et avec grand soin. C'est assez, sinon pour un critique, savant insatiable, du moins pour un hohnète homme de tout point consciencieux,

III. Dans cette lecture, il est impartial autant qu'un Romain peut l'être, toujours fier, mais jamais flatteur avec préméditation et par intérêt, comme Denys. Il laisse le Grec fonder Rome avec une colonie de gens de bien , et avoue que l'asile fit le peu*pie. Entre deux récits, il ne choisit point partout le plus honorable , mais le plus vraisemblable ; et par exemple, le maître de la cavalerie, Fabius, ayant combattu contre les Samnites, il ne lui accorde qu'une seule victoire , contre plusieurs auteurs qui en rapportaient deux. Il se défie beaucoup de Valérius Antias, qui exagère le nombre des ennemis morts ou pris. Il choisit souvent le plus petit nom-

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