‹ Essais de critique et d'histoire (volume 3)Chapitre 73 sur 155 · Lachmann, P« partie, sections 1 et · texte numérisé non relu

Lachmann, P« partie, sections 1 et

et y avait lu qu'alors Cossus était consul. Or, tous les auteurs rapportaient qu'il était tribun des soldats. Heureuse occasion, sf'il en fut^, d'aller déchiffrer sur la cuirasse de lin une inscription de l'ancien style. Tite Live cite les deux témoignages contraires et s'en tient là'. Ne lui demandez pas de fouiller les archives , comme un greffier aux gages de l'État , qui cherche une pièce perdue. S'il rapporte une formule de droit public, ou une invocation religieuse , il l'a prise , non dans les rituels , mais dans P. Pictor. Quand, par hasard, il cite une ancienne prière, celle de Décius, c'est par respect de citoyen, et non par exactitude d'historien ou par goût de la couleur vraie. Encore il s'en excuse. « Quoique nous ayons perdu, dit-il, presque tout souvenir de nos usages civils et religieux , préférant partout des coutumes étrangères et nouvelles à nos institutions anciennes et nationales', je n'ai pas jugé hors de propos de rapporter ces détails dans les termes mêmes où ils ont été transmis et énoncés '. » On se doute à ce ton que de telles citations seront rares. Aussi, quand, à l'arrivée d'Asdrubal, vingt-sept jeunes filles chantent en l'honneur de Junon reine un hymne de Livius Andronicus, premier essai de

1. Comparez Tite Live, III, 31, et Denys, X, 31, 32, 35, dû, 43, 45, 47, 55. Tite Live n'est point allé lire la loi Icilia, qui était gravée sur une colonne de bronze dans le temple de Diane. 11 la néglige et la dénature dans son récit.

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