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férents annalistes, et que la coutume de marquer les années par un clou était rare et fut longtemps interrompue. On ne sait donc ni quand, ni comment Rome fut fondée. Dans les faits qui suivent, autant d'invraisemblances et de contradictions. Denys * fait des Romains une colonie de gens honnêtes que le malheur des temps porte à quitter leur patrie ; alors pourquoi les villes voisines leur refusent-elles des femmes? « Est-il croyable qu'un prince bien fait, « et orné de tant de belles qualités, tel que les histo- « riens nous représentent Romulus, ait été réduit à « la nécessité de vivre dans le célibat, s'il n'avait eu « recours à la violence pour avoir une femme ? Quel- « ques-uns disent qu'Hersilia qu'il enleva épousa « Hostus Hostilius. Ainsi le pauvre prince reste sans « femme, ou du moins il est incertain qu'il en ait « une. » Denys raconte autrement que vous l'interrègne, le gouvernement alternatif des sénateurs, l'élection de Numa et de Servius. L'histoire du bon et du méchant Tarquin, de la bonne et de la mé- . chante Tullia, n'est pas un roman, mais un conte. J'ai parlé de Tanaquil qui, selon vos dates, aurait eu un fils à soixante-quinze ans. A chaque page, on reconnaît d'anciennes légendes inventées ou empruntées par amour-propre, celledeM. Scaevola par exemple. Les Mucii plébéiens* trouvèrent commode