‹ Essais de critique générale (volume 2)Chapitre 12 sur 194 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

consistent dans ce caractère d'un acte de conscience qui ne se représente pas simplement donné, mais qui se représente pouvant ou ayant pu être ou n'être pas suscité ou continué, sans autre changement apparent que celui qui dépend de la représentation même en tant qu'elle appelle ou éloigne la représentation.

UEjfort de conscience est encore la volition comme plus ou moins différente de l'exercice d'une représentation qui ne serait que spontanée.

La Volonté est une Causalité Xmni des actes successifs, comme des effets à leurs causes, sans que pour cela l'antécédent soit cause et le conséquent effet, chacun de son côté, à la manière de deux objets extérieurs l'un à l'autre et dont l'expérience constaterait la liaison constante en cet ordre déterminé.

En tant que la Volonté intervient dans les autres fonctions de la conscience (et que l'apparence est fidèle), ces fonctions ont des variables indépendantes réelles, et elles-mêmes ne sont pas simplement, mais se font.

\J Attention et la Réflexion tirent de la Volonté seule des définitions rigoureuses :

\J Attention étant, dans une représentation donnée, la représentation qui s'y joint du maintien de cette même représentation, et ce maintien devant être un effort, en même temps qu'une fin proposée quelconque y ajoute une passion;

Et la Réflexion ne fonctionnant sérieusement, non plus, qu'autant qu'elle se témoigne le pouvoir de se soutenir elle-même et de disposer à son gré de représentations auxiliaires en dehors des séries spontanées de la Pensée.

Ces dernières fonctions transforment, par leur intervention, toutes les précédentes. Aussi la Volonté, qui est leur racine, est-elle le véritable trait distinctif de

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