Id., ihid., p. 76 et suiv
^.suppléer à des. parents pour la formation ah ovo des êtres supérieurs.
Au lieu de cela, considérons l'hypothèse de la création partielle, du même œil que nous ferions celle d'un pur premier commencement, où nous n'avons pas à nous préoccuper de conditions préalables à l'apparition première, l'idée de l'origine ovoïde, prise au simple point de vue créationiste, n'a pas l'avantage de rendre l'acte créateur plus accessible à l'entendement, puisqu'il y est, de toutes manières, absolument inaccessible ; mais, en revanche, elle a le plus d'affinité avec les anciennes cosmogonies panthéistes, avec les doctrines de développement spontané de la nature, et d'action universellement productive des forces physiques, qu'Agassiz avait le plus à cœur de combattre. Rien de plus conforme, au contraire, à l'idée créationiste forte, entière et sincère, que l'hypothèse du commencement simultané dans le parfait, l'harmonique et le complet; et rien de plus concordant avec la doctrine de l'essentielle multiplicité, défendue par Agassiz lui-même, avec sa belle formule de l'indissolubilité de l'être et de ses rapports* en l'état primitif des choses : « Du jour même de leur apparition, les pins ont été des forêts; les bruyères, des landes; les abeilles, des essaims; les harengs, des bancs de harengs; les buffles, des troupeaux; les hommes, des nations \ »
J'ai l'intention de traiter, dans ce chapitre, de la création considérée comme origine morale du monde, et non pas seulement matérielle, et il peut sembler que je me sois éloigné de mon sujet dans les pages précédentes. Mais si je suis revenu pour les discuter, sur quelques points, bien intéressants d'ailleurs, de la théorie d' Agassiz, c'est afin d'arriver à une conclusion générale sur l'inaptitude commune des hypothèses qui considèrent la nature, l'ordre empirique actuel des phénomènes, comme