‹ Essais de critique générale (volume 2)Chapitre 2 sur 194 · L ANALYSE DES FONCTIONS. HUMAINES III · texte numérisé non relu

L ANALYSE DES FONCTIONS. HUMAINES III

atteint une représentatioji distincte pour soi, appréciable pour nous, un système de moyens et de fins embrasse d'autant plus étroitement les séries de faits et coexistants et successifs. Cette finalité suffit pour caractériser la vie à l'égard des fonctions non vitales; il s'y joint un mode particulier de composition physique, l'organisation, dont les propriétés ne rentrent point dans les propriétés plus simples sur lesquelles elles s'élèvent ^

La sensibilité, en tant qu'appréciable pour nous, reconnaît en fait la condition préalable de l'organisation, et même, semble-t-il, portée jusqu'au système nerveux. Mais la sensibilité n'est pour cela réductible à l'organisation ni sous la catégorie de Tespèce, ni par l'hypothèse vaine d'une cause donnée dans une substance.

Avec la sensibilité paraît la conscience à un degré quelconque, et tous les rapj)orts possibles, antérieurs comme postérieurs, viennent dès lors se centraliser, au plus haut degré que nous connaissions, sous la catégorie* de Personnalité. r;

La sensibilité est aussi expérience, expérience derSOÎ et de non-soî en corrélation mutuelle. Les espèces et qualités sous lesquelles cette expérience a lieu sont irréductibles les unes aux autres représentativement. Les sciences tendent à en réduire les conditions dan^, le représenté, mais abstrait, extérieur, rapporté à Texpérience de l'homme, et non point considéré pour soi.

Le système nerveux eài l'intermédiaire constant, chez l'homme, entre les sensations et les fonctions physiques qui s'y rapportent ordinairement. Ces dernières peuvent varier sans que les sensations varient, et vice versa, l'irritation quelconque d'un nerf donné se trouvant liée

1. Plusieurs questions qiïi n'ont été qu'indiquées dans le Deuxième Essai, seront développées dans le présent ouvrage. ;

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