LIV INTRODUCTION
sèment, par Y extinction de chacune de ces dernières ou de toutes ensemble.
Ne sortons pas des lois empiriques, généralisons-les au lieu de nous y soustraire, laissons les substances et les composés fictifs. Au point de vue des purs phénomènes, la thèse de l'immortalité reçoit aisément cet énoncé scientifique :
L'expérience actuelle montre des phénomènes associés de différentes espèces, se liant à l'existence et au développement d'une conscience dont la mémoire, la volonté, la responsabilité fondent la permanenc e intellectuelle et morale à travers tous les changements. L'expérience future, en disposant du temps et de l'espace, peut montrer une série de phénomènes analogues se liant également à une conscience, et cela de telle manière que celle-ci se rapporte à la précédente, la comprenne et la développe à nouveau, et ne forme enfin avec elle qu'une seule mémoire, une seule volonté, une personne unique.
Cette loi est hypothétique sans doute, mais n'a rien de contradictoire :
Elle admet le rapport constant d'un organisme à une personnalité, et s'y appuie pour baser une induction.
Elle admet une adaptation mutuelle très expresse du développement des fonctions de différents ordres, en faveur du retour de la personne : ce n'est que l'extension de cette même finalité à laquelle cette personne a déjà dû son avènement antérieur.
Elle admet que les deux organismes différents peuvent se lier en divers temps à une même personnalité. Or ceci n'est pas absurde suivant l'expérience et l'analogie, car nous voyons, sous le rapport de la matière, les éléments composants des corps, emportés dans un flux