‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 105 sur 278 · DU FAIT DB LÀ CONTRACTION MUSCULAIRE DËLIDSRSE · texte numérisé non relu

DU FAIT DB LÀ CONTRACTION MUSCULAIRE DËLIDSRSE

donc pas la liberté par le tentiment de l'effort libre, à moins que nous n'entendions par ce sentiment autre chose encore que le témoignage de la conscience em* pirique durant Vexpérience immédiate de la Yolonté : savoir une croyance en la réalité des possibles indéterminés apparents, auxquels la réflexion et la délib^lîon s appliquent.^ £t la preuve alors n'est plus purement expérimentale, non plus que rationnelle pure.

Achevons par une définition aussi précise que possible du fait de volition, relativement à la contraction musculaire. Ne dépassons pas ce fait : il se réduit à ceci : La représentetion d*un mouvement qui dépend de nos muscles étant posée comme possible, comme actuellement réalisable, comme aperçue dans le futur immédiat, en vue d'une fin et d'un motif quelconque, ne fût-ce que celui d'éprouver le phénomène ; si l'organisme comporte une modification de nature à amener le mouvement prévu ; si d'ailleurs une fin, contraire à cet égard, ne vient pas à la traverse, et si la représentation n'est pas à l'instent suspendue par la pensée qu'elle peut, qu'elle va susciter cette fin contraire, ce mouvement est effectivement produit ou commencé dans un intervalle de temps inappréciable.

Il est à remarquer que l'effet de locomotion attendu ne porte pas sur la contraction musculaire elle-même, mais sur un mouvement externe, ou de l'organe, ou d'un corps étranger ; mouvement dont cette contraction est le moyen, mais moyen que la représentation ne règle pas, ne coordonne pas, n'atteint pas même, f^e

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