AUTRES CAS DB YERTIGB
essentiel de ces phénomènes doit maintenant paraître au grand jour. Il est commun aux songes, au somnambulisme naturel» aux jugements portés à la suite des visions et des hallucinations , à Taliénation , à tous ces états de la conscience où Timaginalion , la mémoire, l'attente « les passions, déterminent sans réflexion des formes représentatives, desquelles s'ensuivent à leur tour des actes et des effets sur l'organisme. C'est en un mot le vertige. Le vertige du songe consiste dans l'afiirmation spontanée qui se joint à toutes les apparences représentatives et transforme en jugements de réalité les séries quelconques de la pensée. Mais alors le pouvoir locomoteur et les sensations sont en grande partie suspendues ou inefficaces. Le vertige du somnambulisme est le même; seulement certaines sensations subsistent, comme dans une grande concentration de l'attention, tandis que d'autres n'arrivent pas à la conscience ; les actes organiques peuvent se produire à la suite des représentations imaginatives et passionnelles ; enfin la réflexion semble s'exercer, comme l'attention, mais ces fonctions volontaires sont là de pures représentations de mémoire, des ombres de la volonté. Les phénomènes de l'aliénation diffèrent des précédents, en ce que les séries de la vie réelle et de la veille y suivent plus ou moins leur cours, troublé par des jugements vertigineux, et que si la réflexion n'entre pas dans ces derniers, elle en dirige d'autres cependant, et même continue quelquefois à régner sur les développements généraux de la pensée, assez pour que le monomane observe ses actes comme ceux d'un autre lui-même, et que l'halluciné