‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 120 sur 278 · S XIII · texte numérisé non relu

S XIII

I^a liberté i éiai de la quetiton ; solatlon provisoire.

Commençons par un aperçu historique d'une question qui a enfanté tant dé volumes et de controverses, tant d'équivoques, de sophismes, de contradictions et de chimères. Sans errer dans le dédale, il faut résumer le fort et le faible des invariables adversaires que nous trouvons aux prises dans tous les siècles et dans toutes les plîilosophies. Scrutons d'abord le système de la nécessité.

Si tout est nécessaire, si tous les actes humains sont prédéterminés, le langage universel est convaincu d'extravagance. Il est ridicule de s'exprimer comme si l'on pensait que l'événement qui a eu lieu aurait pu ne pas • être , et qu'un homme pouvait agir comme il n'a pas agi. Une grande partie des efforts qui ont lieu dans le monde et des discours qui s'y tiennent, bien qu'inévitables eux-mêmes selon la rigueur de la thèse adoptée, roulent donc sur un pivot chimérique , l'idée du pouvoir être autrement et des futurs ambigus. Dès-lors la science et l'opinion sont en contradiction formelle. Cette

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