‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 137 sur 278 · LA CERTITUDE · texte numérisé non relu

LA CERTITUDE

g XIV (I)

OHInliton générale âc la eeriitvâe dans «ne eoiifcieiiM âoaaée •

Qu'est-ce que la certitude? Les Grecs le cherchaient et nous le cherchons éncote. Des académies le deman-

(1) J'emprunte l'idée prinri|iale de ce chapitre, et tout ce qui concerne d'une minière estentielle, dans mon Vnte, l'établissement de la liberté el de tes rapporta STCC la certitude, à un philosophe, M. Jules Lequier, ancien élève comme mol de l'école polytechnique, qu'il est d'autant plus nécessaire de citer qu'il a été retardé dans l'achèvement de son œuvre encore plus qu'il ne prévoyait. C'était de lai que j'entendais parler dans la déclaration enregistrée en tête de mes études sur les philosophes de l'antiquité {JUanuel dephUosophie aneienme, 18i4, 1. 1, ÀvêrtUtim€nl}. La publication de l'ouvrage de H. Lequîer apportera. Je le crois, une nouveUe et forte lumière. Mon regret est d'esposer avant l'aoleur une partie de sa doctrine, consistant dans la solution de celte question marquée d'un caractère unique, et qui, par sa difficulté, prèle à tant d'illusions que tous les philosophes réputés partisans du libre arbitre se sont formellement contredits en la traitant. La remarque, toute juste qu'elle est, est surprenante : moi-même je ne l'entendis pas d'abord sans étoonemeot, car j'avoue que longtemps, longtemps même après 1844, comme on peut le voir dans mes écrits , et notamment dans mon* article PhUoiophiê de VEfwyclopédie nouvelle, j'ai partagé l'aveuglement général des théoriciens. Je n'avais pas encore compris l'idée de la liberté dans son intégrité.

Je dtiif donc à la justice de déclarer que |'ai fait des emprunts nombreux et cooiidérables à M. Lequier^ sur ortte grande question de la liberté, reconnue jusqu'à présent comme simplement importante, au lieu que llmportance en est souveraine en philosophie. Mais il n'était pas possible que sur d'autres matières, on même sur des questions étroitement liées à celle-ci, la religion de l'auteur, qui nt la leligion catholique^ ne nous séparât pas profondément.

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