DOCTRINES DUALISTES
le sens vulgaire et idologique du mot, construit une théorie dont tout le sens est en un mot que l'auteur de la rie est une chose qui n'a point Vie, en quoi se trouvet-ilplus avancé, que sait-il, que dit- il? Le fait est que, la Don vie étant, la vie commence. Un devenir dont l'antécédent diffère à ce point du conséquent ressemble beaucoup à une purQ manifestation spontanée. La cause assignée peut figurer comme fondement nécessaire (cause matérielle d'Aristote) ; mais en qualité de cause dite efficiente elle n'apporte rien au savoir et n'a rien d'intelligible en elle-même.
Au surplus la spontanéité pure, *quoiqu'en dise une fausse science encore trop métaphysique à son insu, n'est nullement absurde. Elle ne se comprend pas, mais il est de l'essence de ce qui est premier de n'être point compris ; elle n'est pajs pour cela contradictoire ; loin delà, il y aurait contradiction à ce que rien n'eût spontanément commencé d'être, car alors on admettrait une série de phénomènes infinie et cependant donnée. Premier estai, §vi!, xxxvii, xlîx.)
Après les systèmes qui ramènent les fonctions vitales à l'unité de la fonction physique ou mécanique, les doctrines dualistes se présentent. Une des plus anciennes qui aient dû séduire la raison estcelle des forces plastiques- On imaginait certains principes, forces, formes, idées, prototypes, infus dans la matière éternellement et naturellement, ou par l'acte d'une intelligence ordonnatrice. Cette matière sans force ni vie était malaisée à entendre et h définir. Ces éléments forma-