‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 171 sur 278 · CONCLUSION TOUCHANT LÀ CROYANCE BN LA LIBERTË · texte numérisé non relu

CONCLUSION TOUCHANT LÀ CROYANCE BN LA LIBERTË

rement à la conscience. Sommes-nous dans le fauxt Nous pourrions élre dans le yrai au même moment, en sachant douter, c'est-à-dire examiner. Nous pouvons être au moins dans le vrai moral, si le doute n'est pas tenable et s'il faut se prononcer, parce que la moralité réside éminemment dans Tintention, et dans cet emploi des forces que la conscience juge le plus légitime à chaque instant.

Quelles sont maintenant les conclusions de la discussion que nous avons établie ? Il s'agissait de décider de notre croyance entre deux hypothèses, et la considération approfondie de Terreur et de la vérité, de leur possibilité, de leur nature, apporte dé puissantes raisons en faveur de celle des deux qui explique le plus humainement ces choses.

Les conditions de l'affirmation et de la croyance sont du ressort de la liberté , ou réelle ou apparente. Apparente? cette apparence nécessaire est encore un élément de la certitude : je me crois libre sans l'être ; en cela nécessité, je suis donc dans le vrai; la liberté me donne une explication nominale des faits humains , et cette explication que nulle autorité suffisante ne dément et ne démentira, s'il me plait de la croire véritable (nécessaire qu'elle est, invincible, fatale) est donc aussi plus que nominale, et participe à rélernelle réalité. Réelle, dans la plénitude du mot ? naturellement , totalement , autant qu'humainement réelle? alors ma liberté prononce sur cette sienne propre existence réelle ; ma conscience s'établit dans ce jugement fondamental, et je

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